Le DD par les mots

undefined

Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce blog pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.  Il faut lui donner un sens plus pratique, plus proche de la réalité quotidienne, sans pour autant lui faire perdre sa force et son caractère universel. Chaque mot, pris dans l'actualité ou au fil d'une conversation, donne l'occasion d'une réflexion sur le développement durable. Au lieu de partir du développement durable, et de tenter de l'expliquer, nous allons partir de la vie et des mots ordinaires, pour aller vers le développement durable. Près de 400 mots ont ainsi été déclinés dans l'univers du développement durable, de janvier 2006 à juin 2009. Un livre a été publié en 2007 à partir des 80 premiers mots Coup de shampoing sur le développement durable, préfacé par Didier ADES.
L'été 2009 sera l'occasion d'une mutation. Vous trouverez dans quelques mois une présentation de tous les mots têtes de chapitre, plus de nombreux autres très présents dans les textes. Un accès facile pour circuler dans l'univers du développement durable à partir de l'une ou l'autre de ces multplies portes d'entrée.
Entre temps, il n'y aura plus de chronique régulière, juste parfois des billets d'humeur. Vous trouverez aussi la liste des mots par ordre alphabétique, et la présentation, à l'occasion, de billets que j'ai l'occasion de publier sur d'autres supports.
Pour être tenu informé de la suite de ce blog sans avoir à y penser, il suffit de vous isncrire à l'aide de la case juste au dessous, en suivant les instructions. C'est très simple. A bientôt

Dominique Bidou
 

Une approche offensive

Il nous faut inventer le monde de demain, en mobilisant le plus d'énergies possible. L’approche proposée dans ce blog est résolument offensive, et fondée sur deux lignes directrices 

-  Anticiper et se placer de manière à bénéficier des changements à venir. Inventer un monde nouveau est à la fois un projet enthousiasmant, une obligation éthique et une opportunité économique.
-   Adapter le concept de développement durable à chaque cas d’espèce, en s’inspirant de recettes simples et de méthodes éprouvées à décliner dans chaque contexte. 

Les bouquets du DD

 Un bouquet pour la finance bouquet-finances.pdf bouquet-finances.pdf

Un bouquet pour les dividendes bouquet-dividendes.pdf bouquet-dividendes.pdf

Un bouquet pour la bouffe La-bouffe.pdf La-bouffe.pdf

dans la série Les péchés capitaux au service dudéveloppement durable, un bouquet pour l 'orgueil Bouquet-orgueil.pdf Bouquet-orgueil.pdf , un bouquet pour l'envie Bouquet-envie.pdfBouquet-envie.pdf , un bouquet pour l'avarice Bouquet-Avarice.pdf Bouquet-Avarice.pdf

Présentation

Lundi 26 février 2007

Dans le sens de trophée, le prix permet de distinguer les plus méritants, mais il a une autre vertu : elle incite à montrer ce que l'on fait et dont on est fier, et participe ainsi largement à la diffusion de « bonnes pratiques » qui resteraient bien isolées et sans suite en l'absence de cette dynamique que constituent les prix. Ils sont nombreux pour l'environnement, et il faut s'en réjouir. Méfions nous, malgré tout, des prix qui favorisent des contre-performances en termes de développement durable, celles qui conduiraient à tirer au maximum une caractéristique donnée, au détriment des autres. Aller plus vite que tout le monde, par exemple, ne doit pas se faire au prix d'une consommation supplémentaire d'énergie, ni d'une atteinte à la santé des compétiteurs...

 

Dans le prolongement de la chronique sur le capital[1] , poursuivons notre réflexion sur le sens économique du mot prix.

 

Le prix d’un bien ou d’un service représente la valeur que l’on veut bien lui attacher. Dans la théorie économique dominante, c’est le simple résultat d'un ajustement entre l'offre et la demande sur un marché. Le prix ne reflète la valeur qu'en tant que l'on croit à l'universalité du marché comme mécanisme de révélation de ce qui compte vraiment, mais n’entrons pas ici dans des querelles d’économistes. Retenons que le prix est le résultat simple de mécanismes complexes, où interviennent de nombreux paramètres, touchant aux modes de vie, aux aspirations, à la demande sociale, tout comme au travail et au capital de connaissances nécessaires pour créer ce bien ou ce service, aux matières premières qui y sont incorporées, à l'organisation sociale mise en place pour permettre que la demande et l'offre se rencontrent. On utilise cette donnée, le prix, pour calculer la valeur de la production, que l'on obtient par addition. On dit que c’est ça l’activité du pays, la création de sa richesse au cours d’un exercice. On comptabilise ainsi le volume de l’activité, sensé représenter les utilités sociales, à partir de valeurs marchandes. On ne note pas la qualité de vie qui résulte de cette production, et on ne compte pas en débit les prélèvements de ressources qui ne se renouvellent pas durant la durée de l’exercice de référence. Malgré sa simplicité et son rôle bien évident dans nos sociétés, le prix ne donne qu'une image bien incomplète de la vraie création de richesse, au sens des quatre capitaux, manufacturé, naturel, humain et social.

