Le DD par les mots

undefined

Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce blog pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.  Il faut lui donner un sens plus pratique, plus proche de la réalité quotidienne, sans pour autant lui faire perdre sa force et son caractère universel. Chaque mot, pris dans l'actualité ou au fil d'une conversation, donne l'occasion d'une réflexion sur le développement durable. Au lieu de partir du développement durable, et de tenter de l'expliquer, nous allons partir de la vie et des mots ordinaires, pour aller vers le développement durable. Près de 400 mots ont ainsi été déclinés dans l'univers du développement durable, de janvier 2006 à juin 2009. Un livre a été publié en 2007 à partir des 80 premiers mots Coup de shampoing sur le développement durable, préfacé par Didier ADES.
L'été 2009 sera l'occasion d'une mutation. Vous trouverez dans quelques mois une présentation de tous les mots têtes de chapitre, plus de nombreux autres très présents dans les textes. Un accès facile pour circuler dans l'univers du développement durable à partir de l'une ou l'autre de ces multplies portes d'entrée.
Entre temps, il n'y aura plus de chronique régulière, juste parfois des billets d'humeur. Vous trouverez aussi la liste des mots par ordre alphabétique, et la présentation, à l'occasion, de billets que j'ai l'occasion de publier sur d'autres supports.
Pour être tenu informé de la suite de ce blog sans avoir à y penser, il suffit de vous isncrire à l'aide de la case juste au dessous, en suivant les instructions. C'est très simple. A bientôt

Dominique Bidou
 

Une approche offensive

Il nous faut inventer le monde de demain, en mobilisant le plus d'énergies possible. L’approche proposée dans ce blog est résolument offensive, et fondée sur deux lignes directrices 

-  Anticiper et se placer de manière à bénéficier des changements à venir. Inventer un monde nouveau est à la fois un projet enthousiasmant, une obligation éthique et une opportunité économique.
-   Adapter le concept de développement durable à chaque cas d’espèce, en s’inspirant de recettes simples et de méthodes éprouvées à décliner dans chaque contexte. 

Les bouquets du DD

 Un bouquet pour la finance bouquet-finances.pdf bouquet-finances.pdf

Un bouquet pour les dividendes bouquet-dividendes.pdf bouquet-dividendes.pdf

Un bouquet pour la bouffe La-bouffe.pdf La-bouffe.pdf

dans la série Les péchés capitaux au service dudéveloppement durable, un bouquet pour l 'orgueil Bouquet-orgueil.pdf Bouquet-orgueil.pdf , un bouquet pour l'envie Bouquet-envie.pdfBouquet-envie.pdf , un bouquet pour l'avarice Bouquet-Avarice.pdf Bouquet-Avarice.pdf

Présentation

Jeudi 29 mars 2007
 Le nom signifie une querelle, une contestation, et il s’écrit alors avec un D. Avec un T, pour reprendre la célèbre différence entre les deux policiers des aventures de Tintin, on a l’adjectif Différent, que le dictionnaire définit comme dissemblable, ou encore plusieurs, divers.  Une des définitions du développement durable étant l’intelligence à plusieurs, l’adjectif doit nous intéresser !  C’est que le monde est complexe, c'est d'ailleurs ce qui en fait le charme, avec ses innombrables composantes, sa variété de caractères, qui fait que la même espèce peut présenter une infinité de différences. Il serait bien maladroit de lui imposer un traitement uniforme, et d’abandonner ainsi, voire de mettre en péril, la richesse que cette diversité représente. Le développement durable demande une approche différenciée, des Hommes et des espaces. Évidemment, ce serait bien plus simple de « ne voir qu'une seule tête », ou encore qu’un seul modèle de développement. Les instructions seraient les mêmes pour tout le monde, et on ferait l'économie d'une analyse fine, préalable aux projets et aux interventions. Mais quel appauvrissement !

La gestion uniforme des milieux, hélas, n’est pas exceptionnelle, avec le gâchis qui en résulte. Oublions-la, et parlons de préférence de leur gestion différenciée.

Le concept est né au début des années 1980 dans l'agglomération Rennaise, avec un code de qualité pour les espaces verts de la ville, prolongé une dizaine d'années plus tard par un code vert pour ceux des villes voisines, du district de l'époque. Le principe en est simple : selon les usages, les espaces ne doivent pas être gérés de la même manière. C'était malgré tout une révolution, parce que ce simple énoncé revenait à prendre des libertés par rapports aux pratiques courantes, fondées essentiellement sur une approche horticole, qui s’imposait indépendamment des usages. Il fallait aller au-delà, et faire accepter aux jardiniers des villes de nouvelles méthodes, parfois contraires à ce qu'ils avaient toujours fait. Ici, les pelouses classiques tondues très fréquemment sont transformées en pelouses fleuries hautes, tondues uniquement quand l'herbe dépasse 30 cm. Là, dans des zones de loisir, des prairies maigres sont coupées 3 à 4 fois par an. Ailleurs, des couvre-sols sont implantés au pied des arbres[1]. Le bon sens, auquel il est fait souvent référence quand on tente de trouver les voies du développement durable, prouve ici tout son intérêt. Quoi de commun entre des espaces de prestige, dont la fonction est avant tout visuelle, et qui doivent être soignées dans tous les détails, et des espaces verts de lotissements, destinés aux jeux des enfants. La gestion différenciée permet à la fois de mieux répondre aux besoins, de faire des économies, et de préserver l'environnement : par exemple, à Rennes, si au Thabor le sol d'un massif d'arbustes est balayé de ses feuilles tous les automnes, cela justifie-t-il que par analogie un boisement soit dégarni de sa litière chaque année ? Pour obtenir cette gestion différenciée, il faut savoir dépasser des cloisonnements et des rigidités trop souvent en vigueur.

