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Les mots de tous les jours pour comprendre le développement durable

Les mots de la semaine : Un nouveau mode de pensée

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Edito  : L'enfant terrible

Le Nino fait encore des siennes. L'Est des Etats-Unis croule sous des tonnes de Neige, une neige qui fait défaut à Vancouver. Ce sont des norias de Camions qui tournent pour que les jeux olympiques puissent se dérouler. Un triste bilan Carbone en perspectice. Le Canada aggrave sa position. C'est déjà le plus mauvais signataire du protocole de Kyoto, celui qui respecte le moins ses engagements. C'est lui qui détruit d'immenses régions sauvages pour extraire le schiste bitumineux, ce qui ajoutera encore une bonne dose de CO2 dans l'atmosphère. Comment un pays qui semblait si sympathique peut-il nous decevoir à ce point ?

 (8 février 2010)

Bienvenue sur Le site du DD, où vous trouverez avec 400 mots (complétés et mis à jour régulièrement) autant de portes d’entrées dans l’univers du développement durable. Ils sont accessibles en cliquant, dans la barre des titres, sur "Tous les mots".
Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce site pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.
Vous y trouverez aussi des billets d’actualité, des liens vers des partenaires, une présentation des livres, des rapports et des articles que j’ai publiés sur le développement durable, avec notamment les dernières chroniques parues sur des blogs partenaires, et toutes les indications utiles sur ma société Dominique Bidou Développement durable, DBDD.

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Dominique BidouDominique Bidou

 
Conjoncture PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Dominique Bidou   
Dimanche, 07 Février 2010 15:14

Environ 6,5 millions de ménages, sur les 26 que compte notre pays, bénéficient d’une Aide personnalisée au logement. Et malgré cet effort de redistribution, le mal logement s’étend. La Fondation Abbé Pierre dénonce cette situation(1), en insistant notamment sur l’effort nécessaire pour une personne isolée percevant le SMIC. Dans le parc privé, c’est presque la moitié de son salaire qui est consacré au logement, et ce « taux d’effort »  croît bien plus vite pour les familles modestes que pour les plus aisées. Cette situation n’est hélas pas conjoncturelle, même si la conjoncture l’accentue, elle s’est installée en France et en Europe occidentale il y a bien longtemps, et elle prospère. Le délégué général de la Fondation évoque la situation d’une voiture qui fonce dans le Mur tous phares allumés (2).
Mauvaise conjoncture également pour les retraites. Là encore, les déficits se creusent, et les perspectives de vieillissement de la population montrent que l’on va tout droit dans une impasse. Il s’agit de sauver la retraite par répartition, fondée sur une solidarité entre ceux qui travaillent et par conséquent cotisent, et les Inactifs. L’arithmétique des classes d’âge n’est pas favorable, et les simples ajustements, sur l’âge légal de départ à la retraite par exemple, ne changeront pas grand-chose.
La Santé, encore un sujet d’inquiétude. Là encore, les comptes donnent des sueurs froides aux responsables de la sécurité sociale. Toujours la hausse des besoins d’un côté, et de l’autre la réduction du nombre de cotisants. Les fondements de l’assurance maladie sont remis en question, avec en fond de décor une exigence sociétale sur la santé en forte progression (3).
Ces trois exemples d’évolution actuelle, et semble-t-il durable au sens premier du mot, montrent s’il en est besoin que nos organisations sociales et économiques ne répondent plus aux besoins tels qu’ils s’expriment aujourd’hui. On parle de 1945, des accords internationaux et des compromis historiques qui ont été passés en France pour ressouder une unité encore fragile au lendemain d’un conflit douloureux. Traites sur l’avenir, facilement honorées pendant les 30 glorieuses, au prix d’une croissance débridée, souvent destructrice, dans un monde où la France, avec ses Colonies, tenait encore une position « dominante ».
Ce modèle est en fin de Course. Les bases sociales, économiques, Politiques de nos sociétés ont profondément évolué, et il s’y ajoute, domaine négligé pendant des années, la question des ressources de la planète, des dégâts des rejets dans l’environnement et autres agressions liées à l’artificialisation de nos territoires. Il faut donc trouver un nouveau modèle de développement, capable d’offrir le cadre d’une refondation tous azimuts. Rien que dans le logement, notre premier exemple inspiré des alertes de la fondation Abbé Pierre, il faut à la fois construire et rénover beaucoup, à un rythme sensiblement supérieur à ce que l’on a pu faire ces dernières années, il faut offrir aux ménages les conditions financières d’accès à ces logements, il faut que ces logements offrent un cadre de vie agréable, et permettent notamment aux enfants de grandir et d’apprendre dans de bonnes conditions, et il faut faire des économies drastiques pour atteindre le « facteur 4 », diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre, sans oublier les autres contraintes, sur les ressources, les matériaux, les Paysages, la biodiversité, les microclimats. Rien que ça.
Le Grenelle de l’environnement donne une piste pour relever de tels Défis. On ne trouvera pas de solution sans travailler tous ensemble, dans un esprit de coopération. L’heure n’est plus aux affrontements, aux égoïsmes sectoriels, à la recherche d’une victoire d’un camp sur les autres, des Patrons ou des ouvriers, des promoteurs ou des associations, des actifs ou des inactifs. Il s’agit d’apaiser les relations entre tous ces partenaires qui doivent  non seulement accepter de s’écouter et de travailler ensemble, mais doivent y trouver intérêt et Plaisir. C’est tout l’enjeu de la bonne gouvernance, forcément à plusieurs. Le despotisme, qui se croit par nature éclairé, la solution unique imposée par des experts, ou encore l’enfermement dans une bipolarité réductrice, constituent des tentations fortes, au nom de l’efficacité. Ce sont des formules bien connues, mais dont l’effet premier est d’exclure et non d’ouvrir. La bonne gouvernance est ailleurs, elle exige la confiance et le respect mutuel pour mobiliser les énergies et les organiser.
Le développement durable est une tentative de réponse, c’est un état d’esprit pour aborder de front toutes les dimensions des problèmes, et chercher des solutions intégrées. Des solutions originales, qui surprendront souvent, choqueront parfois, et qui ne pourront entrer dans les faits que si elles ont portées par l’essentiel des acteurs.