 

Le simple usage du prix, au niveau collectif pour évaluer la création de richesses, ou au niveau personnel, pour guider des choix de consommation, ne peut répondre aux exigences du développement durable.

 

Les biens ou services que nous produisons et consommons sont composites.  Ils résultent,  pour le capital naturel, d’une accumulation de prélèvements d’origines variées, agriculture et forêt, industrie, transport, communication, bâtiment, etc. Pour noter le volume des prélèvements, on peut imaginer de suivre tout au long de son « cycle de vie » tel bien ou service, et d’additionner à chaque étape une évaluation de la charge écologique qui y a été ajoutée. Parallèlement à la valeur ajoutée, on aurait ainsi, pour un bien donné, la charge écologique ajoutée, ce qui permettrait, dans les « agrégations », les additions de type PIB, de faire un véritable bilan, avec deux colonnes, crédit et débit, et un « résultat » net. Un choix pour l'estimation des prélèvements ou charges environnementales serait à faire. Il est possible soit de concentrer le projecteur sur un point sensible, comme le carbone (ce qui se fait avec les « bilans carbone ») ou l'eau douce, soit de tenter une vision d’ensemble représentant toutes les atteintes environnementales, à la manière de l’empreinte écologique[2].

 

Les indicateurs dont on dispose pour les capital humain, comme l'indicateur de développement humain, sont riches de signification, mais bien compliqués à manipuler. On peut les suivre pour caractériser des populations, mais comment les transposer dans la vie quotidienne, comment les attacher aux actes courants de production, de consommation, d'échanges ? Et que dire d'indicateurs composites, encore plus complets, tels que Happy Planet Index[3], qui tente de traduire en un seul chiffre la complexité de la vie, en introduisant aux côtés de données économiques des éléments de qualité de vie et de pression sur l'environnement. Le prix est un formidable indicateur, qui présente une synthèse de nombreux paramètres, et on n'a pas su trouver aujourd'hui son équivalent pour synthétiser les dimensions qui sont en dehors du système marchand, même si elles jouent un rôle primordial dans la vie personnelle ou les grands équilibres planétaires.

 

Une tentation est de créer des tickets de rationnement. On sait faire, on l'a déjà fait dans des périodes de pénurie d'un bien donné, dans des périodes de guerre ou de crise. Denrées alimentaires et énergie ont été ainsi l'objet d'une monnaie spécifique, directement reliée à la rareté du bien considéré. Ces tickets sont émis en fonction de la quantité de ressource disponible (ou de la capacité globale à la créer), et traduisent donc bien la contrainte collective. Répartis entre les consommateurs, ils influencent directement leurs choix, tout comme le prix. Ce que l'on appelle improprement les « droits à polluer » est une application directe de cette logique, appliquée aux gaz à effet de serre, et pour les gros opérateurs. Mais ce qui pourrait bien fonctionner au niveau d'acteurs économiques puissants n'est pas forcément adapté au comportement ni à la psychologie de consommateurs individuels. L'idée même d'une distribution de tickets de rationnement, fût-ce sur le carbone, dans une économie qualifiée d'abondance, semble anachronique, et susciterait de vives réactions d'hostilité.

 

Une autre voie, plus réaliste, est l'information du consommateur. Le « signal prix » doit être complété par un signal traduisant les valeurs non marchandes. L'étiquetage des produits sur les consommations d'énergie, ou d'eau, ou sur le niveau de bruit émis, constitue une première tentative d'information du consommateur. Les nombreux labels tentent de leur côté d'éclairer les choix, notamment en apportant des données sur l'origine de la production et les techniques employées. Peut-on rêver que l'on parvienne un jour à traduire les quatre capitaux en signaux accessibles à tous, quelle que soit la forme retenue, et qu'à ces quatre capitaux correspondent quatre prix intégrés dans l'univers quotidien des acteurs, et quatre bilans pour caractériser l'efficacité de la gestion politique d'une collectivité.

 

 Prochaine chronique : Fuite

 



[1]Voir la chronique Capital , du 22 février 2007, http://developpement-durable.over-blog.org/article-5753903.html

 

[2] Voir à ce sujet la chronique Hectare , du 28 juin 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3143246.html

 

[3] Voir la chronique Bonheur , du 28 juillet 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3392716.html

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 22 février 2007

Prenons le mot dans le sens des économistes. Le capital, c’est la planète, nos savoir faire et nos connaissance, notre culture. C’est avec ce capital aux multiples facettes que nous vivons aujourd’hui et que nous vivrons demain. Plus précisément, c’est avec les revenus de ce capital, car il vaut mieux ne pas entamer le capital lui-même. Le développement durable, c’est vivre de ce revenu, du « flux », tout en préservant et même en augmentant le capital, le « stock ». Rien que de la bonne gestion pour une entreprise, qui distribue des dividendes tandis que sa valeur augmente. Il faut transposer cette sagesse à l’échelle de la planète, et des multiples communautés qui y vivent, nations ou tribus, selon les cas.

 

De nombreux indicateurs nous disent que ce n’est pas le cas. Nous mangeons notre capital, puisque l’ensemble des consommations humaines dépasse la capacité de renouvellement annuel des richesses produites par la Terre. L ’approche connue sous le nom d’empreinte écologique[1] met bien ce phénomène en évidence. Selon le ''Rapport Planète Vivante 2002'' du WWF[2], l’empreinte écologique globale de l’humanité a presque doublé au cours des 35 dernières années, et dépasse de 20 % les capacités biologiques de la Terre.

 

Quelques économistes s’intéressent au développement durable, et l’un d’entre eux, Paul Ekins, professeur à l’Université de Westminter (GB) a proposé dès 1992 une manière originale d’aborder cette question de capital, dans une approche de développement durable[3]. Elle a été récemment évoquée pour l’évaluation du fonctionnement des fonds structurels européens[4]. L’originalité de la proposition d’Ekins est de distinguer quatre type de capitaux, et non pas un seul comme à l’accoutumée. Au-delà de celui qui sert à produire des biens et des services marchands, qu’il appelle le capital « manufacturé », il décrit le capital « naturel », ressources naturelles au sens large, y compris les écosystèmes et la biodiversité, le capital « humain », santé, bien-être éducation, moral des troupes et savoir faire, et enfin le capital « social », qui représente le fonctionnement de la société, réseaux, normes[5], confiance.  On retrouve, sous une forme différente, les trois piliers du développement durable, et la gouvernance, sachant que le capital humain reprend largement ce qu’il est courant d’appeler le volet social du développement durable. Le « capital social » peut alors être vu comme caractérisant la capacité à conjuguer toutes les énergies, à mobiliser les acteurs pour élaborer un projet commun et le faire progresser. Chacun de ces quatre capitaux peut être suivi grâce à des indicateurs, soit concernant le stock, le capital lui-même, soit le flux, c'est-à-dire ce qu’il produit chaque année. L’objectif de cette comptabilité d’un nouveau genre est bien de décrire comment ces capitaux évoluent, ainsi que leur efficacité. Les activités humaines doivent à la fois conforter les stocks tout en tirant le meilleur profit des flux. Dans cette logique, le développement durable consiste en « l'accroissement du bien-être humain sans entraîner une diminution des capitaux par tête[6] ». De la bonne gestion tout simplement, mais déclinée en quatre angles d’observation différents, et non selon une seule.

 

Voilà une vision « durable » du capital !

 

Revenons un instant sur le capital social, qui correspond à la densité et la qualité des liens sociaux. Il est déterminant, car de lui dépend essentiellement l’usage qui va être fait des autres capitaux, de l’efficacité de leur mobilisation. On mesure le Capital social en prenant en compte trois aspects de la vie sociale : la vitalité des structures associatives (nombre d’adhésions et activités), les comportements (participation électorale, loisirs collectifs, etc.) et les attitudes (la confiance dans ses concitoyens et dans les institutions, face à diverses situations). Une équipe américaine, animée par Robert Putnam (Kennedy school of social science – Harvard), montre que le capital social aux Etats-Unis, après une hausse jusqu’au milieu des années 1960, connaît une dégradation accélérée depuis, et qu’à cette dégradation correspond une hausse des indicateurs de " décohésion sociale " : criminalité, fraude fiscale, échec scolaire, etc.[7]

 

Le capital social n’est donc pas un concept théorique, il a des applications tout à fait opérationnelles, et traduit une réalité vécue intensément par chacun d’entre nous. C’est à la fois un élément de notre qualité de vie, et un atout pour valoriser l’ensemble de nos autres capitaux. Encore une forme de « double dividende » !

 

 Prochaine chronique : Prix



[1] Voir la chronique Hectare , du 23 juin 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3143246.html

 

[2] Disponible sur le site du WWF : http://www.wwf.fr

 

[3] A four-capital model of wealth creation, in P. Ekins & M. Max-Neef (eds) Real-life economics : unterstanding wealth creation - London and New-York : Routledge

 

[4] Paul Ekins et James Medhurst, The European structural funds and sustainable development, in Evaluation, Vol 12, n°4, oct. 2006, Sage Publications, London

 

[5]  Voir Normal, chronique du 29 août 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3672114.html

 

[6] Paul Ekins et James Medhurst

 

[7]  On pourra se reporter, pour approfondir cette approche sur le capital social, au rapport de Bernard Perret pour le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, Indicateurs sociaux : état des lieux et perspectives (Les papiers du CERC, n° 2002-01, janvier 2002, disponible sur Internet    http://www.cerc.gouv.fr/doctrav/2002-01.pdf). Il y commente notamment l'ouvrage de Robert D. Putman, Bowling alone, the collapse and revival of American community, Touchstone, 2001

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 19 février 2007

Un mot que les pêcheurs connaissent bien, quand il s’agit d’appâter les poissons, pour qu’ils se rapprochent d’eux. L’amorce est le premier acte de la pêche. Prenons-le avec ce double sens, d’appât et de début d’un processus.

 

Bien que le mot soit à la mode, le développement durable n’est sans doute pas aussi attractif qu’il le mérite. Bien sûr, rares sont ceux qui affichent un mépris total de l’avenir, et qui se satisfont ouvertement d’une politique de la terre brûlée, où toutes les ressources de la planète pourraient être consommées par une génération, sans souci du lendemain et des générations futures. Mais de là à passer aux actes, il y a un fossé que trop peu franchissent. Au lieu de s’en lamenter, il faut s’interroger : Pourquoi cette hésitation à se lancer dans le développement durable ?

 

Parmi les raisons, il y a le haut niveau d’exigences que les promoteurs du développement durable mettent souvent en avant. La Terre brûle, il faut donc tout mobiliser pour la sauver, avec peut-être en arrière plan la terrible phrase de l’Evangile : tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné. Ca fait beaucoup à donner, et il est bien normal, dans ces conditions, de se poser des questions.

 

Une autre raison est que, souvent, on veut savoir où on va avant de partir. En l’occurrence, il faudrait pour cela pouvoir décrire un état idéal, qui serait « durable ». Il serait bien prétentieux celui qui prétendrait connaître en quoi consiste un « monde durable », et pourrait fixer les étapes du parcours qui y conduit. Le développement durable est une dynamique[1], qui se construit en permanence avec les apports de tous les acteurs de la société, et qui ne connaît pas de fin par définition. Quand le développement s’arrête, ce n’est plus un développement ! Il faut donc que la démarche séduise par elle-même, puisque nous ne savons pas dire où elle conduit, au-delà bien sûr de quelques principes généraux, qui nous servent de repères dans notre cheminement.

 

Cette primauté du voyage sur la destination, de l’action, du process, sur un idéal défini une fois pour toutes, transposons-le dans les politiques locales. Une bonne illustration est donnée par les grands aménagements. Les villes actuelles, dans notre vieille Europe, se sont faites au cours des siècles, sans programme précis mises à part les villes militaires ou impériales, mais avec des ajustements correspondants au verdict des faits. La forte croissance démographique des villes, en Europe et dans le monde, oblige aujourd’hui à créer de toutes pièces des quartiers nouveaux, voire des villes nouvelles, en quelques années. Les fameux grands ensembles construits pour éliminer les bidonvilles, pour faire face à l’exode rural, à l’arrivée massive en France des rapatriés d’Algérie, et à l’appel massif à une main d’œuvre étrangère, donnent une illustration de ce phénomène, et des erreurs à ne pas commettre. Gigantesques et rigides par leur conception même, ces ensemble n’ont pas pu s’adapter aux populations qui se sont succédées dans les logements, ni à l’évolution des modes de vie. Les démolir est difficile, quelques soit le point de vue, financier ou humain. Les reconstruire plus modernes, certes, mais toujours avec des rigidités insurmontables, ne peut apporter de solution durable. A l’inverse, quelques opérations sont conçues pour évoluer. Avec leurs habitants, et les pouvoirs publics, deux familles d’acteurs condamnées à travailler ensemble. C’est ce qu’on appelle la bonne gouvernance. Il s’agit alors d’amorcer un processus de fabrication de la ville, d’en donner quelques éléments de base, nécessaires pour provoquer des réactions, et de laisser ensuite une large place aux acteurs locaux, pour faire vivre le projet en fonction de leur appréhension de leur « territoire » et de leurs aspirations. La traduction opérationnelle du mot durable, en matière d’aménagement, devient alors adaptable[2].

 

On l’aura bien compris, ce n’est pas le quartier qui doit être durable, mais le mode de vie de ses habitants. Sa conception et sa gestion doivent leur permettre d’entrer dans la dynamique du développement durable. C’est une amorce pour le développement de la ville qui est proposée, avec des moments privilégiés d’écoute et de participation, avec une dose d’expérimentation avant de rendre effectifs les choix structurants. Ce sont des quartiers dont l’évolution est possible, à l’inverse de quartiers figés sur des bases rigides, qui produisent les évènements que l’on connaît dans les cités.

 

L’amorce est aussi nécessaire en matière de comportements. Restons dans les grands projets d’urbanisme, ou d’équipement, avec les enquêtes publiques, les débats, les journées « portes ouvertes » et autres manifestations où les habitants sont invités à donner leur point de vue. On se plaint souvent de la faible participation, et du caractère primaire des réactions, chacun se focalisant sur ce qui va se passer sous sa fenêtre, sans aucun égard pour le reste du projet.

 

C’est que l’on a grillé les étapes[3]. Avant de demander au public de comprendre sur plans un projet à l’échelle d’un quartier, voire d’une ville quand il s’agit  d’un plan local d’urbanisme, il faudrait l’interroger sur des toutes petites opérations, dans leur rue, leur micro quartier, à une échelle qui leur soit familière. Refaire un trottoir, une place, changer un sens de circulation, autant d’occasion d’amorcer un dialogue entre les habitants et les services de la ville. S ’obliger à cet exercice, c’est faire l’apprentissage de la participation et de la préparation des décisions, un apprentissage partagé car les deux parties ont à apprendre sur ce point. Réserver le débat et l’enquête aux grandes opérations, c’est à l’inverse se résigner à une participation formelle, où seuls quelques groupes bien organisés sauront  se faire entendre. La bonne gouvernance passe aussi par des amorces, des processus évolutifs, des apprentissages collectifs.

Prochaine chronique : Capital

 



[1] Chronique du 21 juillet 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3342359.html

 

[2] On pourra sur ce point se référer aux travaux du club Ville Aménagement, www.club-ville-amenagement.asso.fr, notamment ceux préparatoires aux 5èmes entretiens de l’aménagement (Marseille, 1er et 2 février 2007), où des projets d’aménagement « adaptables », à Saint-Etienne (Loire) et à Nanterre (Hauts de Seine),  ont été présentés.

[3] Chronique du 6 novembre 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-4447482.html

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 15 février 2007

C’est le mot utilisé pour expliquer la montée en janvier dernier la remontée du nombre des morts sur les routes. La perspective d’une amnistie proclamée dans la foulée de l’élection présidentielle est à l’origine de cette dramatique dérive. Une seule solution, au-delà de l’engagement des principaux candidats à ne pas proposer d’amnistie pour les chauffards, la répression. L ’efficacité des radars et des contrôles a provoqué un commencement de sagesse dans l’esprit des automobilistes, il faut donc continuer, et même augmenter la pression. Il n’y a que la sanction qu’ils comprennent !

Ces affirmations sont en général assorties d’un mépris pour les campagnes sur les comportements des conducteurs. La peur du gendarme et la perte de points sur le permis de conduire, ça donne de bien meilleurs résultats. Nous voilà repartis dans une opposition entre répression et prévention. Comme si les deux n’allaient pas de pair, comme si la perspective d’une sanction n’était pas la traduction logique de l’affirmation de la gravité du problème. Comme si on pouvait lancer de grandes campagnes de répression sans avoir préalablement obtenu l’assentiment du plus grand nombre. Ce n’est pas l’enthousiasme des foules qui est recherché, mais la neutralisation de minorités agissantes, de certains groupes d’automobilistes qui, à défaut, aurait tôt fait de se plaindre du harcèlement dont ils sont les victimes. Le monde de l’automobile est en effet conditionné par l’amour de ce merveilleux instrument de liberté, et pardonne volontiers les écarts quand ils sont les fruits de cet amour : quoi de plus naturel que de pousser un peu sa voiture, pour voir ce qu’elle a dans le ventre, de faire crisser les pneus pour voir comme elle tient bien la route, tout simplement de se faire plaisir au volant. L’accès à la voiture est en outre l’aboutissement d’une progression sociale dont on a bien le droit de profiter – on l’a bien mérité -, d’une recherche de position dans la société qu’il ne faut pas contrarier. Ajoutez à cela que la voiture est souvent indispensable pour travailler, ou pour aller travailler, et vous obtenez un résultat bien connu : la voiture est sacrée, et il ne faut pas embêter les automobilistes.

 

Contrôler et sanctionner les mauvais comportements au volant n’est donc pas chose naturelle. Le nombre de victimes, tués ou blessés, est tellement important qu’il devient une statistique, abstraite, dont on a du mal à comprendre la portée. La bonne gouvernance demande une part d’explication, de pédagogie. Elle demande aussi que les sanctions encourues soient effectives.

 

L’attitude de jacques Chirac est à cet égard éloquente. C’est le film de Karl Zéro et Michel Royer, Dans la peau de Jacques Chirac, sorti en mai 2006, qui le met en évidence, en rapprochant deux affirmations du président séparées de 20 ans. Dans la première, il fustige les tracasseries dont les automobilistes sont victimes, estimant que la police a mieux à faire, alors que dans la seconde, il condamne les comportements irresponsables de certains automobilistes, et souhaite la plus grande fermeté à leur égard. Le problème, c’est que ce n’est pas Jacques Chirac qui a changé d’avis, comme le film le suggère. C’est la société française. En 20 ans et plus de campagnes menées par les pouvoirs publics et certaines associations, l’opinion a pris conscience des enjeux, elle a basculé et admet aujourd’hui que les radars soient déployés en quantité le long de nos routes. Il faut continuer à la fois de communiquer et de sanctionner, car beaucoup n’ont pas encore assimilé la philosophie de la sécurité routière : si je boucle ma ceinture de sécurité, si je respecte les limitations de vitesse, ce n’est pas pour éviter une contravention, mais pour réduire le risque de me tuer. Et en prime, j’échappe au PV. La vertu est récompensée. La sécurité est avant tout une affaire de culture. La répression est un des moyens de la faire progresser, mais surement pas isolément. De même, si des campagnes d’information vous disent que le port de la ceinture est très important, et permet de sauver des milliers de vies humaines, personne ne comprendrait que la police reste indifférente face à des automobilistes non attachés. La fermeté de la police est en soi un acte de communication, et contribue à la constitution de la culture de la sécurité, à l’écriture du mode d’emploi[1] de la vie au volant.

 

Le relâchement, s’il se confirme, ne provient  pas d’une baisse des contrôles, mais de l’espoir d’échapper à la sanction. Les limites de la peur du gendarme se manifestent ainsi. Si les contrôles étaient perçus avant tout comme des instruments pour la sécurité de chacun, avant d’être des déclencheurs de sanction, la question du relâchement ne se poserait pas. Il y a donc encore bien des campagnes de communication à lancer.

 

On est bien loin du développement durable objecteriez-vous. Et bien, la sécurité routière illustre parfaitement les enjeux de durabilité. Tout d'abord parce que les accidents de la route entraînent une perte formidable de valeur pour la société, de valeur humaine et économique, même s'ils font grimper le PIB. Ensuite, parce qu'il n'est pas concevable d'engager une politique de développement durable sans lutter contre la vulnérabilité d'une société, sous toutes ses formes. Et le tribut de milliers de vies humaines payé chaque année est un terrible faiblesse. Au-delà de cette réponse classique, construite à partir des enjeux économiques, sociaux et environnementaux des accidents de la route, permettez-moi pour conclure de mentionner la gouvernance et le mode de pensée. La bonne gouvernance, car la compréhension des lois par tous en est une des bases, de manière à éloigner tout sentiment d’injustice qui résulte de l’application de règles mal comprises. Le mode de pensée, car la sécurité routière illustre parfaitement la nécessité de conjuguer des approches qui pourraient, dans une vision trop rapide, être perçues comme antagonistes, éducation et répression, alors que l’une et l’autre ne peuvent que se renforcer. Le développement durable, c’est aussi savoir dépasser les contradictions, en sortir par le haut.

 

 

 

Prochaine chronique : Amorce

[1] Chronique du 22 janvier 2007, http://developpement-durable.over-blog.org/article-5359188.html

 

 

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 12 février 2007

 

 

Je trouve deux définitions dans mon vieux dictionnaire. Tout d’abord, rendre semblable, avec un bel exemple : l’ivrognerie assimile l’homme à la brute ; mais aussi approprier à sa substance, comme s’assimiler des aliments. Gardons la seconde définition pour décliner le mot dans l’univers du développement durable, tout en sachant que la tentation reste forte de basculer sur la première…

 

Le mot Assimiler offre une occasion de parler du dépassement[1] que suppose le développement durable. Il s’agit en effet de s’approprier une substance, de faire entrer de nouveaux membres dans la famille, de se nourrir d'un apport supplémentaire. Rappelez-vous que le cannibale tente de s’approprier les valeurs de son adversaire quand il le dévore à pleine dents ! Il faut pour cela que l’élément assimilé  contienne une valeur originale, et qu’il conserve sa spécificité. Pour l’organisme assimilant, il lui faut accepter la différence, et faire en sorte de s'en enrichir. C'est tout le contraire de gommer, de faire disparaître les différences, ce qui constituerait un abandon, et par suite appauvrissement. Le contraire de rendre semblable, l’autre définition d’assimiler, pourrait-on penser.

 

Assimiler n'est pas non plus juxtaposer, tolérer[2], créer des enclaves, des ghettos, des zones à part, et cela dans l'espace comme dans les mentalités.

 

Nos esprits sont habitués à cloisonner[3] et ouvrir une nouvelle case est facile, mais ce n'est pas vraiment ça que l’on peut appeler assimiler. Le développement durable est souvent victime de cette manière de procéder, qui conduit à une fausse assimilation. Il est considéré comme une couche supplémentaire, qui s'ajoute aux autres, même si on lui concède des caractéristiques propres. Il faudrait l'assimiler dans chacune des autres cases, auxquelles il apporterait ainsi une richesse supplémentaire.

 

Assimiler n'est pas non plus imposer un moule, faire en sorte que les éléments à assimiler se transforment en abandonnant leur personnalité ou leur originalité. C'est vrai pour les personnes comme pour les idées. Assimiler c'est entrer dans une dynamique[4] d'enrichissement, donc de changements, issus d'échanges et de confrontations.

 

Ce n'est pas facile, il faut le vouloir. Des deux côtés, assimilant et assimilé, qu’il s’agisse de personnes ou de manière de penser.

 

Les porteurs d'idées nouvelles, et le développement durable n'y échappe pas, ont tôt fait de présenter leurs positions et leurs propositions de manière agressive, pour se différencier, exister tout simplement, au lieu d’adopter une stratégie d'assimilation, pour les faire partager. C'est le signe d'une faiblesse, bien compréhensible pour des idées nouvelles, qui n'ont pas de références toutes faites, ni d'assises ou de protecteurs puissants. Se constituer un pré carré, un repaire, une citadelle, une matrice ou la pensée puisse se développer à l'abri des idées dominantes, est une étape incontournable, mais il faut savoir la dépasser, dès que le bébé est viable. Avec le risque de mortalité infantile, ou de  voir son enfant passer sous l'influence d'autres personnes. Il y aura beaucoup de déchet, de perte en ligne, et c'est normal. On assiste à une sorte de sélection naturelle des idées.

 

Pour les hommes, c'est différent, il faut tout faire pour éviter une sélection[5] qui exclue de fait une partie de la société. Ce qui serait mauvais pour les exclus, mais aussi pour la communauté qui se prive ainsi d'apports potentiels. Ce n'en est pas moins difficile. Il faut d'abord se comprendre. Chacun a son histoire, ses origines, sa culture, sa langue et son langage, ses codes de vie quotidienne, ce qui donne des structures mentales différentes, des modes de pensée et d'être qui traduisent cette histoire personnelle. La rencontre de ses structures mentales ne s'improvise pas, à défaut elle peut être l'occasion d'incompréhensions et de conflits. On a d'autant plus de mal à imaginer que l'autre a une forme de pensée différente de la sienne que la structure mentale est transmise par son groupe d'origine de manière inconsciente, intégrée[6] et non spécifique, non identifiée comme étant le particularité du groupe. On a tendance à croire que ces structures de pensée sont universelles, alors qu'elles ne le sont pas du tout, elles sont les attributs d'un groupe. « La culture est en majeur partie une réalité cachée qui échappe à notre contrôle et constitue la trame de l’existence humaine », nous dit à ce sujet Edward T. Hall[7].

 

Il faut donc faire un effort pour sortir de soi-même, et amener l'autre à en faire autant. L’assimilation est à ce prix. L'exposition totale d'un nouvel arrivant à la société où on souhaite l'assimiler est bien dangereuse. Il faut des processus d'assimilation, des lieux et des moyens pour cela, et admettre que cette assimilation va entraîner des changements : l'assimilation ne peut être à sens unique. Peut-être que finalement, elle revient à rendre semblable, comme le dit le dictionnaire, mais c’est parce que les deux parties évoluent l’une vers l’autre. L’histoire de notre pays, sous l’influence de trois mers et d’un continent, maintes fois envahi par le Nord, le Sud, l’Est, et composé de multiples peuplades, traduit cette assimilation permanente. Le défi qui doit être relevé aujourd’hui est la rapidité et l’ampleur des mouvements de population, dans une époque marquée par des transformations profondes et rapides des modes de vie et de production. L’explosion de l’urbanisation, en France mais aussi et surtout dans le monde, illustre ces bouleversements. Les déséquilibres qui se manifestent sur la planète vont accélérer ces phénomènes. L’assimilation lente, inconsciente, mais avec des poches de résistance, qui était la règle, est aujourd’hui insuffisante. Il faut se donner les moyens d’assimiler rapidement, ce qui est un formidable défi à relever, au même titre que de lutter contre l’effet de serre. Pour ceux qui cherchent où est la dimension sociale, ou sociétale, du développement durable, voilà une bonne piste de travail.

 

 Prochaine chronique : relâchement

 



[1] Chronique du 18 juin 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3047346.html

 

 

[2] Voir Tolérance, chronique du 27 septembre 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3979133.html

 

 

[3] Voir Cloisonnement, 7 juin 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-2945718.html

 

 

[4] Chronique du 21 juillet 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3342359.html

 

 

[5] Chronique du 13 novembre 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-4534011.html

 

 

[6] Voir la chronique Immersion , du 11 septembre 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-3808744.html

 

 

[7] La dimension cachée, d’Edward T. Hall, Editions du Seuil, 1971

 

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

DBDD

 undefined
Conférences,
formations,
expertises,
politiques.
 


DBDD
, Dominique Bidou Développement durable, est le support juridique (SARL) de mes interventions en tant que consultant. DBDD s’adresse aux collectivités, aux administrations, aux entreprises publiques et privées. Toutes les activités sont concernées, chacune avec ses spécificités qu’il convient d’intégrer dans les interventionsDBDD propose un accompagnement dans l’élaboration des politiques de développement durable, diagnostic, choix de lignes directrices, mobilisation des acteurs, personnels et partenaires, contrôles et évaluation.  contact@db-dd.org Pour une présentation plus complète, cliquer sur l'icône 
 PDF

 

quelques articles et ouvrages

Vous trouverez ci-dessous une liste de mes principaux articles, rapports et ouvrages sur le développement durable
- Rendre les villes intenses, Revue Urbanisme, septembre octobre 2008 Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf
- 11 recettes pour le développement durable, chroniques publiées dans le magazine CyberArchi www.cyberarchi.com de janvier 2007 à juin 2008,11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf 11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf
- Le risque, composante du développement durable, La part du risque, septembre 2008, http://www.lapartderisque.fr/Le-risque-composante-du.html  
 - Le développement durable : une logique de dépassement, Revue politique et parlementaire, numéro hors série Le Grenelle de l'environnement, avril 2008 le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf
- De bonnes recettes pour le développement durable, communication à l’académie d’architecture, 6 mars 2008Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf
- Pour le développement durable : une défense solide, une attaque créative, Préventique, n° 97, janvier-février 2008Article-dans-Pr-ventique.pdf Article-dans-Pr-ventique.pdf
- La haute qualité, une bonne recette pour le développement durable, Qualitique, n° 193, décembre 2007
article-dans-qualitique.pdf article-dans-qualitique.pdf

- Coup de shampoing sur le développement durable - Ibis press, 2007  www.ibispress.com  Voir rubrique ci-dessous

- La qualité environnementale des opérations d’aménagement, Etudes foncières, n° 127, Mai-juin 2007 artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf

- Développement durable, XXIème siècle : un défi pour les économistes, Sociétal n°53,

juillet 2006 Soci-tal--version-publi-e.pdf Soci-tal--version-publi-e.pdf

- Éthique et construction, revue « profession achat » n°20, déc 2005 – Janvier 2006

- La science des systèmes : un levier pour le développement durable, communication au congrès européen de systémique, Paris, 19 septembre 2005

 

- La HQE, une dynamique en marche, in Nouveaux paris, la ville et ses possibles, sous la

 

direction de Nicolas Michelin, Picard 2005

- Les inégalités écologiques en milieu urbain (avec col.) Inspection générale de l'Environnement et Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- Le développement durable, un nouvelle frontière pour les services déconcentrés de l’Etat, (avec Dominique Schneider et col.) Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- L'air, in revue Passages, Panorama 2004 du développement durable, édition spéciale n°1,

décembre 2004

- Tous gagnants, la dynamique du développement durable – Ibis press, 2004 www.ibispress.com Voir rubrique ci-dessous

- Une démarche de progrès pour le bâtiment, Constructif, novembre 2003

- Une gestion « sociétale » des entreprises, Entreprise éthique, avril 2002

- Un moteur de modernisation, revue politique et parlementaire, mars-avril 2000

- Environnement et développement économique, in Poursuivre la décentralisation, Editions Pouvoirs locaux, 1994

- Le livre vert de l’écologie urbaine dans la construction et l’habitat, ministère de l’Equipement, 1993 Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc

- Écologistes : le malentendu, revue politique et parlementaires, n° 914, Janv-Fév 1985

 

 

 

 

Deux livres sur le DD

Ma pratique professionnelle et associative du développement durable, et la rédaction régulière de ce blog m'ont conduit à écrire deux livres sur le développement durable, édités aux éditions Ibis Press (www.ibipress.com )  Le premier dont l'objectif esst tout simplement de donner l'envie d'y aller a été publié en 2003 sous le titre Tous gagnants, la dynamique du développement durable. Il est préfacé de Michel-Edouard Leclerc, et post facé de Jean-Claude Antonini. On trouvera ci-attaché, en cliquant sur l'icone correspondante, une présentation de l'ouvrage  pr-sentation-Tous-gagnants.pdf pr-sentation-Tous-gagnants.pdf  et le dépliant (avec bon de commande) flyertousgagnants.pdf flyertousgagnants.pdf .

Coup de shamping sur le développement durable (2007) est le rassemblement des 80 premiers billets de ce blog, mis en perspective par une introduction ( intro-Coup-de-shampoing.pdf intro-Coup-de-shampoing.pdf ) et une conclusion synthétiques. Didier ADES en a rédigé la préface. On trouvera ci après la présentation de l'ouvrage texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf , et le dépliant Depliantcoupdeshampoing.pdf Depliantcoupdeshampoing.pdf
 

Recherche

Rémunération de l'auteur

mettre des photos en ligne sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus