Le DD par les mots

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Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce blog pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.  Il faut lui donner un sens plus pratique, plus proche de la réalité quotidienne, sans pour autant lui faire perdre sa force et son caractère universel. Chaque mot, pris dans l'actualité ou au fil d'une conversation, donne l'occasion d'une réflexion sur le développement durable. Au lieu de partir du développement durable, et de tenter de l'expliquer, nous allons partir de la vie et des mots ordinaires, pour aller vers le développement durable. Près de 400 mots ont ainsi été déclinés dans l'univers du développement durable, de janvier 2006 à juin 2009. Un livre a été publié en 2007 à partir des 80 premiers mots Coup de shampoing sur le développement durable, préfacé par Didier ADES.
L'été 2009 sera l'occasion d'une mutation. Vous trouverez dans quelques mois une présentation de tous les mots têtes de chapitre, plus de nombreux autres très présents dans les textes. Un accès facile pour circuler dans l'univers du développement durable à partir de l'une ou l'autre de ces multplies portes d'entrée.
Entre temps, il n'y aura plus de chronique régulière, juste parfois des billets d'humeur. Vous trouverez aussi la liste des mots par ordre alphabétique, et la présentation, à l'occasion, de billets que j'ai l'occasion de publier sur d'autres supports.
Pour être tenu informé de la suite de ce blog sans avoir à y penser, il suffit de vous isncrire à l'aide de la case juste au dessous, en suivant les instructions. C'est très simple. A bientôt

Dominique Bidou
 

Une approche offensive

Il nous faut inventer le monde de demain, en mobilisant le plus d'énergies possible. L’approche proposée dans ce blog est résolument offensive, et fondée sur deux lignes directrices 

-  Anticiper et se placer de manière à bénéficier des changements à venir. Inventer un monde nouveau est à la fois un projet enthousiasmant, une obligation éthique et une opportunité économique.
-   Adapter le concept de développement durable à chaque cas d’espèce, en s’inspirant de recettes simples et de méthodes éprouvées à décliner dans chaque contexte. 

Les bouquets du DD

 Un bouquet pour la finance bouquet-finances.pdf bouquet-finances.pdf

Un bouquet pour les dividendes bouquet-dividendes.pdf bouquet-dividendes.pdf

Un bouquet pour la bouffe La-bouffe.pdf La-bouffe.pdf

dans la série Les péchés capitaux au service dudéveloppement durable, un bouquet pour l 'orgueil Bouquet-orgueil.pdf Bouquet-orgueil.pdf , un bouquet pour l'envie Bouquet-envie.pdfBouquet-envie.pdf , un bouquet pour l'avarice Bouquet-Avarice.pdf Bouquet-Avarice.pdf

Présentation

Jeudi 28 février 2008
Nous vivons dans des cycles. Des cycles naturels, ceux de l’eau et du carbone par exemple, ou des cycles économiques, de vaches grasses et de vaches maigres, d’abondance et de pénurie. Notre activité nous conduit à s’inscrire dans ces cycles, où nous prélevons ce dont nous avons besoin, et rejetons le surplus ou les résidus de ce dont nous nous sommes servis. Le développement durable consiste à exploiter ces cycles à notre profit sans dégrader leur bon fonctionnement, et même si possible en les renforçant. Nous observons plutôt que les pressions exercée par l’Homme sur les ressources naturelles se sont fortement accrues, et compromettent souvent le bon fonctionnement de ces boucles[1] bénéfiques.

La pêche s’inscrit ainsi dans un cycle, celui de la reproduction des poissons, et nous voyons aujourd’hui que les excès de prélèvement et la dégradation des milieux marins mettent ce cycle en danger sans que l’on parvienne à enrayer ce mécanisme[2]. Nous prélevons du carbone de différentes origines, et nous le renvoyons dans la nature, en modifiant les équilibres de son cycle. Souvent, des mécanismes correcteurs sont à l’œuvre, et réduisent les effets d’une déformation trop importante du cycle, mais ce n’est pas systématique, et une action corrective volontaire n’est pas inutile. Par exemple, des constructions vont souvent entraîner l’imperméabilisation de sols, ce qui va modifier le cycle de l’eau. Le ruissellement sera accéléré, avec des risques d’érosion, d’inondation et de sécheresse. Face à cette situation, la sagesse nous conduit à lutter contre  l’imperméabilisation, et, à l’aide de moyens artificiels si nécessaire, de chercher à infiltrer l’eau sur place au lieu de la laisser s’écouler.

Ce n’est pas toujours possible, l’ampleur du phénomène, ou  la nature du projet, le contexte ne permettent pas toujours de traiter le problème sur place, et il convient alors de réparer les dégâts éventuels. Une des manières de procéder est de compenser la dégradation provoquée. A défaut de pouvoir retenir l’eau sur place, je vais planter des arbres à proximité, de manière à restituer des capacités de retenue d’eau. La compensation est une manière de gérer un déséquilibre que l’on introduit dans un mécanisme, dans un cycle. Il est parfois beaucoup plus facile et plus efficace de compenser que de gérer sur place un problème, et il ne faut pas se priver d’étudier cette option.

C’est ce qui se passe pour le carbone. Notre économie est basée sur la consommation de carbone. Ce n’est pas un problème quand le carbone provient essentiellement de la biomasse, des cultures, du bois, qui sont totalement intégrés au cycle naturel du carbone. Si les prélèvements restent modérés, l’action humaine ne modifie pas ce cycle, plutôt affecté par des évènements tels que des éruptions volcaniques ou des cycles solaires. En ayant recours au charbon, puis au pétrole et au gaz, nous avons fortement perturbé le cycle du carbone, en mettant en circulation, dans l’atmosphère, d’énormes quantités de carbone stockées dans les profondeurs de la terre. Loin de se corriger tout seul, ce déséquilibre peut s’accentuer par des phénomènes tels que l’affaiblissement du pouvoir réflecteur de la planète, conséquence de la disparition de glaciers, ou la fonte de sols gelés qui dégagent le carbone piégé dans la glace depuis des siècles. Nous pouvons réduire la quantité de carbone que nous envoyons dans le ciel, mais ça prend du temps, et nous continuerons d’en émettre encore pendant quelques dizaines d’années. Il faut donc compenser d’urgence nos émissions de carbone, et introduire cette nécessité dans nos mœurs. Il y a en plus une facilité par rapport aux questions d’écoulement des eaux, évoquées ci-dessus : le gaz carbonique se diffuse dans l’ensemble de l’atmosphère, l’impact qu’il produit est planétaire, ce qui permet de délocaliser la compensation.

Les opérateurs de transports se sont mobilisés. Les sites des voyagistes vous proposent souvent de calculer la quantité de carbone que vous allez émettre en faisant le voyage que vous leur commandez[3], et de la compenser en participant financièrement à une action de stockage de carbone, de type plantation d’arbres. Ces initiatives sont heureuses, encore que pas très satisfaisantes pour la morale. Elles sont en définitive une application d’un principe vertueux-payeur, puisque seules les personnes sensibles à la question du réchauffement climatique et conscientes de leurs responsabilités cotisent volontairement. Il faudrait sans doute que cette compensation devienne obligatoire pour revenir à une règle plus logique, celle du pollueur payeur. Admettons que la formule proposée aujourd’hui est transitoire, qu’elle ouvre la voie à une obligation. Il est d’ailleurs heureux qu’il en soit ainsi, car il faut une période de rodage. L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, ADEME, a examiné les dispositifs de compensation ainsi proposés spontanément, 31 au total. Résultat ? Une grande diversité dans les modes de calcul qui permettent de transposer des kilomètres parcourus, et des hectares replantés en CO2. De grands écarts qui auraient pu discréditer le système. Il fallait donc mettre de l’ordre, de manière à consolider l’offre de compensation. L’ADEME a invité tous les acteurs concernés à s’asseoir autour de la table, ce qui a donné naissance à une charte de la compensation. L’objectif est bien d’harmoniser les approches pour apporter des garanties aux généreux donateurs : les réductions d'émissions de CO2 générées par les projets doivent être réelles, vérifiables, additionnelles, permanentes ou garanties et leur traçabilité (…) clairement établie. Un site Internet apporte à ceux qui le souhaitent toutes les informations utiles : www.compensationco2.fr

Compenser dans de bonnes conditions est bien, mais si on peut éviter de devoir compenser, c’est encore mieux. Nous avons un tel défi à relever en matière de réchauffement climatique qu’il faut aller au-delà de la compensation, qui apparaît comme le minimum syndical de l’espèce humaine. C’est ce qui ressort de la charte de la compensation, dont les signataires s’engagent à n’en faire usage qu’après avoir épuisé les différentes manières d’éviter les émissions de carbone. Ne négligeons pas pour autant les actions correctives et les compensations. Il est possible de créer artificiellement de la richesse biologique ou des paysages pour compenser des appauvrissements, sans parler de l’amélioration de nos techniques de valorisation des ressources,  pour compenser leur raréfaction. Remplacer de la matière par de la matière grise est un des axes de référence du développement durable, mais cela ne fera que compenser la croissance du nombre des être humains et leurs besoins légitimes de consommation.

Prochaine chronique : Défis

 



[1] Boucle, chronique du 17/03/2006 et n°6 dans Coup de shampoing sur le développement durable (www.ibispress.com)

[2] Voir à ce sujet la chronique Grenadier, du 09/11/2006, et n°29 dans Coup de shampoing.

 

[3] Voir notamment sur ce point la chronique Avion du 28/05/2007

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable - Communauté : Développement Durable
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Lundi 25 février 2008
Un mot qui évoque un cadeau, le fameux Cadeau Bonus dont le but est clairement de pousser à l’acte d’achat. Le Bonus détourne l’attention de l’objet précis de l’achat, en ajoutant une  dimension ludique, agréable et sympathique, sans doute, mais qui ne doit pas faire oublier l’usage de ce l’on acquiert, et les qualités recherchées à ce titre.

Le Bonus est aujourd’hui devenu écologique. C’est un argument de vente pour des voitures, comme chacun d’entre nous peut le voir chaque jour à la télévision. Nous sommes en plein paradoxe, car nous savons bien que la profusion des voitures, même propres, ne peut être écologique. Cela d’autant plus que les voitures qui bénéficient du Bonus sont de petits modèles conçus pour la ville, ou d’autres modes de mobilité sont bien préférables.

On peut se réjouir que les constructeurs fassent leur publicité en vantant des qualités d’économie, ça contribue à la prise de conscience, et à chaque fois que l’on remplace une voiture ancienne par une moderne, il y a des gains en termes d’effet de serre, de bruit, de pollution de proximité, de sécurité. Il ne faudrait pas que cela diffuse une idée fausse, à savoir qu’il n’y a plus de problèmes environnementaux avec la voiture individuelle. Ils sont sans doute réduits, à puissance égale, mais nous devons adopter une trajectoire exigeante, celle du facteur 4 (diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050), ce qui doit nous conduire à une révision en profondeur de nos modes de vie, de déplacement et de production. Ce n’est pas le moment d’inoculer le virus de l’automobile aux pays émergents, ce que font les mêmes constructeurs qui, en France, prônent la voiture écologique. Il y a d’autres manières d’assurer la liberté de circuler, bien plus économes à tous égards, y compris pour la planète.

Le Bonus a donc été institué en France, avec le malus, pour favoriser la vente de voitures propres. On aurait pu imaginer bien d’autres solutions. Par exemple, de considérer les grosses cylindrées comme des voitures de luxe, avec une TVA en conséquence. Il y a bien eu des projets visant les 4x4, mais ce n’est pas le mode de traction qui est en cause, mais bien la consommation, et il faut se préoccuper de l’adéquation du mode de déplacement avec son utilité. TVA luxe pour les grosses cylindrées, parce que c’est du luxe, sauf si son utilisateur peut en justifier l’achat pour raisons personnelle ou professionnelle, du type famille nombreuse ou médecin de campagne. On a vu dans le bâtiment qu’il n’était pas si compliqué de différencier les travaux et le montant de la TVA dont ils sont affectés.

Les formules Bonus-Malus ou modulation de TVA ont un défaut : elles s’appliquent sur la possession du véhicule, et ne tiennent pas compte de son usage, dont dépend largement sa contribution à l’effet de serre. Peut-on, au moment où nos amis londoniens modulent finement les péages urbains, intégrer un paramètre usage[1] dans le calcul d’une cotisation ?

Les ordinateurs de bord, dont sont pourvues toutes les voitures récentes, ne pourraient-ils pas enregistrer les données utiles pour proportionner une taxe aux émissions réelles de C02, à partir de données sur le kilométrage et les consommations réelles ? Le contrôle technique obligatoire donne l’occasion de relever ces informations, qui seraient protégées pour éviter toute fraude. Cela éviterait par exemple, qu’une voiture automatique[2] ne soit plus taxée que son équivalente à changement de vitesse manuelle. Plus gourmande sur le papier, nous savons que les voitures automatiques sont conduites avec plus de souplesse et de sérénité, et que leurs consommations réelles sont inferieures à celles de leurs sœurs manuelles.

Prolongeons notre raisonnement. L’usage ne se mesure pas qu’en nombre de km, il faut introduire le nombre de personnes transportées. Il vaut mieux une grosse voiture pleine que plusieurs petites, même propres, mais sans passagers. Cette manière de procéder a  déjà été envisagée pour réduire les péages sur des autoroutes en fonction du taux de remplissage des voitures. Si le covoiturage[3] doit être développé, il ne faut pas dissuader de l’achat de voitures qui le permette. On pense notamment aux zones péri urbaines où la densité de population ne permet guère l’implantation de transports en commun. A l’ère de l’informatique, du GPS et des satellites, des formules modernes de covoiturage offriront sans doute une partie de la réponse à la question de la mobilité dans ces quartiers peu denses, loin à la fois des services quotidiens et de tous les axes lourds de transport collectifs. Les réflexions sur les quartiers[4] durables nous éloigneraient sans doute, aujourd’hui, de cette forme de développement urbain, mais ils existent bel et bien, et le principe de réalité nous conduit à les prendre en considération comme les autres. Des transports semi-collectifs, mêlant du public et du privé, du taxi collectif et du particulier partagé, sont à prévoir pour les désenclaver au moindre coût écologique et économique. Que devient le Bonus dans ces conditions ?

L’idée d’un Bonus favorisant les comportements vertueux est assurément intéressante, mais fallait-il la plaquer sur la propriété plutôt que sur l’usage ? Le développement durable nous conduit à faire référence à l’utilité des choses, et à veiller à ce que l’on parvienne au maximum d’utilité pour un minimum de consommation de ressources et de rejet dans l’environnement. Le Bonus a encore du chemin à parcourir pour intégrer la qualité d’usage, bien au-delà de la simple propriété.

 

Merci à Yves et Alexandre Lenoir de leurs réflexions que j’ai intégrées dans cette chronique.

Prochaine chronique : Compensation

 

 



[1] Usage, chronique du 23/04/2007

 

[2] Automatique, chronique du 22/02/2006

[3] Voir à ce sujet la chronique Exception, du 26/11/2007

[4] Quartier, chronique du 19/07/2007

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable - Communauté : Développement Durable
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Jeudi 21 février 2008
Nous avons naturellement un faible pour le sur mesure, autrement plus valorisant que la production de masse. Nous sommes dans l’antichambre de la haute couture, c’est pas mal ! On ne compte ni les moyens ni son temps, on peaufine des réponses adaptées à la diversité des attentes et des situations. Cela donne des pilotes, ou des prototypes, qui seront à la une des magazines spécialisés, que l’on viendra admirer de l’autre bout du monde. La performance, en environnement comme dans les autres domaines, est bien visible sur des opérations ou des produits d’exception, en avance sur leur temps, et dont les auteurs peuvent de prévaloir légitimement.

 

Il ne faut pas pour autant oublier une autre forme de performance, celle qui consiste à généraliser ces solutions innovantes. Le passage du prototype à la production de masse est une forme d’exploit, qui donne tout son sens aux avancées ponctuelles, aux progrès technologiques ou sociétaux enregistrés ici et là. Il convient de dépasser une logique élitiste, une production de niches[1], pour développer des réponses appropriables par le plus grand nombre. Construire une maison à énergie positive est un progrès, mais si elle reste seule, elle ne contribuera qu’à la gloire de son créateur, ce qui est sympathique mais bien  insuffisant. L’étape suivante, celle de la généralisation, de la reprise des principales innovations par l’ensemble des acteurs, est tout aussi importante, et se prépare dès la conception du prototype. Les ressources, techniques, naturelles, humaines, nécessaires à la production de masse, sont elles disponibles, à quel prix si la demande s’accroît fortement, coûts croissants ou décroissants, quel processus d’apprentissage sera nécessaire ; au-delà des professionnels, comment l’innovation sera reprise par les usagers, comment s’installera-t-elle dans la durée, comment entretenir le système, comment lui permettre d’évoluer et d’intégrer d’autres progrès à venir, etc. autant de questions importantes qui déterminent le caractère reproductible d’une innovation, sa capacité d’amplification, de dissémination.

Nous serons bientôt 9 milliards d’humains à la surface de la planète, et, rien qu’en restant en France, chacun mesure les retards à combler en matière de logement par exemple, où il faut conjuguer qualité et quantité. Le développement durable passe inévitablement par des solutions de masse.

Le risque est grand qu’une telle production devienne rapidement banale, uniforme pour des raisons de fabrication en série, et de loi des grands nombres. Ce serait l’ère du rouleau compresseur, écrasant sur son passage toute velléité de différenciation. Ce serait un comble que ce soit au nom du développement durable !

Il semble que l’on puisse l’éviter aisément. Si les composants sont les mêmes, ils sont nombreux, et la manière de les agencer conduit à une infinité de combinaisons. Le progrès continu sur les composants apporte des modifications permanentes sur leur utilisation. Surtout, les aides à la conception, notamment par ordinateur, ouvrent largement le champ du possible, démultiplication des réponses envisageables. La difficulté ne tient pas dans la recherche de solution, mais dans la manière de poser le problème, l’analyse du contexte, du site, des besoins et de leur évolution probable, et sa transformation en une commande claire et cohérente, compatible avec les moyens que les clients ou les usagers pourront y consacrer, pour l’achat et l’utilisation courante par la suite. Le sur mesure de masse est-il possible ? Tel est le défi à relever pour combiner d’une part des moyens industriels, bénéficiant de la puissance de production des grandes unités, jouant sur le grand nombre et la rigueur de l’organisation pour réaliser des économies de matières et d’énergie, et de l’autre la finesse d’une prescription à la carte, traduisant une demande diversifiée, attentive aux impacts potentiels des réponses apportées dans chaque cas d’espèce.

Les inventions, les découvertes, les utopies de visionnaires, d’aventuriers et de pionniers sont absolument nécessaires au développement durable, et même leurs excès qui obligent à prendre position, à s’interroger. Mais attention à ne pas s’en satisfaire, ce qui serait bien tentant car c’est là que réside le prestige. L’exploit de la généralisation est moins spectaculaire mais tout autant méritoire.

L’aptitude à changer d’échelle, sans recours brutal au rouleau compresseur, n’est pas naturelle, elle doit se chercher, et se cultiver. Les conservatismes, les jalousies, et la crainte du changement sont toujours présents, et il serait bien imprudent de les négliger. Chacun dans son domaine doit à la fois être à l’affut des innovations durables et soucieux des conditions de leur prolifération, au bon sens du terme.

Prochaine chronique : Bonus
 



[1] Niche, chronique du 11/06/2007

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable - Communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 18 février 2008
Il ne s’agit pas ici du plein de votre voiture. 9 milliards d’êtres humains à loger, nourrir, équiper durablement : telle est l’équation qu’il nous faut résoudre d’ici 2050, autant dire demain. L’agriculture, la mer, les forêts vont, comme jadis, devoir nous procurer de la nourriture, de l’énergie, des matières premières que l’exploitation minière des ressources fossiles ne pourra plus nous fournir. L’espace devient alors une denrée rare, chaque centimètre carré de la planète devra être utile. Il faut faire le plein des richesses que nos procure notre bonne vieille Terre. La productivité naturelle des écosystèmes reprendra le dessus sur la frénésie d’artificialisation et de production forcée, qui ne fait que substituer aux forces de la nature celles bien plus faibles des êtres humains. Intensifier la production de la planète ne signifie pas la mettre en coupe réglée, mais au contraire laisser pleinement s’exprimer les potentialités des milieux[1].

Il se trouve qu’aujourd’hui, chacun d’entre nous consomme de plus en plus d’espace. La composition des familles, nos exigences de confort et de sécurité poussent à la consommation de mètres carrés. L’arrivée dans la société de consommation de quelques milliards d’êtres humains va accentuer cette pression. L’étalement urbain inquiète le monde de l’environnement.

La densité, voilà la réponse que certains prônent aujourd’hui. Haro sur la maison individuelle consommatrice d’espace et d’énergie, vive l’habitat collectif, économe à tous égards. Ce procès est paradoxal. Longtemps, la densité a été rejetée, avec l’image des clapiers à lapins comme repoussoir. La maison individuelle permet d’être chez soi et de garder le contact direct avec la nature. Le jardin est source d’aménités et de production personnelle, les enfants y jouent et s’y ébattent autrement mieux que dans un appartement. L’environnement mesuré à l’aulne d’avantages personnels semble s’opposer à celui que l’on mesurerait en kilo de gaz à effet de serre émis ou en biodiversité compromise. Il faut donc choisir, les grands équilibres planétaires, ou le bien être personnel.

Nous voici, devant ce choix redoutable, à l’opposé du développement durable. Celui-ci consiste précisément à conjuguer qualité de vie ici et maintenant d’un côté, et renforcement des capacités productives de la planète. Le développement durable se construit sur un principe d’intensification, qui doit se substituer au principe d’expansion qui régit encore trop souvent nos mentalités et nos modèles économiques.

L’intensité[2], voilà le mot clé, et il convient de bien l’interpréter. La biologie comme la sociologie nous apprennent qu’elle est synonyme de diversité. Une seule fonction, une seule catégorie d’habitants, une seule espèce : quelle que soit la forme de la spécialisation ou de la monoculture, elle est appauvrissante. La production d’un champ de blé en Beauce est facile à valoriser, mais elle n’atteint pas et de loin celle d’un marais ou d’un bois. Comment traduire le concept d’intensité ? Comment faire véritablement le plein sur un territoire ? Tout d’abord, en arrêtant de mesurer l’intensité avec un seul critère, que ce soit le  nombre de quintaux produits ou de personnes logées à l’hectare,  ou encore la richesse biologique. C’est la somme de toutes les utilités qui compte. Elles ne prennent pas toutes la même importance dans le temps et l’espace, il faut savoir les combiner habilement. L’exemple de la maison à énergie positive est plein d’enseignements à cet égard[3]. On ne lui demande pas de fournir sa propre énergie. Elle peut aussi être autonome, mais c’est un autre concept, en complément. Ce qu’on demande de particulier à une maison à énergie positive est d’être, en plus d’une maison, une centrale de production d’énergie. Deux missions pour un seul ouvrage. On est bien sur la voie de l’intensité. Première mission, d’accueillir convenablement des êtres humains, en leur offrant un cadre de vie agréable au moindre coût environnemental, ce qui signifie en privilégiant le côté passif, économe. Deuxième mission, produire de l’énergie. Celle-ci n’est pas consommée sur place, à l’exception de l’eau chaude le cas échéant, mais envoyée sur des réseaux, pour la collectivité. Comme les ordres de grandeur de ce que l’on peut produire et de ce que l’on consomme sont proches, il est tentant de se fixer le chalenge de produire chaque année plus d’énergie que ce que l’on consomme. Mais ne nous trompons pas, la production d’énergie est bien une seconde mission, affectée aux nombreuses surfaces offertes par un bâtiment. Pourquoi ne pas les utiliser, et rendre ainsi plus intense l’usage de la parcelle qui accueille la construction ? Il faut pour cela concevoir cette dernière de manière à optimiser les deux fonctions, maison et centrale énergétique, et ça ne s’improvise pas. Il faudrait y ajouter d’autres fonctions, pour augmenter encore l’intensité du projet : contribution à un paysage, à la richesse biologique, à une bonne gestion des eaux de pluies.

Le débat sur l’étalement urbain et la densité, la maison individuelle et la ville, prend alors une autre tournure. On obtient de l’intensité à la campagne comme en ville, mais pas avec les mêmes paramètres. Une maison individuelle, passive, à eau chaude solaire et qui renvoie sur le réseau électrique plus de kWh qu’elle n’en consomme, au milieu d’un jardin à haute richesse biologique, qui fournit une bonne part de la nourriture et des loisirs de ses occupants, peut être très intense, alors qu’une cité très artificialisée, qui ne produit rien d’autre que de l’ennui, dont les occupants ne cherchent qu’à s’évader, peut s’avérer très pauvre. La densité n’est pas l’intensité. Il est possible de les conjuguer, mais attention à ne pas les confondre.

Ce sont des bilans, intégrant des services rendus et des consommations, qui permettent d’évaluer l’intensité atteinte dans l’usage d’un terrain. Ces bilans ne peuvent être arithmétiques, compte tenu de la diversité des dimensions à prendre en compte, mais ils reflètent la qualité[4] d’ensemble d’un projet, qualité toujours aux multiples facettes à combiner intelligemment. Une tour, un lotissement[5], une maison isolée ne s’évaluent pas en densité, en paysage, en efficacité énergétique, en biodiversité, mais doivent l’être en fonction de l’intensité globale qu’ils offrent dans l’usage d’un terrain. L’essentiel est de faire le plein des utilités de toutes natures, sans modération. 

Prochaine chronique : Masse

 



[1] Voir à ce sujet la chronique Gratuit, du 30/04/2007

[2] Intensité, chronique du 08/05/2007

 

[3] Voir la chronique Positif du 17/05/2007

[4] Qualité, chronique du 02/04/2006 et n°60 dans Coup de shampoing sur le développement durable (www.ibispress.com)

[5] Lotissement, chronique du 28/05/2006 et n°38 dans Coup de shampoing

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable - Communauté : Développement Durable
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Jeudi 14 février 2008
Les freins, c’est bien commode : ça permet d’aller vite. Pour une voiture, leur puissance est calculée en fonction de sa vitesse potentielle et de son poids. Il y a un problème si le frein ne se desserre jamais complètement, ou bien si, comme parfois pour le frein à main, on oublie de le desserrer ou on le desserre incomplètement. Il y a des frottements permanents, qui font perdre de l’énergie et chauffer la mécanique, qui déstabilisent le véhicule. Un frein ça se dérègle, ça s’use. Il faut les surveiller, les entretenir, les changer si nécessaires, pour qu’ils soient toujours une aide quand on se déplace. Le frein n’est pas un obstacle à la vitesse[1], c’en est au contraire une des conditions si on ne veut pas courir de risque[2] inconsidéré. Il en est de même pour la croissance, que l’on veut libérer. Bien sûr, il faut faire la chasse aux aspérités, aux lourdeurs, aux protections abusives qui ne seraient que des restes d’un passé révolu ou des privilèges injustifiés, et n’apportent le plus souvent qu’une sécurité illusoire, tout simplement parce que ça se passe ailleurs. A quoi bon blinder la porte si les murs ou les fenêtres sont des passoires ? L’accumulation qui est faite des sécurités mérite assurément d’être revue, mais gardons-nous de les abandonner toutes pour autant. Tenir à jour le dispositif n’est pas le supprimer. L’aventure du trader de la société générale est éloquente à cet égard. S’affranchir des procédures donne des ailes, et un sentiment de puissance, mais expose aussi à des risques sérieux. La sécurité est donc sacrée, même si les formes qu’elle prend, de contrôles et de vérifications permanentes, peuvent apparaître agaçantes, face à la tentation de la transgression, toujours excitante. Sacrée, mais pas figée pour autant. L’adaptation en continu des règles de la sécurité est le gage de son efficacité, indispensable pour quiconque veut prendre de la vitesse. Nous avons besoin de faire vite, pour endiguer le changement climatique, résorber la misère à la surface de la planète, restaurer la productivité des océans, et relever bien d’autres défis encore, mais sans oublier pour autant les règles élémentaires de sécurité. Le fantastique effort d’innovation, tant technologique que social, qui nous est demandé comporte bien évidemment des risques, il faut pouvoir s’arrêter en cas de besoin, ou freiner pour négocier[3] un virage.

Quand la voiture s’emballe, le réflexe est de piler. On arrête tout, et on reprend le contrôle. C’est le sentiment qui se dégageait, aux premiers temps des préoccupations écologiques planétaires, du célèbre rapport Meadows, commandité par le groupe d’industriels du Club de Rome, publié en français sous le titre Halte à la croissance ?[4] Le système productif mondial s’affole, les ressources se raréfient à grande vitesse, la pollution met la santé en danger : le prolongement des courbes illustrant l’état de la planète était alarmant. Il faut tout arrêter et reprendre à zéro. Tel est le message alarmiste des industriels et des chercheurs impliqués dans ces travaux, message renforçant quelques cris d’alarme, notamment celui lancé dix années plus tôt par Rachel Carson et son fameux Printemps silencieux [5] (1962). Le problème est qu’on a beau piler, freiner de toutes ses forces, la machine ne s’arrête pas. La dynamique est trop puissante, les acteurs sont nombreux, et leurs intérêts multiples et contradictoires ; le pilotage de la croissance est trop complexe. A défaut de s’arrêter, il reste le changement de direction. Le frein ne marche pas, utilisons le volant. C’est en changeant de direction que l’on évitera d’aller dans le mur, ou dans le ravin, ou encore dans un arbre si vous préférez. Il y aura sans doute des dégâts, nous avons commis trop d’imprudences, et nous continuons d’en commettre. Et il faut bien admettre qu’un coup de frein est utile pour virer de bord sans se renverser. Le développement durable est une manière de piloter l’économie, et il a besoin d’instruments pour le faire efficacement. Les instruments traditionnels de l’économie ont été conçus pour l’essentiel dans une perspective d’expansion indéfinie, et il faut les renouveler. Ce changement d’attitude est douloureux pour certains, qui tentent de faire perdurer l’ancien régime, et croient qu’il suffit de faire sauter les protections pour y parvenir. Il est vrai que de nombreuses régulations sont obsolètes, et qu’il faut s’en débarrasser, mais pas sans les remplacer par de nouvelles, élaborées dans la perspective d’un monde fini, au sens où il n’est pas infini. Tout retard dans la mise en place de ces nouvelles règles du jeu ne peut que compliquer cette mutation, dont on sait bien qu’elle sera longue et controversée. Autant la commencer tout de suite, en essayant d’aller vite, et en se dotant bien sûr de freins adaptés à cette nouvelle forme de développement.

Prochaine chronique : Le plein



[1] Vitesse, chronique du 16/11/2006 et n°80 dans Coup de shampooing sur le développement durable (www.ibispress.com)

[2] Risque, chronique du 26/06/2006 et n°64 dans Coup de shampoing

[3] Négociation, chronique du 18/09/2006 et n°45 dans Coup de shampoing

[4] Fayard, 1972

[5] Edité en France en 1963, Plon

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable - Communauté : Développement Durable
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, Dominique Bidou Développement durable, est le support juridique (SARL) de mes interventions en tant que consultant. DBDD s’adresse aux collectivités, aux administrations, aux entreprises publiques et privées. Toutes les activités sont concernées, chacune avec ses spécificités qu’il convient d’intégrer dans les interventionsDBDD propose un accompagnement dans l’élaboration des politiques de développement durable, diagnostic, choix de lignes directrices, mobilisation des acteurs, personnels et partenaires, contrôles et évaluation.  contact@db-dd.org Pour une présentation plus complète, cliquer sur l'icône 
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quelques articles et ouvrages

Vous trouverez ci-dessous une liste de mes principaux articles, rapports et ouvrages sur le développement durable
- Rendre les villes intenses, Revue Urbanisme, septembre octobre 2008 Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf
- 11 recettes pour le développement durable, chroniques publiées dans le magazine CyberArchi www.cyberarchi.com de janvier 2007 à juin 2008,11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf 11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf
- Le risque, composante du développement durable, La part du risque, septembre 2008, http://www.lapartderisque.fr/Le-risque-composante-du.html  
 - Le développement durable : une logique de dépassement, Revue politique et parlementaire, numéro hors série Le Grenelle de l'environnement, avril 2008 le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf
- De bonnes recettes pour le développement durable, communication à l’académie d’architecture, 6 mars 2008Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf
- Pour le développement durable : une défense solide, une attaque créative, Préventique, n° 97, janvier-février 2008Article-dans-Pr-ventique.pdf Article-dans-Pr-ventique.pdf
- La haute qualité, une bonne recette pour le développement durable, Qualitique, n° 193, décembre 2007
article-dans-qualitique.pdf article-dans-qualitique.pdf

- Coup de shampoing sur le développement durable - Ibis press, 2007  www.ibispress.com  Voir rubrique ci-dessous

- La qualité environnementale des opérations d’aménagement, Etudes foncières, n° 127, Mai-juin 2007 artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf

- Développement durable, XXIème siècle : un défi pour les économistes, Sociétal n°53,

juillet 2006 Soci-tal--version-publi-e.pdf Soci-tal--version-publi-e.pdf

- Éthique et construction, revue « profession achat » n°20, déc 2005 – Janvier 2006

- La science des systèmes : un levier pour le développement durable, communication au congrès européen de systémique, Paris, 19 septembre 2005

 

- La HQE, une dynamique en marche, in Nouveaux paris, la ville et ses possibles, sous la

 

direction de Nicolas Michelin, Picard 2005

- Les inégalités écologiques en milieu urbain (avec col.) Inspection générale de l'Environnement et Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- Le développement durable, un nouvelle frontière pour les services déconcentrés de l’Etat, (avec Dominique Schneider et col.) Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- L'air, in revue Passages, Panorama 2004 du développement durable, édition spéciale n°1,

décembre 2004

- Tous gagnants, la dynamique du développement durable – Ibis press, 2004 www.ibispress.com Voir rubrique ci-dessous

- Une démarche de progrès pour le bâtiment, Constructif, novembre 2003

- Une gestion « sociétale » des entreprises, Entreprise éthique, avril 2002

- Un moteur de modernisation, revue politique et parlementaire, mars-avril 2000

- Environnement et développement économique, in Poursuivre la décentralisation, Editions Pouvoirs locaux, 1994

- Le livre vert de l’écologie urbaine dans la construction et l’habitat, ministère de l’Equipement, 1993 Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc

- Écologistes : le malentendu, revue politique et parlementaires, n° 914, Janv-Fév 1985

 

 

 

 

Deux livres sur le DD

Ma pratique professionnelle et associative du développement durable, et la rédaction régulière de ce blog m'ont conduit à écrire deux livres sur le développement durable, édités aux éditions Ibis Press (www.ibipress.com )  Le premier dont l'objectif esst tout simplement de donner l'envie d'y aller a été publié en 2003 sous le titre Tous gagnants, la dynamique du développement durable. Il est préfacé de Michel-Edouard Leclerc, et post facé de Jean-Claude Antonini. On trouvera ci-attaché, en cliquant sur l'icone correspondante, une présentation de l'ouvrage  pr-sentation-Tous-gagnants.pdf pr-sentation-Tous-gagnants.pdf  et le dépliant (avec bon de commande) flyertousgagnants.pdf flyertousgagnants.pdf .

Coup de shamping sur le développement durable (2007) est le rassemblement des 80 premiers billets de ce blog, mis en perspective par une introduction ( intro-Coup-de-shampoing.pdf intro-Coup-de-shampoing.pdf ) et une conclusion synthétiques. Didier ADES en a rédigé la préface. On trouvera ci après la présentation de l'ouvrage texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf , et le dépliant Depliantcoupdeshampoing.pdf Depliantcoupdeshampoing.pdf
 

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