(1) Rapport 2010 sur l’état du mal-logement en France
(2) Voir Le Moniteur.fr du 2 février 2010
(3) On pourra se reporter sur ce plan au livre d’Edouard Bidou Les nouveaux paradigmes de la santé, Editions Larcier, 2008.

Chronique mise en ligne le 7 février 2010

Mise à jour le Mardi, 09 Février 2010 06:59
 
Chaleur PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Dominique Bidou   
Lundi, 01 Février 2010 00:00

Chaleur. Un mot pour vous réchauffer, par ces temps de froidure. Un mot souvent oublié quand on parle d’énergie, tant il est banal, anodin. On pense plutôt aux techniques, sophistiquées, modernes, ou encore aux combustibles, aux sources d’énergie, dont certaines viennent à manquer, ou provoquent des effets indésirables. Revenons un instant à la chaleur, tout simplement. Elément de confort, mais aussi facteur de production pour l’industrie. Nous ne parlerons ici que du confort, et de son symétrique, l’inconfort.
Comme vous le savez, l’espèce humaine est formidable. Elle s’est adaptée à des températures extrêmes, sous l’équateur ou au pôle Nord. Un écart considérable, et parfois aussi sur le même lieu, avec des amplitudes impressionnantes. Wikipédia nos apprend que le
Record mondial d'amplitude thermique annuelle est de 104,4 °C, mesuré à Verkhoïansk, en Sibérie orientale (avec un minimum de -67,7 °C en hiver et un maximum de +36,7 °C en été). L'écart est aussi mesuré au cours de la même journée. Toujours selon Wikipédia, le record d'amplitude thermique journalière en France est de 30,9 °C, mesuré le 24 septembre 1962 à Minzac, en Dordogne. Ces chiffres vous font froid dans le dos, mais n’oublions pas que le zéro absolu est à – 273°, merci au Soleil de ramener la moyenne à 15°. Près de 300° apportés gratuitement, on comprend que certaines Civilisations aient fait du soleil un dieu.
Il reste à modérer ces écarts, à les rendre supportables. Si l’Homme su s’adapter, il a une 
Tolérance qu’il ne faut pas trop négliger : il se sent bien dans une fourchette de température, variable selon les époques et les Cultures, autour de 18 à 25°. Ce sont des ajustements par rapport au point de départ, -273, mais il faut les faire. La moyenne étant de 15°, une manière de procéder est de jouer sur l’inertie. On ralentit les échanges de chaleur entre l’intérieur d’un bâtiment et l’extérieur, en espérant ainsi rester autour de la moyenne pour traiter l’amplitude journalière.  On a des matériaux très bien pour ça, à commencer par la Terre et pourquoi pas le
Béton,  mais on peut aussi augmenter l’inertie grâce à des produits plus sophistiqués, à changement de phase notamment : il y a de gros stockages ou dégagements de chaleur quand un corps passe de la phase solide à la phase liquide (ou inversement), ou de la phase liquide à la phase gazeuse. On peut aussi jouer sur les Volumes, en augmentant l’Epaisseur des planchers pour absorber plus de chaleur par exemple.
Les écarts entre les
Saisons sont plus compliqués, mais on y travaille. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau. Souvenez-vous de la glace, avant les frigos. Elle était stockée dans des caves, et on en prélevait tout l’été. On peut faire la même chose avec de la chaleur, dans des caves sous les bâtiments, avec des matériaux solides ou des cuves de liquides. C’est encore un peu cher, et pourquoi ne pas utiliser le stockage naturel, celui des sols en dessous des constructions ?  On peut y faire circuler l’Air de ventilation, grâce à une tuyauterie en Souterrain. On appelle ça des puits canadiens. L’air s’y réchauffe l’hiver, s’y refroidit l’été. On peut aller plus profondément, là où la température des sols est constante, et y greffer des pompes à chaleur avec d’excellentes conditions de rendement. On peut s’en servir pour le chauffage et pour l'eau chaude.
Sortons des bâtiments. La végétation est un formidable régulateur de température, l’évapotranspiration est un phénomène naturel fort utile. On peut aussi, quand il fait très chaud, faire s’évaporer de l’eau directement, avec de l’aspersion. Depuis toujours, on jette de l’eau sur les sols des cours en fin d’après-midi d’été pour rafraichir l’atmosphère. On sait aussi le faire avec des moyens sophistiqués, comme à Séville pour l’exposition universelle en 1992.
Les
Villes, et surtout les centres, sont touchés par un phénomène bien connu, l’ilot de chaleur urbain. Agréable en saisons intermédiaires, surtout au printemps où chacun tend vers la sortie d’hiver, cet ilot rend les villes inconfortables l’été, et provoque des phénomènes de pollution. Canicule et pollution de l’air, un bon cocktail pour dégrader les conditions de vie en ville, et tout particulièrement la Santé des personnes les plus fragiles.
Comme pour les maisons, il y a des moyens d’action. Deux grandes familles de leviers, réfléchir la chaleur, et l’absorber.
Réfléchir par un 
Choix de matériaux et de couleurs. Renvoyer les rayons du soleil, en privilégiant des couleurs claires. Des chercheurs américains ont fait l’étude, dans l’espoir de réduire les consommations liées au rafraichissement. « Des mesures effectuées à Sacramento, ville d'environ 5000 000 habitants située dans la vallée centrale de Californie, ont permis de montrer que des immeubles dont les façades sont légèrement plus colorées que d'autres présentent des consommations énergétiques liées au rafraîchissement de 40% inférieures en moyenne à des bâtiments dont les murs extérieurs sont plus sombres. Un chiffre confirmé par le Florida Solar Energy Center qui a mené une étude similaire » (1). Traduite en argent, cette économie est considérable. L’étude menée sur 11 grandes villes a montré que « l'installation de toits aux couleurs claires permettrait d'économiser plus de 175 millions de dollars de climatisation. Ce qui, extrapolé à l'échelle du pays (USA) aboutit à une économie de 750 millions de dollars ». Il n’y a pas que les Toits, il y a aussi les trottoirs, les chaussées, qui peuvent être conçues de couleurs claires. Avec l’avantage supplémentaire que ces revêtements renvoient la Lumière aussi la nuit, ce qui fait économiser de la puissance électrique pour l’éclairage nocturne.

L’autre manière de faire est de capter des calories en vaporisant de l’eau, ce qui se fait avec des jets d’eau par exemple, ou même des jeux d’eau, qui permettent aussi de se rafraichir directement. Cette technique restera souvent ponctuelle, et il faut la compléter par des formules généralisables. Le végétal reste malgré tout la meilleure manière de diffuser de l’humidité et de capter la chaleur. Végétal sur le toit, sur les Murs, au sol. Les arbres plongent leurs racines et vont gratuitement (au moins pour une partie) chercher cette eau bienfaisante.

Plutôt que de l’énergie, approche technicienne bien utile pour trouver des réponses, partons du confort, concept bien plus pertinent pour poser le problème. Les solutions sont multiples, et seront d’autant plus adaptées qu’elles seront étudiées en fonction du besoin. La question de la chaleur et du confort nous en donne de nombreuses illustrations.

(1) D’après l’article d’Eric Leysens dans Lemoniteur.fr, du 1er février 2010, Hashem Akbari, un irano-américain en guerre contre les îlots de chaleur urbains

 

Chronique mise en ligne le 1er février 2010

 

Mise à jour le Lundi, 01 Février 2010 11:54
 
Richesse PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Dominique Bidou   
Dimanche, 24 Janvier 2010 17:51

Le débat revient sur les retraites. Au menu, comme d’habitude, l’âge légal de départ, le nombre d’années de cotisation, le montant des prélèvements en amont, des versements en aval. Au centre du débat, la montée du nombre de retraités face à celui des actifs : c’est le motif d’inquiétude qui doit imposer un changement. C’est arithmétique. Ce n’est pas nouveau, et les simulations sont nombreuses, qui disent toutes que le système va exploser. Quand la machine est obsolète, à bout de souffle, il ne sert à rien de pousser tel ou tel curseur, il faut une machine neuve. Il faut refonder le régime de retraite, de simples ajustements ne servent à rien.  Pour cela, mettons la question à plat.
Le ratio actifs / retraités  donne une idée fausse de la question : ainsi posée, elle oppose deux mondes, d’une part ceux qui produisent des richesses, et d’autre part ceux qui en profitent, sans rien apporter. La réalité est toute autre. Du côté des « actifs » tout d’abord, ils comportent les chômeurs, tous ceux qui cherchent un 
Emploi. Il y a donc des actifs, et même beaucoup depuis pas mal d’années, qui ne produisent pas de richesses. De l’autre côté, beaucoup de retraités ont des activités rémunérées, ou productives, comme le potager, et pour les autres, ce serait évidemment leur faire insulte que de dire qu’ils sont improductifs. Et ils ne sont pas les seuls Inactifs à produire des richesses : n’oublions pas la production familiale, les tâches domestiques, les associations et le bénévolat, la participation à la vie de la cité, par exemple celle des 500 000 élus répartis sur notre territoire. L’entreprise n’est pas le seul lieu créateur de richesses. Pour ne prendre qu’un exemple, l’éducation des enfants est une source formidable de richesses. Beaucoup d’acteurs y contribuent, certains rémunérés et par suite cotisants, d’autres y consacrant un temps considérable sans rémunération, y compris les enfants qui, en apprenant, participent à la création d’un capital productif.  La création de richesses, la constitution du revenu que nous nous partageons, provient de nombreux acteurs, et la réduire aux seuls actifs officiels ne peut que conduire à des malentendus. Le poids des « non actifs » est très important, et le BIPE (1) l’avait justement souligné dans une note de novembre 2006  intitulée « les inactifs, continent englouti de l’économie ». Le débat sur les retraites ne peut laisser ce phénomène de côté. Il y a les actifs de droit, mais aussi beaucoup d’actifs de fait.
Le
Travailn’est pas le seul facteur de production. Les richesses sont aussi produites grâce à un Capital, en partie matériel, et en partie immatériel, Compétences, brevets, connaissances, réseaux relationnels, et il faut espérer que cette part ira croissante, avec la montée du niveau de formation des « actifs », et l’accumulation des savoirs. Grâce à ces capitaux, la productivité du travail, en France où elle est déjà élevée, augmente plus vite que la proportion de retraités.
N’ayons garde d’oublier dame nature, comme facteur de production, et les traditions, la 
Culture populaire qui permettent d’en tirer Profit : on peut faire sécher son linge dans une armoire électrique, on peut aussi l’exposer au Vent et au Soleil. Seule la première manière sera comptabilisée, alors que le même service est rendu dans les deux cas, la même richesse est produite.
La question démographique est à replacer dans ce contexte. Notre population va vieillir, c’est le résultat mécanique de la stabilisation de la population mondiale, qu’il faut espérer, qui est prévue pour le milieu de ce siècle, et dont la France ne peut s’affranchir. La question des retraites est à replacer dans un débat beaucoup plus large, celui du vieillissement, et de l’organisation de la société qui en résulte. Les facettes de ce débat sont multiples. La place des vieux, la composition des familles, les relations entre
Générations, la répartition des richesses entre toutes les composantes de la société, et bien d’autres encore. Les anciens peuvent apporter beaucoup, ils le font déjà mais il est permis de penser qu’ils pourraient le faire encore beaucoup plus si leur apport était souhaité. Faut-il que ce soit en prolongement de la vie professionnelle antérieure, ou faut-il lui trouver de nouvelles formes, un nouveau Statut ? Comment reconnaître les apports non marchands qui contribuent à notre-bien être ? Peut-on les récompenser d’une manière ou d’une autre ? Une population vieillie risque de perde son dynamisme, de se replier sur une nostalgie du passé. Comment éviter cette Dérive, comment stimuler un corps social plus âgé ?
L’entrée purement comptable de la question des retraites est réductrice et trompeuse. Elle laisse croire que le problème se résout par des ajustements, alors que c’est une affaire de
Civilisation. Une réponse durable ne peut provenir que d’un débat bien posé, intégrant toutes les dimensions, bien au-delà des seuls aspects financiers.

1 - www.bipe.com

Chronique mise en ligne le 24 janvier 2010

Mise à jour le Lundi, 25 Janvier 2010 08:53
 
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