C'est dès la conception de ces espaces qu'il faut prendre leur usage en considération, et à Rennes, on parle aujourd'hui de conception différenciée, la gestion n'en étant que le complément logique. Inventaire des espaces existants, diagnostic sur leur place dans le paysage urbain et leur usage actuel et potentiel, participation à la gestion urbaine de proximité incluant bien d'autres préoccupations, figurent parmi les conditions à remplir pour faire vivre utilement la gestion différenciée, qui doit s'adapter en permanence aux usages.

Au delà de la gestion des espaces publics, c'est toute la diversité des espaces de nature qui doit être prise en charge, avec une gamme d'instruments allant de l'acquisition par la puissance publique à l'instauration d'un règlement, en  passant par la sensibilisation des acteurs, et un enrichissement de l'offre de services aux particuliers pour l'entretien des jardins.

Présentée à partir de l'expérience sur les espaces verts de l'agglomération Rennaise, la recette de la gestion différenciée trouve bien d'autres applications.

La notion de paysage sonore, par exemple, se substitue à la recherche uniforme du silence. La succession de zones calmes et animées, constituée en fonction des usages et des morphologies urbaines, est un exemple d'une gestion différenciée à intégrer dès la conception d'un quartier, ou à l'occasion de travaux importants. Accepter le bruit de rues passantes et commerçantes, tout en assurant le calme pour les populations riveraines, ne s'improvise pas, et demande un travail fin le plus en amont possible. La même réflexion vaut à l'intérieur d'un logement, ou bien d'un bâtiment à usage professionnel, où l'existence de zones animées, acceptant un certain niveau de bruit, ne doit pas empêcher le repos ou la concentration dans d’autres parties de l’immeuble. L'uniformité alignée sur les exigences les plus fortes n'est pas une bonne solution, ni en matière de qualité de vie, ni financière. De même que tous les espaces verts ne doivent pas devenir des gazons anglais, toutes les rues, toutes les pièces d'une maison ne doivent pas sacrifier à un silence absolu qui deviendrait vite insupportable.

Autre exemple : la lumière[2]. L'éclairage public, notamment, permet d'illustrer cette recherche de différenciation. Selon les horaires, qui eux-mêmes sont fortement liés aux usages, ou selon les lieux, de grand passage ou de passage occasionnel. Le concept d'urbanisme lumière prend ainsi toute sa force, car il s'agit de créer un paysage nocturne avec du relief, au lieu d'un éclairage uniforme, et par suite surdimensionné pour la plus grande partie des espaces. Qualité de vie, qualité du paysage urbain de nuit et mise en valeur de sites et de points singuliers, fontaine ou monument,  économies d'énergie, la gestion différenciée de l'éclairage public se révèle productive sur de nombreux plans. Elle nécessite un travail de conception, d'intelligence, fondée sur l'analyse des lieux et l'écoute des habitants. Les cloisonnements entre disciplines doivent, là encore, être dépassés. Le concepteur lumière doit réunir autour de lui, outre les services municipaux qui auront à gérer au quotidien ses installations, des architectes, des urbanistes, des sociologues, des coloristes, des bureaux d'études électricité, voire des historiens et les services de sécurité.

Accepter que le monde soit plein de différences, et les cultiver, en tirer parti, pour faire des économies tout en répondant mieux aux attentes et en respectant l'environnement : Il semble qu'on soit bien dans l'esprit du développement durable. La gestion différenciée semble s'imposer au bon sens, mais dans la pratique, le poids des habitudes, des cloisonnements, et le besoin légitime de contrôler et d'évaluer, qui entraîne souvent l'adoption de grilles bâties sur le même modèle, la rende bien difficile à mettre en place. Il n’est pas toujours simple de valoriser le différent, c'est à la fois plus exigeant et plus exaltant que la politique du moule unique où tous les projets seraient coulés. Ça rend sûrement plus intelligent, aussi, plus ouvert, plus attentif, on est bien sur la voie du développement durable.

 Prochaine chronique : Système

 

 

[1]   Ces pratiques, aujourd’hui devenues « naturelles », sont décrites dans le bilan 1988-1991 du protocole Environnement de l'agglomération Rennaise, Pour l'environnement une action concertée, DRAE Bretagne et AUDIAR, 1991.

