Le DD par les mots

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Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce blog pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.  Il faut lui donner un sens plus pratique, plus proche de la réalité quotidienne, sans pour autant lui faire perdre sa force et son caractère universel. Chaque mot, pris dans l'actualité ou au fil d'une conversation, donne l'occasion d'une réflexion sur le développement durable. Au lieu de partir du développement durable, et de tenter de l'expliquer, nous allons partir de la vie et des mots ordinaires, pour aller vers le développement durable. Près de 400 mots ont ainsi été déclinés dans l'univers du développement durable, de janvier 2006 à juin 2009. Un livre a été publié en 2007 à partir des 80 premiers mots Coup de shampoing sur le développement durable, préfacé par Didier ADES.
L'été 2009 sera l'occasion d'une mutation. Vous trouverez dans quelques mois une présentation de tous les mots têtes de chapitre, plus de nombreux autres très présents dans les textes. Un accès facile pour circuler dans l'univers du développement durable à partir de l'une ou l'autre de ces multplies portes d'entrée.
Entre temps, il n'y aura plus de chronique régulière, juste parfois des billets d'humeur. Vous trouverez aussi la liste des mots par ordre alphabétique, et la présentation, à l'occasion, de billets que j'ai l'occasion de publier sur d'autres supports.
Pour être tenu informé de la suite de ce blog sans avoir à y penser, il suffit de vous isncrire à l'aide de la case juste au dessous, en suivant les instructions. C'est très simple. A bientôt

Dominique Bidou
 

Une approche offensive

Il nous faut inventer le monde de demain, en mobilisant le plus d'énergies possible. L’approche proposée dans ce blog est résolument offensive, et fondée sur deux lignes directrices 

-  Anticiper et se placer de manière à bénéficier des changements à venir. Inventer un monde nouveau est à la fois un projet enthousiasmant, une obligation éthique et une opportunité économique.
-   Adapter le concept de développement durable à chaque cas d’espèce, en s’inspirant de recettes simples et de méthodes éprouvées à décliner dans chaque contexte. 

Les bouquets du DD

 Un bouquet pour la finance bouquet-finances.pdf bouquet-finances.pdf

Un bouquet pour les dividendes bouquet-dividendes.pdf bouquet-dividendes.pdf

Un bouquet pour la bouffe La-bouffe.pdf La-bouffe.pdf

dans la série Les péchés capitaux au service dudéveloppement durable, un bouquet pour l 'orgueil Bouquet-orgueil.pdf Bouquet-orgueil.pdf , un bouquet pour l'envie Bouquet-envie.pdfBouquet-envie.pdf , un bouquet pour l'avarice Bouquet-Avarice.pdf Bouquet-Avarice.pdf

Présentation

Mardi 28 février 2006
 

Pauvre bébé, que l'on jette négligemment avec l'eau du bain. Mais revenons à l'eau. Derrière cette expression, une première réflexion est que cette eau pourrait connaître d'autres usages que d'alimenter illico presto des gros tuyaux souterrains, des égouts et des stations d'épuration. Elle pourrait passer par la chasse d'eau, par exemple. Plusieurs usages pour la même ressource, en cascade (voir ce mot, décliné le 8 février dernier), c'est le début du développement durable. Économiser la ressource sans se priver pour autant, ça commence par mieux utiliser ladite ressource, et plusieurs fois si possible.


L'eau du bain, c'est aussi une invitation au discernement. Il faut apprendre à distinguer le bébé de l'eau du bain, à prendre en considération les différentes composantes d'un ensemble. Prenons du recul par rapport à la métaphore de l'eau du bain. Vouloir tout jeter, ou tout prendre, à la fois, conduit tout droit à des abus qui se retournent en général contre l'objectif poursuivi.


Prenons l'exemple des paysages. En France, les plus remarquables sont protégés par la loi sur les sites. Cette loi prévoit que les éléments qui font l'identité des sites classés soient maintenus en état. Elle ne dit pas que tout le site est immuable. Le site doit vivre, et par conséquent changer, mais ses éléments clés doivent être préservés. On a donc bien un bébé, constitué des éléments caractéristiques, et les autres éléments, qui constituent l'eau du bain, et qui peuvent être changés. La pratique est tout autre, car on a bien du mal à préciser clairement ce que l'on veut protéger, et on préfère tout englober. Qui peut le plus peut le moins ! Ou si vous préférez, gelez tout le territoire, Dieu reconnaîtra les siens.


C'est faute de pouvoir être précis sur l'objet exact de la protection que l'on ratisse large. Il est vrai que ce n'est pas simple, et que les nombreuses interactions entre éléments d'un même paysage sont difficiles à décrypter et à démêler. Mais on peut le faire, en y mettant des moyens d'analyse, d'expertise et de dialogue. Et alors, on arrive à surmonter la contradiction, on arrive à protéger sans « mettre sous cloche ». C'est ce qui a été fait par exemple pour le site, classé en 2002, du lac de Longemer dans les Vosges, auquel est associé un plan de gestion qui fait du paysage un moteur de développement local.


A défaut, le résultat est bien connu : la protection est impopulaire, souvent mal vécue par une part importante des personnes qui vivent sur le site ou le fréquentent. Les résistances s'organisent, des compensations sont demandées, des « coups de canif » dans le dispositif se multiplient. Les populations concernées finissent par rejeter leur paysage, en ce qu'il entrave leur liberté, au lieu « s'identifier avec les territoires et les villes où ils travaillent et occupent leurs temps de loisir », comme le préconise la convention européenne du paysage.


Le même discours peut être tenu au sujet de « Natura 2000 », une démarche européenne visant à créer un réseau cohérent et efficace de protection « des espèces et des espaces ». La crainte des réactions en chaîne, des impacts et autres effets collatéraux, conduit à des protections élargies, avec des glacis, des no man's land, qui sont censés assurer le bon fonctionnement des protections. Tout ça se négocie âprement, et l'image de la protection est tout aussi important dans ces négociations que les mesures précises de protection. Et là encore, le fait ne ne pas parvenir à cibler ces mesures conduit à des rejets, des incompréhensions des dialogues de sourd.


Trop d'impôt tue l'impôt, dit-on. Sans doute que trop de protection tue aussi la protection. Le discernement, et la confiance qui en résulte, est une des clés pour le développement durable.



Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Mardi 28 février 2006
 


Pas un jour sans qu’on l’entende à la radio, que ce soit pour éviter des accidents de la route que provoqueraient des chutes de neige, ou pour lutter contre la propagation d’un virus. Et la grippe aviaire apporte actuellement une bonne contribution. Un mot à succès !


Précaution, un mot nettement connoté chez les « sachant » du développement durable, mais qui a également un sens pour le commun des mortels. Le problème, c’est que ce n’est pas le même sens, et qu’il en résulte une incompréhension générale.


« Prendre ses précautions » avant de partir en voyage, c’est assurément tenter de maîtriser des phénomènes bien connus, prévisibles sans grande incertitude. Dans le vocabulaire du développement durable, bien au contraire, la précaution est invoquée quand il y a doute. La théorie, en quelques mots, distingue la prévoyance, la prévention et la précaution.


La prévoyance, c’est accepter un événement fâcheux, mais en limiter la portée par la solidarité ou l’anticipation sur ses effets : la maladie par exemple fait l’objet d’une prévoyance, au titre des indemnités auxquelles elle donne droit, ou des aides pour les soins.


La prévention, c’est chercher à réduire les chances que cet événement fâcheux ne se produise. En se lavant les mains avant de passer à table, on divise par deux le risque de maladies infectieuses des enfants dans les cantines scolaires. La relation de cause à effet est bien connue, et on essaye de maîtriser l’effet par une action sur la cause.


La précaution, c’est le troisième étage. On a identifié des risques, on croit deviner des causes possibles, mais il n’y a pas de certitude scientifique. Des corrélations pourraient se révéler de pures coïncidences, par exemple. Il y a donc des risques, on n’est sûr de rien, alors que faire ? Et bien, si ces risques sont très lourds et irréversibles, on gèle les initiatives susceptibles de les entraîner, et on engage parallèlement un programme de recherche pour mieux comprendre, et pouvoir prendre ensuite les bonnes décisions. C’est ce que l’on appelle le principe de précaution, bien loin du sens courant du terme. C’est ce sens qui est repris dans notre constitution.


Trois concepts, prévoyance, prévention et précaution, trois réponses complémentaires mais différentes. La maladie fait l’objet à la fois d’une prévoyance, de prévention et de précaution.


Sans aller au delà dans ce rappel de définitions, on peut s’interroger sur l’acharnement des spécialistes à défendre un vocabulaire trop codé. Il faut que les mots aient un sens, et si possible le même pour tous : c’est ce qui permet d’échanger, et de construire ensemble un projet. Plus le langage est clair et sans ambiguïté, plus on a de chances de s’entendre, et la « bonne gouvernance » passe par là. La discipline sur le langage, c’est une chance accrue de créativité collective, c’est ouvrir le champ du possible et en définitive une plus grande liberté. L’à peu près, la « tour de Babel », conduit au dialogue de sourds, et par suite aux décisions imposées, souvent incomprises.


Mais le pire est de vouloir imposer pour un mot, précaution en l’occurrence, un sens différent, et même opposé à celui que le grand public lui donne. Le principe de précaution ne mérite-t-il pas mieux qu’une polémique largement liée à cette incompréhension,  parfaitement prévisible et aux effets dévastateurs ? Trouvons lui un autre nom, ou une expression des quelques mots s’il le faut, mais sortons de cette fiction qui consiste à croire que l’on convaincra le plus grand nombre en leur parlant une langue somme toute étrangère. Rêvons du jour où les spécialistes du développement durable parlerons la même langue que le commun des mortels...

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Samedi 25 février 2006
 

J’ai demandé une avance à mon patron… On est dans la continuité de la réflexion sur l’anticipation, déjà entamée hier. Il ne faut pas se laisser surprendre, et il faut choisir le bon moment pour intervenir dans les enchaînements d’évènements. Il faut savoir anticiper une dépense. C'est juste un bon investissement. Demander une avance pour boucher un trou, on y est souvent contraint, mais ce n'est pas à proprement parler du développement durable, car, comme dit le proverbe, « qui paie ses dette s'enrichit », sauf si c'est en contractant de nouvelles dettes !


Il faut savoir aussi anticiper, non pas pour éviter des problèmes, mais pour bien gérer ses affaires. Il faut savoir faire un effort avant que cela ne semble indispensable, savoir dépenser plus à un moment donné pour éviter des dépense futures. Le développement durable fait référence à la durée, au temps qui passe. C’est une dimension déterminante, mais on peut y associer les fausses économies.


Engager la dépense au bon moment. C’est comme ça que l’on fait des économies. Dans les bâtiments par exemple, on a le choix entre deux attitudes possibles : A ma droite, voici Paul. Il ne supporte pas les dégradations de son immeuble, et chaque année, il dépense de l’argent pour le maintenir en bon état. 1 500 euros par an pour ses 100 m2. A ma gauche, Pierre, malgré son nom, ne s’intéresse pas à la pierre. Il laisse filer les petites dégradations, et fait de gros travaux tous les 15 ans, quand cela s’avère vraiment nécessaire. Il a du débourser 130 000 euros, aussi pour 100m2. Beau résultat ! Alors que Paul payait 22 500 euros étalés sur 15 ans, Pierre a du sortir près de six fois plus1. Le développement durable, c'est économique.


Un remarque, au passage, qui nous détournera un peu de notre propos, mais en dit long sur la cohérence de nos institutions. Vous le savez sans doute, en France, la TVA est remboursée aux collectivités locales, pour leurs investissements. Elle ne l'est pas pour les dépenses de fonctionnement. Dans le cas précédent, la dépense régulière n'est donc pas encouragée, contrairement à l'intervention massive. Si la règle fiscale est porteuse d'un message pour les décideurs, c'est assurément le mauvais message, puisque le choix le plus onéreux est favorisé. Sans changer les grands équilibres, verser les remboursements de TVA dans des dotations de caractère général serait sans doute plus efficace. Fin de la parenthèse.


Engager la dépense au bon moment, et aussi payer le bon prix. Quand j’étais petit, on me disait « ça coûte cher d’être pauvre ». J’ai appris depuis que dans d’autres régions, on dit « bon marché coûte cher ». Le message est le même : il y a des économies qui coûtent une fortune. On n'a parfois pas le choix, et c'est alors une mauvaise spirale qui s'amorce, un enchaînement auquel il faut absolument mettre le holà. Des exemples, toujours dans le bâtiment, domaine que je connais un peu mieux que les autres. Vous devez changer de chaudière individuelle. D'abord, n'attendez pas le dernier moment. Une chaudière ancienne, même si elle vous rassure car dans le temps, on savait travailler, a un rendement bien inférieur aux matériels modernes ; c'est une question non pas d'âge mais de génération. Les chaudières récentes sont plus performantes que celles que l'on fabriquait il y a quinze ans. Et l'argent gagné en retardant le remplacement coûte très cher en consommations inutiles. Et dans les modèles récents, le haut de gamme est toujours rentable. Il y a sans doute des limites, et si le haut de gamme, ce sont des poignées en or, ne cherchez pas la rentabilité. Mais en restant raisonnable, il ne faut pas hésiter à s'offrir la qualité, elle est payante, et rapidement. On parle d'investissements à coût négatif, tellement le retour d'investissement est rapide, moins d'un ou deux ans. Pareil pour les fenêtre, si vous devez les changer. Un double vitrage, c'est une efficacité thermique multipliée par deux, et si vous adoptez un vitrage « très peu émissif », vous multipliez encore par deux l'efficacité, pour un coût à peine supérieur.


Si l'avance que l'on demande à son patron peut être le signe d'une mauvaise gestion, les « avances » peuvent aussi être de bons investissements, et témoignent concrètement du bon usage du mot « durable ».

1Ces chiffres sont tirés du rapport de 1999 de l'observatoire de la sécurité des établissements scolaires et d'enseignement supérieur. Ils sont sans doute différents pour un pavillon ou un immeuble d'habitation, mais l'écart est tel que l'on peut être certain qu'il reste très important pour les autres types de bâtiments.

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Vendredi 24 février 2006

Salle bête, que ce moustique dont on parle aujourd’hui, pour cause de chikungunya. Il va quand même nous servir dans notre propos sur le développement durable.

La polémique enfle, aujourd’hui, sur l’incapacité des pouvoirs publics à enrayer un mal, que l’on a pas su anticiper. Le mot est lâché : anticipation. Le moustique n’a pas été éliminé pendant la saison sèche, il se développe formidablement en saison humide. Première marque d’anticipation manquée. Deuxième curiosité, l’absence de travaux scientifique sur le virus, qui s’avère mortel, et il serait bien surprenant qu’il le soit juste devenu aujourd’hui. C’est donc que la connaissance du virus était bien faible, voire inexistante. On disait hier qu’il n’était pas mortel, qu’une première crise immunisait pour toujours : autant d’affirmations qui volent aujourd’hui en éclat. Bien des certitudes infondées, en tous cas, qui ont entraîné des fautes en série. Le développement durable nous conduit à s’intéresser aux cycles, aux enchaînements entre les évènements. Cela permet d’agir au meilleur moment, le plus efficace, et de faire ainsi des économies de moyens, à la fois économiques et écologiques.

Autre mot clé de cette affaire : impact. On traite partout avec force produits chimiques pour tenter d’éliminer le moustique. Et c’est bien normal de le faire. Mais en répandant ces produits, ne tue-t-on pas d’autres insectes, qui participent à un équilibre d’ensemble, qui constituent par exemple la nourriture de certains oiseaux, eux-même maillons d’une chaîne alimentaire ? et que dire des produits entraînés par la pluie loin des lieux de prolifération de la bête ?

L’éradication du moustique est nécessaire, mais le prix écologique à payer est parfois lourd, et la manière de procéder est de ce point de vue déterminante. En s’y prenant tôt, on peut essayer de s’attaquer aux larves, et d’empêcher qu’elles se développent en éliminant les milieux favorables à leur croissance. La précipitation et l’absence, apparente en tous cas, d’études sérieuses sur le développement du moustique incriminé – car il s’agit d’une variété précise de moustique, pas de tous les moustiques – résultent de l’absence d’anticipation et de prise en considération des premières alertes, en un temps où les marges de manœuvre semblaient plus grandes qu’aujourd’hui, la saison sèche.

L’absence d’anticipation que l’on observe se manifeste donc de plusieurs manières : large ignorance d’un virus endémique et de ses effets sur la santé, défaut de lutte contre la prolifération du moustique porteur. Résultat : une désastre « durable » au sens que ses manifestations sont multiples : sociales, par les drames humains provoqués par l’épidémie, économiques par suite des nombreux arrêts de travail et de la baisse de fréquentation touristique, et écologiques du fait du déversement massif d’insecticides, dont une grande partie, en ces temps de pluie, se retrouvent emportés par les eaux…

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Mercredi 22 février 2006
 

Un mot aux sens multiples, mais qui peuvent tous nous offrir un aperçu du développement durable. Partons de la voiture automatique. Peu développée en France, contrairement aux Etats-Unis, par exemple. Au banc d'essai, c'est une gourmande, elle consomme plus que sa soeur munie d'un changement de vitesse. Ce serait donc un mauvais choix ! Mais à la pratique, c'est le contraire que l'on observe. Où est l'erreur ? C'est qu'il faut prendre en compte le comportement du conducteur. Une variable qui change tout. La voiture automatique est apaisante, elle entraîne une conduite douce. Ou du moins elle ne pousse pas à la recherche de sensations que le changement de vitesse inspire. La technique sans le comportement, ou l'inverse, deux approches réductrices, qui ne traduisent pas la complexité de la vie et conduisent à des contre sens, des erreurs d'analyse. Le développement durable nous invite à croiser ces dimensions, et à étudier leurs combinaisons, leurs interactions.


Autre sens du mot « automatique », ou plutôt « automatismes ». On pense alors aux régulations. Tout système doit être régulé, pour faire des économies, comme pour le chauffage, par exemple, ou tout simplement pour ne pas exploser, pour éviter des dérives. On a vu la bourse s'emballer faute de régulation des ordinateurs qui donnaient des ordres « automatiques », en réponse aveugle à certaines informations : c'est alors la fuite en avant, avec tous les risques qu'il comporte. Les vertus de l'automatisme doivent être sous surveillance, et ne peuvent s'affranchir d'un contrôle humain. Dans le même ordre d 'idée, tout ce qui est l'application automatique d'un ratio ou d'un pourcentage mérite une attention : le mérite de la simplicité ne doit pas faire oublier ses limites. La rémunération au pourcentage illustre bien le défaut de ce système : pourquoi faire des efforts d'économies en consommations ou en travaux, si c'est au détriment de ceux qui les prescrivent ? L'économie comme l'écologie peuvent être victimes de ces automatismes, fondés non pas sur la qualité des prestations et du travail, mais sur la quantité de matières dépensées. Les ressources de la planète sont victimes de ces automatismes.

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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DBDD

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, Dominique Bidou Développement durable, est le support juridique (SARL) de mes interventions en tant que consultant. DBDD s’adresse aux collectivités, aux administrations, aux entreprises publiques et privées. Toutes les activités sont concernées, chacune avec ses spécificités qu’il convient d’intégrer dans les interventionsDBDD propose un accompagnement dans l’élaboration des politiques de développement durable, diagnostic, choix de lignes directrices, mobilisation des acteurs, personnels et partenaires, contrôles et évaluation.  contact@db-dd.org Pour une présentation plus complète, cliquer sur l'icône 
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quelques articles et ouvrages

Vous trouverez ci-dessous une liste de mes principaux articles, rapports et ouvrages sur le développement durable
- Rendre les villes intenses, Revue Urbanisme, septembre octobre 2008 Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf
- 11 recettes pour le développement durable, chroniques publiées dans le magazine CyberArchi www.cyberarchi.com de janvier 2007 à juin 2008,11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf 11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf
- Le risque, composante du développement durable, La part du risque, septembre 2008, http://www.lapartderisque.fr/Le-risque-composante-du.html  
 - Le développement durable : une logique de dépassement, Revue politique et parlementaire, numéro hors série Le Grenelle de l'environnement, avril 2008 le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf
- De bonnes recettes pour le développement durable, communication à l’académie d’architecture, 6 mars 2008Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf
- Pour le développement durable : une défense solide, une attaque créative, Préventique, n° 97, janvier-février 2008Article-dans-Pr-ventique.pdf Article-dans-Pr-ventique.pdf
- La haute qualité, une bonne recette pour le développement durable, Qualitique, n° 193, décembre 2007
article-dans-qualitique.pdf article-dans-qualitique.pdf

- Coup de shampoing sur le développement durable - Ibis press, 2007  www.ibispress.com  Voir rubrique ci-dessous

- La qualité environnementale des opérations d’aménagement, Etudes foncières, n° 127, Mai-juin 2007 artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf

- Développement durable, XXIème siècle : un défi pour les économistes, Sociétal n°53,

juillet 2006 Soci-tal--version-publi-e.pdf Soci-tal--version-publi-e.pdf

- Éthique et construction, revue « profession achat » n°20, déc 2005 – Janvier 2006

- La science des systèmes : un levier pour le développement durable, communication au congrès européen de systémique, Paris, 19 septembre 2005

 

- La HQE, une dynamique en marche, in Nouveaux paris, la ville et ses possibles, sous la

 

direction de Nicolas Michelin, Picard 2005

- Les inégalités écologiques en milieu urbain (avec col.) Inspection générale de l'Environnement et Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- Le développement durable, un nouvelle frontière pour les services déconcentrés de l’Etat, (avec Dominique Schneider et col.) Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- L'air, in revue Passages, Panorama 2004 du développement durable, édition spéciale n°1,

décembre 2004

- Tous gagnants, la dynamique du développement durable – Ibis press, 2004 www.ibispress.com Voir rubrique ci-dessous

- Une démarche de progrès pour le bâtiment, Constructif, novembre 2003

- Une gestion « sociétale » des entreprises, Entreprise éthique, avril 2002

- Un moteur de modernisation, revue politique et parlementaire, mars-avril 2000

- Environnement et développement économique, in Poursuivre la décentralisation, Editions Pouvoirs locaux, 1994

- Le livre vert de l’écologie urbaine dans la construction et l’habitat, ministère de l’Equipement, 1993 Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc

- Écologistes : le malentendu, revue politique et parlementaires, n° 914, Janv-Fév 1985

 

 

 

 

Deux livres sur le DD

Ma pratique professionnelle et associative du développement durable, et la rédaction régulière de ce blog m'ont conduit à écrire deux livres sur le développement durable, édités aux éditions Ibis Press (www.ibipress.com )  Le premier dont l'objectif esst tout simplement de donner l'envie d'y aller a été publié en 2003 sous le titre Tous gagnants, la dynamique du développement durable. Il est préfacé de Michel-Edouard Leclerc, et post facé de Jean-Claude Antonini. On trouvera ci-attaché, en cliquant sur l'icone correspondante, une présentation de l'ouvrage  pr-sentation-Tous-gagnants.pdf pr-sentation-Tous-gagnants.pdf  et le dépliant (avec bon de commande) flyertousgagnants.pdf flyertousgagnants.pdf .

Coup de shamping sur le développement durable (2007) est le rassemblement des 80 premiers billets de ce blog, mis en perspective par une introduction ( intro-Coup-de-shampoing.pdf intro-Coup-de-shampoing.pdf ) et une conclusion synthétiques. Didier ADES en a rédigé la préface. On trouvera ci après la présentation de l'ouvrage texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf , et le dépliant Depliantcoupdeshampoing.pdf Depliantcoupdeshampoing.pdf
 

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