[2]   Lumière, chronique du 14 décembre 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-4903973.html


Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 26 mars 2007

Un thème récurrent, en période électorale. L’égalité des chances est à la mode. Que chaque enfant, le jour où il entre à l’école maternelle, ait les mêmes chances d’intégrer un jour l’école polytechnique ou l’ENA. Quel que soit son sexe, et le quartier où il habite. Un beau programme, de belles perspectives, mais ce n’est peut-être pas ça, le « durable ».

 

Bien sûr, il faut que l’origine, sociale ou culturelle, ne puisse en aucun cas être un frein au développement d’un cursus, ni ne soit un facteur d’exclusion. Mais le développement durable c’est aussi offrir une diversité d’avenirs. Donner à chacun sa chance de « réussir dans la vie » n’a de sens que s’il y a une infinité de manières de le faire, et non pas un ou quelques modèles hors desquels il n’y a pas de réelle reconnaissance. L’égalité des chances se joue des deux côtés, sur le cheminement poursuivi, comme sur la manière d’évaluer la « réussite ». En amont et en aval, pour réaffirmer cette constante du développement durable de la nécessité d’une analyse en cycle, en boucle[1], pour mieux comprendre les enchaînements, et mécanismes qui déterminent le cours de la vie.

 

C’est que la diversité des situations, des états, se double le plus souvent d’une hiérarchie, qui se traduit elle-même en termes de statut social ou financier. Il y a, c’est bien connu, « des gens plus égaux que d’autres ». En France, c’est une banalité de le dire, le travail manuel est sous évalué par rapport aux tâches intellectuelles, malgré quelques campagnes institutionnelles sur l’apprentissage et la célèbre louange par Pierre Perret du beau métier de plombier. L’affirmation « il faut de tout pour faire un monde » masque la différence de considération apportée aux différentes composantes de ce monde. Cette hiérarchie évolue, et donne une photo de la culture d’une société à un moment donné. Même entre les dirigeants des entreprises, on trouve plusieurs catégories : aujourd’hui, la finance est dominante, et par suite le financier, et il serait suivi, dans l’ordre par les juristes et les techniciens. La production a moins d’importance que le droit et la finance. Si vous voulez gagner beaucoup d’argent, vous voyez ce qui vous reste à faire. Tant pis si vos inclinaisons personnelles vous menaient ailleurs. Le but ultime des élèves des grandes écoles d’ingénieurs en France est bien le management, et non pas la technique qu’on abandonne volontiers à des corps et des écoles moins prestigieuses. La manière de gravir les échelons hiérarchiques est le plus souvent liée aux qualités de chef qu’à la maîtrise d’une spécialité. Le fameux principe de Peter trouve là ses racines et sa force.

 

En politique aussi, des différences d’appréciation se manifestent, qui n’ont rien à voir avec les partis : être un professionnel de la chose publique est un atout considérable. Il vaut mieux être fonctionnaire qu’artisan pour représenter le peuple. Il y a les facilités liées au statut et à la garantie de retrouver un poste en cas d’échec, c’est l’égalité des chances en amont qui est compromise. Il y a aussi le sentiment largement diffusé que les dossiers étant très compliqués, il faut des « pro » pour y comprendre quelques chose et les traiter sérieusement. L’image du personnel politique idéal compromet fortement en aval l’égalité des chances d’accéder à des responsabilités.

 

Revenons aux jeunes. Tous égaux, mais selon que l’on mesure les mérites par une version grecque, la résolution d’une équation différentielle, un concours de saut en hauteur ou l’élaboration d’une pièce mécanique, on ne sélectionne pas les mêmes, malgré une scrupuleuse égalité de traitement. Il faut donc multiplier les manières de reconnaître les mérites[2]. Depuis longtemps, on a considéré que l’examen, par sa nature, ne convenait pas à tous les élèves, et que d’autres formes d’évaluation étaient nécessaires. C’est la contrôle continu, le livret scolaire, les travaux en groupe, l’appréciation des enseignants qui ont été développés à cet effet, mais en restant dans l’univers confiné des matières scolaires. L’épanouissement personnel, la prise de responsabilité peuvent se faire dans d’autres sphères, et ne trouvent pas de reconnaissance, alors que des activités culturelles et sportives, notamment, mais aussi des pratiques de nature différente comme le jardinage, la tenue scrupuleuse d’une collection, ou l’organisation d’évènements peuvent contribuer à forger une personnalité sans que ces mérites ne soient pris en compte.

 

Il a été ainsi proposé d’en favoriser la reconnaissance, sur le modèle du livret scolaire. D’autres documents de ce type pourraient faire foi de ces activités et des qualités obtenues en les exerçant[3]. C’est une piste intéressante, qui aurait le mérite de diversifier la manière d’évaluer le potentiel d’une personne, en offrant plusieurs angles d’observation de se personnalité, au lieu de tout ramener à une seule optique scolaire. De même que l’évaluation d’un bien ou d’un service, dans notre économie, se fait le plus souvent par une simple approche monétaire, évacuant ainsi beaucoup d’autres types de valeurs, l’évaluation de la valeur d’une personne se fait au filtre d’une grille scolaire dans un monde où l’apprentissage de la vie se fait très largement hors de l’école.

 

Les talents des jeunes sont par nature très variés, et les mesurer à la même aune revient à en négliger une bonne part. Du perdant perdant garanti. C’est un terrible appauvrissement pour la société, qui laisse filer des talents dont elle aurait bien besoin ; c’est un sentiment d’échec et de rejet pour le jeune dont les qualités ont le malheur de ne pas entrer dans les cases prévues. L’égalité des chances va bien au-delà d’un soutien des plus défavorisés pour l’accès aux filières nobles.

 

Chacun cherche à être reconnu, et a besoin pour cela de trouver son domaine d’excellence. En confinant l’excellence à quelques filières prestigieuses, et réservée dans les faits à une élite, on crée une machine à rejeter, et une société « ancien régime », avec des aristocrates et des roturiers. Le concept d’égalité des chances et une dose de discrimination positive laissent penser que la perméabilité entre les deux catégories résout le problème, alors que l’enjeu est de reconnaître la diversité des talents et de les conjuguer. L’égalité, c’est à la fois se sentir bien dans sa peau, égoïstement, et en plus, participer à une aventure collective. C’est du gagnant-gagnant.

Prochaine chronique : Différent



[1] Boucle, chronique du 17 mars 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-2181105.html

 

[2] Voir à ce sujet la chronique Sélection , du 13 novembre 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-4534011.html

 

[3] On pourra utilement sur ce point se reporter au livre de Jean-Pierre Faye, Artssports & création, qui présente tout l’intérêt qu’aurait un « livret Artssports ». Jean-Pierre Faye, 2006, diffusion : www.sauramps.com

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 22 mars 2007

Après Capital[1] et Prix[2], c’est au tour de Profit. Pour beaucoup un vilain mot, et des interrogations sur la légitimité des formidables profits des entreprises du CAC 40 et des pétroliers, qui contrastent avec le faible taux de croissance, les délocalisations, le chômage qui n’en finit pas, les menaces sur les retraites, et la mauvaise volonté pour indemniser les victimes des marées noires et de l’amiante. Et j’en passe sûrement.

 

Et pourtant, l'évangile ne fait-il pas l’apologie du profit dans la parabole des talents ? Le profit en soi n’est donc peut-être pas totalement immoral, et certaines sociétés pensent même que la fortune est le signe de la bénédiction divine…

 

La question du profit est sans doute plus compliquée qu’elle n’en a l’air, et vaut mieux qu’une condamnation brutale et sans appel.

 

Ce n’est sans doute pas le profit en soi qui pose problème, mais la manière de les réaliser, et ce qu’on en fait ensuite. L’amont et l’aval, toujours cette approche en boucle[3] caractéristique du développement durable.

 

Dans une approche basique « développement durable », on part des trois piliers. Le profit est le fruit d’une démarche économique, il faut donc voir comment il peut être aussi porteur de valeurs environnementales et sociales.

 

Une première approche renvoie, pour l’environnement, à l’excellence environnementale dans les processus de production, et pour le social, à une politique sociale ambitieuse. Il ne faudrait pas oublier pour autant la nature de la production. On peut faire de la drogue bio, avec en outre une politique de haut salaire, ça ne fait pas du développement durable pour autant. Il faut aussi veiller à ce que la production produise du vrai bonheur sans épuiser les ressources de la planète. Cette question devrait interpeller les grands secteurs productifs, leur offre est-elle à la fois socialement utile et écologiquement correcte ? On a vu avec Lotissement[4], que la qualité de l’offre et le respect à la fois des populations et de l’environnement constituent la condition même du développement d’une activité. Concernant d’autres biens de consommation, tels que télévision, automobiles, ampoules halogènes, on peut se demander si une réflexion analogue a été lancée, les possibilités d’exportation retardant l’heure de vérité. Ces biens peuvent apporter des bienfaits, et ce sont les aspects à promouvoir, mais au prix de la dépendance, de pollutions et d’épuisement des ressources, et ce sont les volets à réduire. Au-delà des processus de fabrication, c’est la valeur sociale des biens mis sur le marché, et sources de profits, qui doit être examinée dans une approche développement durable.

 

Et en aval, que faire de tous ces profits ?

 

En profiter, si on ose dire, pour changer d’époque. Les entreprises doivent entrer dans une ère nouvelle, comme toute la société. Celle de la croissance qualitative, de la dématérialisation, de la satisfaction des besoins de neuf milliards d’être humains à l’horizon 2050. Tout ça avec une seule planète. Un beau défi, qui demande des investissements humains et financiers considérables. Une opportunité pour les entreprises pionnières qui sauront défricher ces nouvelles orientations, et pour les nations dont les économies auront su prendre ce virage. Quand les pétroliers investissent dans les éoliennes, ils ne font pas autre chose, et il y a de nombreux champs d’innovations de ce type à exploiter. Pour la vieille Europe , pauvre en matières premières et en énergie, mais riche de sa culture technique, de son patrimoine humain, de ses villes, de ses mers et de sa biodiversité, il y a une opportunité à saisir. L’esprit pionniers et défricheur des américains les pousse à aller toujours plus loin, à privilégier la quantité plutôt que la qualité, à l’expansion plutôt qu’à l’intensification. Les valeurs de colonisation sont encore très présentes dans leur culture, et la conquête de l’espace reste leur nouvelle frontière, alors que l’époque n’est plus à l’Odyssée, mais à la culture de notre jardin.

 

Les profits d’aujourd’hui peuvent être une aubaine pour demain. On aimerait juste que ces investissements ne soient pas confidentiels, ne soient pas uniquement une affaire de financiers et d’industriels, car toute la société est concernée. Les grandes orientations, qui auront inévitablement, à un moment donné, besoin des pouvoirs publics pour encadrer leur développement, soutenir tel effort de recherche, fixer de nouvelles règles adaptées aux nouveaux produits, doivent être débattues à des moments critiques, ne serait-ce que pour contribuer à la bonne santé du capital social, au sens des quatre capitaux. Et nul doute que ce capital, essentiel pour la mobilisation de la société, apportera à son tour sa dose de profit. Allons, vive le profit, puisse chacun y contribuer, et en bénéficier !

Prochaine chronique : Egalité

 

 

 

 



[1]           Chronique du 22 février 2007, http://developpement-durable.over-blog.org/article-5753903.html

 

[2]           Chronique du 26 février 2007, http://developpement-durable.over-blog.org/article-5807986.html

 

[3]           Chronique du 17 mars 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-2181105.html

 

[4]           Chronique du 28 mai 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-2854215.html

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 19 mars 2007

Pour les parisiens, c’est une fois par an. C’est au salon de l’agriculture que l’on peut admirer les splendides vaches de la race Abondance , fleuron d’une région du même nom où l’on peut les admirer en pleine nature, entre le lac Léman et le Mont Blanc. Vache, fromage, qualité de la nourriture, paysages de montagne préservés, équilibre entre agriculture, qualité de vie, tourisme, et diversité biologique. Une première approche du mot abondance, un mot qui permet au passage d’évoquer un concept récent, ou plutôt une approche récente d’une vieille affaire : la « slow food », en réaction, vous l’aurez deviné, à la fast food. Un mouvement associatif en plein essor[1], avec en ligne de mire la recherche d’un équilibre à trois dimensions,

 

1. La qualité de la nourriture ingurgitée, condition de la bonne santé physique et mentale,

 

2. La convivialité au sein des repas, source de bien-être social, de qualité des relations,

 

3. La qualité de la filière de production, la solidarité entre producteur et consommateur, de toute la chaîne, la protection de l’environnement où la nourriture est produite.

 

Voilà une bonne manière de faire du développement durable, pour ceux qui ne savent pas par où commencer…

 

Abondance de biens ne nuit pas, dit le proverbe, mais ce serait trop facile. Le bon sens est parfois trompeur, car il ne voit pas tout. Consommer des biens en abondance, c’est aussi, par le jeu du métabolisme, rejeter des déchets de toutes natures en abondance. La question des gaz à effet de serre illustre parfaitement cette approche où le cycle complet de la vie d’un bien est examiné, et non un simple tronçon de ce cycle. L’énergie est un bon exemple, et on peut affirmer aujourd’hui qu’il y trop de pétrole[2] à la surface de la planète. Trop de carbone, en réalité, car le pétrole n’est que la figure de proue d’une série de combustibles, charbon et gaz, y compris les matières riches en pétrole comme les schistes bitumineux, etc. Il y en a bien sûr trop, car le facteur limitant, celui qui porte en soi les causes de blocage, n’est pas la ressource mais le rejet. Il faut réduire les consommations d’énergie fossile pour cause de non maîtrise des rejets, et non pas par crainte de la pénurie. Celle-ci ne doit pas être exclue, mais elle est pour le 22ème siècle, alors que le réchauffement climatique et les problèmes qu’il engendre sont pour le 21ème, le nôtre, celui qui a commencé. Entre temps, on pourrait, à partir du charbon, encore très abondant dans certains pays, faire des équivalents gaz ou pétrole, ou encore de l’électricité ou de l’hydrogène pour rendre plus souple l’utilisation de ce stock de charbon. C’est pour cette raison que des recherches actives sont lancées depuis quelques années pour tenter de séquestrer ce carbone indésirable dans l’atmosphère, c'est-à-dire l’isoler des gaz de combustion et ensuite l’envoyer dans les profondeurs de la terre, dans des couches géologiques dont il ne pourra pas s’échapper. On sait à peu près comment faire, mais ça coûte très cher, et la course est engagée pour savoir qui trouvera la technique de séquestration à bon  marché. L’énergie, on en a à revendre, à la surface de la planète. Nous sommes dans l’abondance. Outre les énergies fossiles, les renouvelables sont multiples. Les Etats-Unis, qui n’ont pas ratifié les accords de Kyoto, y travaillent activement. Spectrolab Inc. vient de rendre public le résultat de ses recherches sur les cellules photovoltaïques[3]. Ils obtiennent des rendements de l’ordre de 40%, c'est-à-dire que 40% de l’énergie solaire qui arrive sur la surface du capteur est transformée en électricité. Une proportion double de ce qui se fait aujourd’hui en moyenne. Avec ça, la « maison à énergie positive » est pour demain, dès que, là encore, les coûts seront compétitifs. Toujours en Amérique, un projet de champs d’éoliennes off shore sur la côte Atlantique (du Massachussetts à la Caroline du Nord) permettrait de couvrir un tiers des capacités actuelles de production d’électricité des Etats-Unis, avec une très forte réduction des émissions de gaz à effet de serre[4]. Ça ne suffit pas à régler le problème, mais ça montre bien que la pénurie n’est pas une fatalité, pour peu que l’on complète ces équipements de production par un minimum d’action pour des économies d’énergie, qui, comme on le sait, constituent un formidable gisement aux Etats-Unis.

 

Ce sont des raisons environnementales qui font que le projet n’avance pas très vite, car il n’y a pas que l’énergie et l’effet de serre dans la vie. Cet exemple illustre bien où se situe le vrai problème. Pas dans la pénurie absolue, car l’énergie est en définitive abondante, et même surabondante, mais dans la manière de la capter et de la mettre utilement à la disposition des acteurs pour couvrir leurs besoins. Il y a l’énergie des marées, des courants marins et du clapot, de la houle, il y a les ouragans qui ne sont en définitive que des manifestations du trop plein d’énergie à la surface de la planète, puisqu’elle ne l’évacue pas assez vers le ciel et l’espace. Il y a  des essais de captation de l’énergie en montagne, du simple fait de la différence de température et de pression en deux points d’altitude différentes, et toutes les énergies que l’on peur capter dans le sol, en surface ou en profondeur, la biomasse, etc.

 

Le problème réside dans la manière de capter cette énergie. Parfois, on détruit d’autres valeurs, d’autres richesses, comme les paysages ou la biodiversité, la reproduction des poissons dans les rivières devenues trop artificielles, etc. Ou alors on ne parvient pas à la capter techniquement dans de bonnes conditions, qu’elle soit trop puissante, comme celle des ouragans et des volcans, ou qu’elle soit trop diffuse, comme le clapot des vagues. Rappelons-nous, le zéro absolu est à – 273 °. C’est au soleil que nous devons notre température moyenne, où l’humanité et les être vivants de notre planète on trouvé leurs conditions d’équilibre. Le soleil a déjà produit la quasi totalité de l’énergie dont nous avons besoin, mais nous la comptons pas : l’agriculture incorpore de l’énergie fossile, mais en quantité marginale si on la compare à l’énergie solaire dont elle bénéficie ; les maisons engrangent l’énergie du soleil à travers leurs fenêtres, et la conservent si elles sont bien isolées, mais il n’y a pas de compteur pour en tenir le décompte. En définitive, le plus d’énergie recherché est marginal par rapport à tout ce qui arrive sur la planète. L ’énergie est là, elle est abondante, la question est de savoir la prendre utilement, c'est-à-dire sans détruire, en la mettant à disposition de ceux qui en ont besoin au moment voulu (c’est le problème de stockage), et au lieu voulu (c’est le problème du transport), sous la forme voulue.

 

La question de l’abondance n’est pas dans la quantité de matières, mais dans la capacité à la mobiliser utilement.

Prochaine chronique : Profit



[1]              Allez retrouver l’appétit et le goût des bonnes choses sur http://www.slowfood.fr/france

 

[2]           Sur ce point, lire Trop de pétrole ! : Energie fossile et réchauffement climatique d’Henri Prévot, Seuil, janvier 2007

 

[3]           http://www.boeing.com/ids/news/2006/q4/061206b_nr.html

 

 

[4]           Voir http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41369.htm

 

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 15 mars 2007

On vit une époque formidable, pour reprendre l’expression popularisée par Reiser. La vertu est hors de prix ! Pendant que certains chipotent sur le principe pollueur payeur, on voit chaque jour à l’œuvre le paradoxe du vertueux payeur : Vous voulez de l’électricité produite à partir de sources renouvelable ? Pas de problème, ça s’appelle de l’électricité verte, les fournisseurs peuvent vous en livrer, mais vous la paierez plus cher que l’électricité ordinaire. Vous vous sentez coupable de prendre l’avion, qui va consommer, pour votre voyage, des quantités de kérosène, et produire des gaz à effet de serre en proportion ? Les compagnies aériennes ont trouvé la solution. Elles proposent à leurs clients qui le souhaitent de payer un supplément pour reconstituer un potentiel carbone. Sans parler de la taxe « sociétale », payée par les rabat-joie qui demandent à leurs proches d’éteindre la lumière en quittant une pièce, ou de ne pas mélanger tous leurs déchets dans le même conteneur.

 

On peut considérer qu’un supplément est normal si le consommateur, qui est également usager, bénéficie lui aussi d’un avantage en récompense de son effort. Il peut faire des économies financières à terme, ou obtenir une meilleur qualité de service. Les exemples sont nombreux : la bouffe bio, la HQE, haute qualité environnementale des bâtiments, les ampoules basse consommation, etc. En revanche, si le consommateur n’a qu’une satisfaction morale, n’est pas la porte ouverte au cynisme ? Et en plus, on peut craindre que ça ne marche pas longtemps. Le principe pollueur payeur est plus normal et vertueux dans son fonctionnement que le vertueux payeur… Certains objectent que le principe pollueur payeur équivaut à acheter un droit à polluer, et que les riches peuvent ainsi continuer à envahir la planète de leurs rejets de toutes sortes. C’est oublier que polluer est une chose normal, inhérente à la vie et au métabolisme des êtres vivants. L’important est dans la suite, c’est d’entrer dans un cycle vertueux où la pollution (les rejets) soient recyclés, et pour cela créer les mécanismes qui permettront de financer de bouclage de la boucle[1]. Polluer, c’est consommer du potentiel de régénération ou de stockage, et il est normal de payer pour cette consommation.

 

Le développement durable est souvent symbolisé par l’image des 3 cercles[2]. La vertu se situe à l’intersection des trois cercles, et mener une politique de développement durable consiste à faire tout son possible pour qu’ils se superposent au maximum. Il faut faire vivre en bonne harmonie trois univers, avec des règles du jeu spécifiques, des logiques issues de siècles de conflits et d’équilibres instables. Ces règles du jeu sont le plus souvent très conventionnelles, issues d’arrangements et de choix politiques. Il n’y a pas de lois sociales ou économiques « naturelles », elles sont le fruit de conventions entre les hommes, parfois construites à partir de lois religieuses, inspirées par le divin mais pas naturelles pour autant. Chacun sait que les théories économiques ne fonctionnent que dans des univers parfaits, qui n’existent pas, et que tout se gère dans la manière de traiter les écarts entre la théorie et ce que l’on constate tous les jours. Les théories ultra libérales n’ont de sens que si le marché est totalement fluide et transparent, ce qui ne s’obtient pas sans une intervention permanente de la puissance publique. De même, les politiques sociales sont multiples, pour parvenir à un résultat comparable. Selon les pays, par exemple, on alloue des bourses à des étudiants, ou on leur propose des prêts à long terme gagés sur l’investissement que constituent leurs études. Pour que tous atteignent un niveau de vie décent, on peut élever les revenus des plus pauvres, ou bien favoriser l’accès à des services essentiels, etc. Il y a plusieurs chemins pour se rapprocher d’objectifs économiques et sociaux, ce sont des choix politiques, au sens plein du terme. Certains peuvent ainsi croire que les deux cercles « humains », l’économique et le social, ont la responsabilité de migrer vers l’écologique, ce dernier étant régi par les lois de la nature, de la biologie, physique et chimie, par nature intangibles. Ce serait exonérer à bon compte l’environnement de ses responsabilités. Ce domaine là aussi peut évoluer, et contribuer à cette œuvre de superposition des trois cercles. Il faut pour cela considérer que la connaissance de la nature permet, par l’action humaine, d’enrichir cette dernière. L’histoire nous fournit des exemples bien connus, comme l’œuvre des moines qui créèrent des étangs pour le poisson du vendredi. Ces ouvrages, parfaitement artificiels, sont devenus le siège d’une exceptionnelle richesse biologique. On peut aussi citer les paysans qui créent avec le bocage un milieu lui aussi artificiel, pour des raisons économiques de limitation des propriétés, de protection du bétail, de lutte contre l’érosion et de fourniture de bois. Le génie écologique est une manière de faire en sorte que l’on puisse utiliser les lois de l’écologie pour faire converger les intérêts économiques, sociaux et environnementaux.

 

Trois cercles, symbolisant trois dimensions essentielles de la vie, que l’on pourrait encore démultiplier. Ce n’est qu’une image[3] de la réalité, mais elle illustre le fait que les conventions qui régissent les relations entre les hommes, associées aux modes de production, de consommation, de vie, peuvent favoriser leur superposition, et faire en sorte que la vertu soit naturelle, qu’elle puisse s’exercer dans un univers assez large pour lui laisser une véritable liberté d’expression, sans être taxée pour autant.

 

Prochaine chronique : Abondance 



[1] Chronique du 17 mars 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-2181105.html

 

[2] Voir la chronique Lumière , du 14 décembre 2006, http://developpement-durable.over-blog.org/article-4903973.html

 

[3] Chronique du 5 mars 2007, http://developpement-durable.over-blog.org/article-5898133.html

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

DBDD

 undefined
Conférences,
formations,
expertises,
politiques.
 


DBDD
, Dominique Bidou Développement durable, est le support juridique (SARL) de mes interventions en tant que consultant. DBDD s’adresse aux collectivités, aux administrations, aux entreprises publiques et privées. Toutes les activités sont concernées, chacune avec ses spécificités qu’il convient d’intégrer dans les interventionsDBDD propose un accompagnement dans l’élaboration des politiques de développement durable, diagnostic, choix de lignes directrices, mobilisation des acteurs, personnels et partenaires, contrôles et évaluation.  contact@db-dd.org Pour une présentation plus complète, cliquer sur l'icône 
 PDF

 

quelques articles et ouvrages

Vous trouverez ci-dessous une liste de mes principaux articles, rapports et ouvrages sur le développement durable
- Rendre les villes intenses, Revue Urbanisme, septembre octobre 2008 Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf
- 11 recettes pour le développement durable, chroniques publiées dans le magazine CyberArchi www.cyberarchi.com de janvier 2007 à juin 2008,11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf 11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf
- Le risque, composante du développement durable, La part du risque, septembre 2008, http://www.lapartderisque.fr/Le-risque-composante-du.html  
 - Le développement durable : une logique de dépassement, Revue politique et parlementaire, numéro hors série Le Grenelle de l'environnement, avril 2008 le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf
- De bonnes recettes pour le développement durable, communication à l’académie d’architecture, 6 mars 2008Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf
- Pour le développement durable : une défense solide, une attaque créative, Préventique, n° 97, janvier-février 2008Article-dans-Pr-ventique.pdf Article-dans-Pr-ventique.pdf
- La haute qualité, une bonne recette pour le développement durable, Qualitique, n° 193, décembre 2007
article-dans-qualitique.pdf article-dans-qualitique.pdf

- Coup de shampoing sur le développement durable - Ibis press, 2007  www.ibispress.com  Voir rubrique ci-dessous

- La qualité environnementale des opérations d’aménagement, Etudes foncières, n° 127, Mai-juin 2007 artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf

- Développement durable, XXIème siècle : un défi pour les économistes, Sociétal n°53,

juillet 2006 Soci-tal--version-publi-e.pdf Soci-tal--version-publi-e.pdf

- Éthique et construction, revue « profession achat » n°20, déc 2005 – Janvier 2006

- La science des systèmes : un levier pour le développement durable, communication au congrès européen de systémique, Paris, 19 septembre 2005

 

- La HQE, une dynamique en marche, in Nouveaux paris, la ville et ses possibles, sous la

 

direction de Nicolas Michelin, Picard 2005

- Les inégalités écologiques en milieu urbain (avec col.) Inspection générale de l'Environnement et Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- Le développement durable, un nouvelle frontière pour les services déconcentrés de l’Etat, (avec Dominique Schneider et col.) Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- L'air, in revue Passages, Panorama 2004 du développement durable, édition spéciale n°1,

décembre 2004

- Tous gagnants, la dynamique du développement durable – Ibis press, 2004 www.ibispress.com Voir rubrique ci-dessous

- Une démarche de progrès pour le bâtiment, Constructif, novembre 2003

- Une gestion « sociétale » des entreprises, Entreprise éthique, avril 2002

- Un moteur de modernisation, revue politique et parlementaire, mars-avril 2000

- Environnement et développement économique, in Poursuivre la décentralisation, Editions Pouvoirs locaux, 1994

- Le livre vert de l’écologie urbaine dans la construction et l’habitat, ministère de l’Equipement, 1993 Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc

- Écologistes : le malentendu, revue politique et parlementaires, n° 914, Janv-Fév 1985

 

 

 

 

Deux livres sur le DD

Ma pratique professionnelle et associative du développement durable, et la rédaction régulière de ce blog m'ont conduit à écrire deux livres sur le développement durable, édités aux éditions Ibis Press (www.ibipress.com )  Le premier dont l'objectif esst tout simplement de donner l'envie d'y aller a été publié en 2003 sous le titre Tous gagnants, la dynamique du développement durable. Il est préfacé de Michel-Edouard Leclerc, et post facé de Jean-Claude Antonini. On trouvera ci-attaché, en cliquant sur l'icone correspondante, une présentation de l'ouvrage  pr-sentation-Tous-gagnants.pdf pr-sentation-Tous-gagnants.pdf  et le dépliant (avec bon de commande) flyertousgagnants.pdf flyertousgagnants.pdf .

Coup de shamping sur le développement durable (2007) est le rassemblement des 80 premiers billets de ce blog, mis en perspective par une introduction ( intro-Coup-de-shampoing.pdf intro-Coup-de-shampoing.pdf ) et une conclusion synthétiques. Didier ADES en a rédigé la préface. On trouvera ci après la présentation de l'ouvrage texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf , et le dépliant Depliantcoupdeshampoing.pdf Depliantcoupdeshampoing.pdf
 

Recherche

Rémunération de l'auteur

Blog : Jeux vidéos sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus