Le DD par les mots

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Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce blog pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.  Il faut lui donner un sens plus pratique, plus proche de la réalité quotidienne, sans pour autant lui faire perdre sa force et son caractère universel. Chaque mot, pris dans l'actualité ou au fil d'une conversation, donne l'occasion d'une réflexion sur le développement durable. Au lieu de partir du développement durable, et de tenter de l'expliquer, nous allons partir de la vie et des mots ordinaires, pour aller vers le développement durable. Près de 400 mots ont ainsi été déclinés dans l'univers du développement durable, de janvier 2006 à juin 2009. Un livre a été publié en 2007 à partir des 80 premiers mots Coup de shampoing sur le développement durable, préfacé par Didier ADES.
L'été 2009 sera l'occasion d'une mutation. Vous trouverez dans quelques mois une présentation de tous les mots têtes de chapitre, plus de nombreux autres très présents dans les textes. Un accès facile pour circuler dans l'univers du développement durable à partir de l'une ou l'autre de ces multplies portes d'entrée.
Entre temps, il n'y aura plus de chronique régulière, juste parfois des billets d'humeur. Vous trouverez aussi la liste des mots par ordre alphabétique, et la présentation, à l'occasion, de billets que j'ai l'occasion de publier sur d'autres supports.
Pour être tenu informé de la suite de ce blog sans avoir à y penser, il suffit de vous isncrire à l'aide de la case juste au dessous, en suivant les instructions. C'est très simple. A bientôt

Dominique Bidou
 

Une approche offensive

Il nous faut inventer le monde de demain, en mobilisant le plus d'énergies possible. L’approche proposée dans ce blog est résolument offensive, et fondée sur deux lignes directrices 

-  Anticiper et se placer de manière à bénéficier des changements à venir. Inventer un monde nouveau est à la fois un projet enthousiasmant, une obligation éthique et une opportunité économique.
-   Adapter le concept de développement durable à chaque cas d’espèce, en s’inspirant de recettes simples et de méthodes éprouvées à décliner dans chaque contexte. 

Les bouquets du DD

 Un bouquet pour la finance bouquet-finances.pdf bouquet-finances.pdf

Un bouquet pour les dividendes bouquet-dividendes.pdf bouquet-dividendes.pdf

Un bouquet pour la bouffe La-bouffe.pdf La-bouffe.pdf

dans la série Les péchés capitaux au service dudéveloppement durable, un bouquet pour l 'orgueil Bouquet-orgueil.pdf Bouquet-orgueil.pdf , un bouquet pour l'envie Bouquet-envie.pdfBouquet-envie.pdf , un bouquet pour l'avarice Bouquet-Avarice.pdf Bouquet-Avarice.pdf

Présentation

Jeudi 31 mai 2007
anti_bug_fckA ma droite, la route, champion de longue date, un vrai poids lourd : quelques millions de tonnes de CO² ; à ma gauche, le développement durable, un jeune qui monte, qui ne pèse pas encore très lourd, mais qui s’accroche. Ainsi pourrait-on présenter la confrontation Route et Développement durable, tellement semble grand le ressentiment entre les deux termes. « Pour dissoudre les embouteillages, supprimons les routes », titrait le New Scientist[1] de Londres en février 1998, qui constatait que là où les routes avaient du être coupées, les bouchons disparaissaient. Ajoutons la contribution du transport routier à l’effet de serre, et on a un triste tableau pour la route. La route est vite condamnée si on ne prend pas en compte son utilité. On ne construit pas une route pour le plaisir, mais pour répondre à des besoins. La mobilité est source de richesses, d’échanges économiques et culturels, elle ouvre des horizons. Le débat sur la route face au développement durable n’a aucun sens si on ne s’intéresse pas à l’usage de la route, à sa place dans une politique générale de déplacement, dans l’organisation de l’espace, l’urbanisation, de production de richesses et d’aménités. Il mérite mieux qu’un match de boxe et que des invectives primaires. Une route peut être « durable » si elle rend un réel service sans consommer trop de ressources, sans provoquer trop de nuisances, sans compromettre la richesse du milieu qu’elle traverse. Le jugement ne peut être absolu, c’est un rendement qui doit être observé, le rapport entre service rendu et poids social et environnemental. Le New Scientist n’évoque que la disparition des bouchons, pas celle des services que la route rendait, pas la richesse éventuellement perdue.

Le concept d’utilité publique s’est enrichi en 1971 de la théorie dite « du bilan ». Le Conseil d’Etat estimait, sur un projet de route qui détruisait un établissement psychiatrique, que les avantages du projet ne justifiaient pas la destruction d’une valeur d’une autre nature. Plus récemment, le Conseil d’Etat a refusé d’accorder la reconnaissance d’utilité publique à un projet d’autoroute en Haute-Savoie, considérant que son prix était disproportionné par rapport aux services attendus. Dans ces deux cas, il n’est pas fait référence au développement durable, mais on trouve l’idée que le jugement sur un projet ne peut se faire sans évaluer à la fois ce qu’il coûte à tous égards, et les services qu’il apporte en contrepartie.

Le développement durable est une recherche de performance, en termes traditionnels de coûts et d’avantages, mais les coûts sont d’ordres différents, ils doivent être vus au sens large, avec les aspects économiques, mais aussi sociaux et environnementaux.  Toute la difficulté réside souvent dans l’évaluation de cette performance. La route n’est pas isolée, elle s’insère dans un tissu d’urbanisation et d’activité, elle irrigue un territoire. Mais les abus arrivent vite : les ingénieurs sont  amoureux de leurs techniques, et la poussent parfois aveuglément ; il y a quelques bouchons, c’est insupportable, vite doublons la capacité, dédoublons la route ! Réflexe bien connu, qui renvoie à une fuite en avant, toujours plus, sans jamais s’interroger sur le bien-fondé de cette mobilité, sans s’interroger s’il n’y a pas d’autres moyens de répondre au besoin, de mieux remplir les camions, de mieux exploiter la route existante, d’organiser la production autrement, ou de transférer le trafic sur d’autres modes. Le développement durable nous amène à réfléchir avant d’agir, c’est de la sagesse élémentaire, de la bonne gestion. Avant de lancer un nouveau projet pour offrir des capacités supplémentaires à la circulation, analysons bien la demande, le besoin, l’efficacité des équipements existants, les différentes manières de faire face au besoin ainsi analysé et éventuellement reformulé. Cette manière de faire relève du bon sens, pas besoin de développement durable pour ça. Sans doute, mais la logique d’expansion du système est tellement forte, par rapport à celle qui conduit à mieux valoriser ce qui existe déjà, que le développement durable arrive à point pour rééquilibrer le rapport de force. C’est tellement plus valorisant de créer un ouvrage nouveau, que de simplement améliorer la vieille route, de proposer aux entreprises de décaler leurs horaires, de lutter contre des extensions désordonnées de l’urbanisation.

Depuis quelques années, il faut dire que les routes sont mieux faites. Les études d’environnement sont de meilleure qualité, et la concertation avec les riverains n’est plus une aventure exceptionnelle. On les entretient mieux, également : on sait qu’il ne faut pas faucher les bas-côtés n’importe quand, on traite les eaux polluées qui ruissellent sur la chaussée, on plante à proximité des variétés d’arbres bien adaptées au climat, au sol, aux spécificités de ces milieux. On fait même des pistes cyclables. Tout cela est bien, mais ne doit pas empêcher de penser avant tout à l’usage de la route. Toujours plus de voitures avec une personne à bord, ou plus d’auto-stop et de covoiturage ? Quelle vitesse autoriser ? Comment éclairer la route pour plus de sécurité, mais sans excès et sans illuminer le ciel entier ? Il y a des réponses ponctuelles, comme celle apportée par le Conseil général du Morbihan, qui multiplie sur son réseau des « aires de covoiturage », et toutes les initiatives de « centrales de mobilité » pour favoriser les regroupements ; il y a aussi des tentatives de réponse plus complète et coordonnée, comme l’expérimentation lancée par le Conseil général du Nord, qui tente pour la route une déclinaison de la démarche HQE. La « route durable » n’est peut-être pas un mythe, tout compte fait… Encore un effort !

Prochaine chronique : Emploi



[1] Repris en France par Courrier International n° 579, du 5 au 11 février 1998

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Lundi 28 mai 2007
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Si vous participez à un congrès sur le développement durable, il est aujourd’hui courant que vous l’on vous demande de compenser la consommation de gaz à effet de serre que vous avez provoqué par votre voyage, spécialement si vous êtes venu en avion. Il vous faut alors cotiser à un fonds qui replante des forêts pour piéger le gaz carbonique que vous avez envoyé dans l’atmosphère en prenant l’avion[1].  C’est dire toute l’estime, toute l’attention, dont l’avion bénéficie dans les milieux bien informés du développement durable.

Pourtant, il ne représente qu’entre 2 et 3% des émissions de gaz à effet de serre, moins que le transport maritime, soit dit au passage. Il y aurait mieux à faire que d’embêter le petit monde de l’aéronautique, qui fait d’ailleurs de gros efforts de modernisation de ses flottes. Les appareils ne consomment aujourd’hui 4 litres pour cent kilomètre parcourus par un passager, et ce sera bientôt 3 avec les prochaines générations d’appareils. Les grands constructeurs aéronautiques travaillent à la mise au point de nouveaux carburants à base d’algues pour diviser par deux leur contribution à l’effet de serre, et font des essais de moteurs alimentés par une pile à combustible.

Et en plus, les transports aériens sont les seuls à s’équilibrer financièrement. Pas de crédits publics comme pour les routes ou les chemins de fer, ce sont les taxes payées par les passagers qui paient les infrastructures. Les billets ne sont pas non plus subventionnés comme dans le train. Il est vrai que l’aviation échappe à la taxe sur le CO², mais pour peu de temps, car elle sera intégrée dès 2011 dans le système communautaire d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre. Alors, pourquoi aller embêter ces gens là ?

La part des émissions est modeste, mais il faut comparer à celle de l’aviation civile dans le PNB mondial : 0,6%. Ajoutons que le transport aérien se développe, que les émissions de gaz à effet de serre ont doublé depuis 1990, date de référence du protocole de Kyoto, alors que l’objectif est de les réduire de 8% d’ici 2010. Malgré des efforts des avionneurs, la croissance continue du trafic conduirait à un triplement des émissions d’ici 2050, alors que, nous le savons, il faudrait d’ici là les diviser par quatre. Un grand écart difficile à justifier si on limite le champ de l’observation au strict transport aérien. Une première mesure pourrait consister en une information systématique du voyageur sur ses émissions de gaz à effet de serre, évoquée ci-dessus, juste pour que chacun évalue l'impact de ses décisions, et puisse éventuellement comparer plusieurs choix.

La pollution la plus faible est cependant excessive si elle ne répond à aucun besoin.

Il faut revenir à l’utilité des choses, en l'occurrence d'un voyage en avion. Mis à part quelques vols de découverte, pour le plaisir de voler et de découvrir la terre vue du ciel, l’essentiel des vols présente une utilité sociale ou économique. La bonne manière de poser la question n’est donc pas l’évaluation du coût environnemental du déplacement, mais celle du coût de l’activité dont il n’est qu’une composante. Quel est la contribution à l’effet de serre par rapport au service rendu, à la richesse produite. Bien sûr, ce ratio offre un élément de comparaison et un critère de choix pour le mode de transport, et l’avion se trouvera souvent en concurrence avec d’autres modes de transport, moins gourmands en énergie et moins polluants. A lui de faire la preuve de son utilité particulière dans les différents cas d’espèce qui se présentent. Cette utilité peut être d'ordre varié, économique, culturelle ou sociale, mais quand il s’agit d’aller déguster des tapas à Gérone pour 39€, comme le propose un voyagiste sur les murs de Paris, on peut douter du caractère « durable » du transport aérien…

Trop souvent, on réduit la question du développement durable de l’aviation aux problèmes posés aux riverains, bruit et pollution notamment. Il est vrai que le développement du transport aérien est encadré par le degré d’acceptation des riverains : on l’a vu à Strasbourg, quand l’action des riverains a empêché DHL de s’installer, on l’a vu quand il a été décidé d’instaurer un couvre-feu à Orly, conséquence d’une action continue des associations et des collectivités voisines. Contrairement aux modes de transports terrestres, chemin de fer, canaux et route, l’avion n’a pas besoin d’infrastructures tout au long de son parcours. Il ne provoque pas d’effet de coupure, avec les impacts écologiques et paysagers qui en découlent. En dehors des grandes villes, et de leurs aéroports saturés, il offre une souplesse d’adaptation du trafic sans avoir à transformer l’infrastructure. Et l’avion est beaucoup plus sûr que la route ! Ce sont de véritables avantages, à ne pas négliger. Au-delà de l’effet de serre, il reste les problèmes locaux, concentrés sur les habitants proches des points de départ et d’arrivée. Le bruit est sans doute la nuisance la plus ressentie, et les réponses (isolation, appareils moins bruyants, modes d’approche et trajectoires mieux adaptés, etc.) sont loin de répondre aux exigences des riverains. Comme pour l’énergie, les avions font des progrès. Chaque génération de moteurs  gagne en décibels, et on pense installer prochainement leurs réacteurs au dessus des ailes pour que celle-ci renvoient le bruit vers le ciel au lieu de le rabattre sur la terre. Il y a aussi la pollution de l’air, qui reste significative autour des grands aéroports, et les problèmes  d’eau : les grandes plateformes sont lessivées par les pluies et entraînent hydrocarbures et produits de dégivrage vers les rivières, nécessitant ainsi de puissantes stations d’épuration. Bref, ce sont des questions traditionnelles d’environnement, bruit, pollution de l’air et des eaux, qui se trouvent massivement posées autour des aéroports, et dont la résolution conditionne le développement du trafic, même si les aérogares sont HQE[2] et les véhicules de services électriques.

Pour conclure, il ne faut pas oublier les circulations automobiles induites par le transport aérien. Le bruit et la pollution des autoroutes d’accès sont parfois aussi importants que ceux des avions. Là encore, c’est sur toute la filière du voyage qu’il faut faire le bilan.

 

 Prochaine chronique : Route

 



[1]              Notez que le voyagiste voyages-sncf.com vous propose de calculer les émissions de gaz à effet de serre de vos voyages (tous modes) et de cotiser à l’association environnementale GoodPlanet pour les compensations que vous aurez à cœur de pratiquer.

[2]              HQE : haute qualité environnementale

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Jeudi 24 mai 2007

Voici la suite logique de la chronique Tondeuse[1]. Il s’agissait d’une machine, dont les performances étaient bien modestes, destinée à l’entretien des pelouses. On peut y ajouter une bonne utilisation des produits de coupe, avec compostage, fermentation pour obtenir du gaz méthane, mais le procédé reste une intervention lourde, avec un coût environnemental en termes de bruit, de pollution atmosphérique, de consommation d’énergie. On peut toujours rêver d’une tondeuse solaire, qui fonctionnerait grâce à l’énergie qu’elle capterait en direct, mais la puissance nécessaire semble hors de portée d’un capteur de taille raisonnable pour un tel engin. Au lieu de faire appel à la mécanique, pourquoi ne pas se conformer à l’ordre naturel des choses, à savoir que les végétaux ont pour vocation d’être mangés par des herbivores, à être broutés pour dire les choses simplement. C’est ce qui se fait à grande échelle, celle des massifs montagneux, avec ce que l’on a appelé la prime à la vache tondeuse. Pour assurer le maintien de la neige, l’herbe doit être coupée ras. A défaut elle se couche sous le poids de la neige et la laisse glisser. Mais les exploitations agricoles de montagne ne pouvaient assurer cette activité en se rémunérant uniquement sur leur production, à base de produits laitiers, et il a fallu aider les agriculteurs à maintenir leurs troupeaux, avec une rémunération pour le service rendu. La vache est non seulement laitière, elle est aussi tondeuse. Un double dividende, qu’il a fallu reconnaître et organiser. Cet exemple semble inspirer les paysagistes de l’agglomération Lyonnaise, où l’on fait appel à des moutons pour tondre certains terrains pentus.

L’entretien des espaces « naturels » est devenu une préoccupation importante des collectivités, du fait à la fois de l’augmentation continue de leur surface, et des exigences des citadins, de la diversité de leurs usages. Comme pour les maisons, où les questions d’entretien, de maintenance, de vieillissement, doivent être posées dès la conception, les espaces publics et les espaces verts, les zones de nature, les berges des rivières, ne peuvent être réalisés sans cette préoccupation. Nous avons déjà vu dans ce blog comment l’agglomération Rennaise avait mis sur pied une gestion différenciée des espaces verts, de manière à coller aux besoins en limitant les interventions au strict nécessaire, apprécié selon les modes d’utilisation de ces espaces. Le Grand Lyon a choisi des options similaires, en inscrivant dans les cahiers des charges des paysagistes des exigences fortes en matière d’entretien de leurs réalisations. La diversité des usages des espaces et la robustesse de la végétation sont ainsi devenues des ingrédients de base à  intégrer à tous les projets. Résistance à la pollution atmosphérique des villes et aux parasites, modestie des besoins en eau, autant de paramètres à prendre en compte dans le choix des végétaux, tout comme l’appropriation des lieux  et leur respect par les usagers. Les projets réalisés dans ces conditions répondent aux souhaits des habitants dans les meilleures conditions écologiques et économiques. Ouf ! On retrouve les trois piliers du développement durable, la valeur sociale, l’équilibre écologique et l’intérêt pour les finances de la ville.
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Un mur exposé à l'Ouest, à Paris, rue de Béarn, en fin d'apprès-midi

Tous les projets d’espaces verts ne répondent pas aussi bien aux trois exigences. Prenez par exemple les murs végétaux que l’on commence à voir, comme celui réalisé par Patrick Blanc[2] à Paris sur le musée des Arts Premiers. Ce sont des merveilles artistiques, de véritables tableaux vivants. Mais ils ne sont pas rustiques, et demandent un investissement considérable, et un entretien permanent. Ce sont les figures de proue d'un mouvement qui doit se développer largement, sous des formes variées, adaptées à toutes les situations. Il faut aller résolument vers une végétalisation des murs, vers des jardins verticaux. Nous en avons besoin pour le paysage, et surtout pour lutter contre la pollution atmosphérique et réduire la canicule pendant des périodes chaudes. Vous aurez noté notamment que dans les centres urbains très minéraux, les murs exposés à l’ouest recueillent toute la chaleur du soleil dans la soirée, et la restituent la nuit. C’est sympa, mais quand il fait très chaud, on aimerait bien avoir des nuits fraîches. Une végétation absorberait cette chaleur et provoquerait la nuit un peu d’humidité et de fraîcheur, toute relative mais dans ces périodes, quelques degrés en moins, ça compte. Si on veut que cette végétation se répande, il faut qu’elle soit rustique, adaptée aux contextes urbains, économe en entretien comme en eau. Il faudra bien en maîtriser le développement, et pour cela,  les moutons ne seront pas d’un grand secours, si ce n’est pour nous rappeler l’attitude des moutons de panurge et nous en éloigner. Car il va falloir faire preuve d’imagination. D’autres animaux viendront peupler cette végétation, les oiseaux, qui y trouveront le gîte et le couvert. Ce sont des petits écosystèmes qu’il va falloir créer, qui trouveront leur équilibre en eux-mêmes, avec le moins d’intervention humaine possible tout en nous apportant du plaisir. Un beau travail d’écologie urbaine.

Prochaine chronique : Avion

 



[1]   Voir la chronique Tondeuse, du 21 mai 2007

[2]   http://www.murvegetalpatrickblanc.com/

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Lundi 21 mai 2007

La presse se fait l’écho du développement des formules d’auto partage, c'est-à-dire de formules d’accès à un parc d’automobile, sans devoir pour autant en être propriétaire. Après des premières tentatives associatives, des grandes entreprises s’intéressent à ce concept, bien développé en Allemagne et en Suisse, mais encore balbutiant en France. Et il est vrai qu’une voiture reste au garage ou sur le bord du trottoir l’essentiel de son temps. Pour une bonne part des automobilistes, le temps utile de leur voiture, celui où elle sert à se déplacer, est très faible. Un système de location[1] serait bien plus avantageux, pour peu qu’il soit commode, sûr et pas trop cher. Le fait que des sociétés puissantes investissent aujourd’hui dans ce domaine est un signal encourageant, au-delà de la sympathie que l’on éprouve pour les initiatives associatives comme Caisse Commune[2] à Paris.

En cette période de printemps, ce ne sont pas les voitures que l’on remarque, mais les tondeuses à gazon. Et pourtant, leur temps d’utilisation est encore beaucoup plus faible que celui des voitures. On estime que 30% des ménages français en sont équipés, pour un travail effectif de 30 heures par an. Faites le calcul vous-mêmes : si on considère que l’on doit passer la tondeuse pendant six mois par an, et que pendant ces six mois, compte tenu des nuits et des intempéries, seul le quart du temps est convenable pour tondre, cela fait 1000 heures où il serait possible de tondre. La tondeuse est donc utilisée en moyenne à 3% de sa capacité. Vous pensez que j’ai été trop sévère ? Très bien, multipliez ce taux par 3, vous resterez toujours au dessous de 10%. On doit pouvoir faire mieux.

Il est vrai que tout le monde sort la tondeuse au même moment, et que pour certains, c’est un plaisir de piloter un engin qui ressemble, pour les gros modèles, à un petit tracteur. Un passe-temps comme un autre. Pour beaucoup, il faut le dire, ce n’est pas du tout un plaisir, mais une corvée qui revient bien trop souvent. Ah si on pouvait le faire faire à quelqu’un, ce serait une délivrance. Et en plus, cela permettrait de changer de gamme de matériel, d’adopter des machines performantes que seul un usage intensif justifie. Ce serait sans doute bon pour l’environnement, à condition bien sûr que les produits de la tonte soient compostés et ainsi recyclés.

Car il faut bien le dire, les tondeuses, ça fait du bruit et ça pollue. En Californie, par exemple, elles sont à l’origine de 2%  de la pollution atmosphérique et du smog qui en résulte. Au point qu’une réglementation a été adoptée pour économiser par jour l’équivalent de la pollution de 800 000 voitures. Les tondeuses ont en effet un rendement thermique désastreux, et elles polluent 100 fois plus qu’une voiture[3].

On a donc en place tous les ingrédients des mauvaises solutions : chacun son matériel, utilisé très peu, donc acheté à l’économie et peu performant à tous égards. Des prix tirés du côté des industriels, qui cherchent à gagner sur les aspects secondaires de leur point de vue, comme la consommation et la pollution. Il faut vendre avant tout. Ajoutez une culture du gazon anglais généralisé, si possible bien vert, donc arrosé abondamment en été et gorgé d’engrais, et vous avez sous les yeux le cadre d’une dégradation écologique parfaitement évitable.

Tout d’abord en abandonnant cette image du gazon anglais, et le besoin d’uniformité dans le traitement de son jardin. Selon l’usage, chaque partie pourrait être tondue à des intervalles différents, tout comme le font les gestionnaires d’espaces verts[4]. Cela permet d’économiser sur le temps de tonte, mais aussi de favoriser la vie naturelle dans les secteurs qui ne nécessitent pas d’être rasés régulièrement. La faune et la flore vous en seront reconnaissants.

Ensuite, si on a plus d’argent que de temps à y consacrer, en faisant appel à des professionnels. Cela crée des emplois de service, cela permet aussi de faire ce travail tous les jours de la semaine et non uniquement les week end, où des règlements municipaux tendent à restreindre l’usage d’engins bruyants, pour le respect du repos de tous. Le matériel des artisans ou des entreprises sera plus performant à tous égards (consommation, vitesse, pollutions) et mieux entretenu que celui des particuliers. L’efficacité du personnel et les consommations entrent directement dans le calcul des acteurs économiques, et à l’inverse, l’économie personnelle ne fait que très rarement ses comptes. Le renouvellement du matériel sera beaucoup plus rapide, ce qui permet de bénéficier de machines plus modernes et d’un meilleur rendement. Efficacité économique, environnementale et sociale sont au rendez-vous.

Et si vous avez plus de temps que d’argent à consacrer à votre pelouse, n’hésitez pas à chercher des partenaires pour partager la propriété de votre machine et l’entretenir. Pour le même budget, vous aurez un matériel plus performant, et dont l’utilisation sera optimisée. Il vous reste à trouver ces compères, à établir avec eux des liens de confiance, ce qui n’est pas étranger à une recherche de développement personnel durable.

Et puis enfin, n’oubliez pas qu’il existe des tondeuses mécaniques, qui ne consomment d’autre énergie que la vôtre, qui ne fait pas de bruit si vous l’huilez convenablement. Ou encore des faux, si l’herbe est plus haute.

Le jardin est à l’évidence une formidable occasion de se rapprocher de la nature, de prendre du plaisir en l’entretenant. Mais pas n’importe comment, en y introduisant inconsidérément des produits et en achetant des matériels hors de proportion avec les besoins. Le développement durable est une exigence de rigueur à adopter face aux grands enjeux de notre société, c’est également vrai pour le jardin, et la tondeuse.  

Prochaine chronique : Mouton



[1] Voir Location, chronique du 7 mars 2006

[2] www.caisse-commune.com

[3] Si l’on en croit Felicity Barringer, dans le New York Times du 24 avril 2006

[4] On pourra se reporter sur ce point à la chronique Différent, du 29 mars 2007

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Jeudi 17 mai 2007

Ce mot nous plonge dans le monde de la photo, avec révolution numérique qui offre des possibilités insoupçonnables hier, mais qui n’en demande pas moins de talent et de sensibilité, et pose la question de la durabilité au sens premier du terme : les photos numériques tiendront-elles le coup, laisseront-elles des images du passé comme leurs grandes sœurs argentiques ?

Positif, c’est aussi, aujourd’hui, le bâtiment à énergie positive. Beau défi à relever, alors que le secteur du bâtiment consomme en France à peu près 45% de l'énergie. Comment l'idée en est-elle venue ?

Tout d'abord, l'énergie la moins cher, et la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas, ou que l’on consomme sans avoir à la produire. Elle se produit toute seule, avec des mécanismes naturels : le soleil derrière une vitre, la chaleur animale (et en premier lieu la nôtre, celle des humains, équivalent à une centaine de watts), celle des nombreux équipements comme le frigo, l’ordinateur, les lampes qui chauffent toujours un peu, même celles à basse consommation.

Aujourd’hui, on sait construire une maison qui ne consomme presque rien, sans que ce soit une grotte, avec des fenêtres minuscules, et des murs d'un mètre de large, consommant au passage des tonnes de matières à extraire dans des carrières. Pour se chauffer, très peu d'énergie est nécessaire, compte tenu de l'isolation et des « apports gratuits ». Il faut quand même se laver, et l'eau chaude, ce n’est pas si mal. Il faut se nourrir, donc conserver des aliments au froid, et faire la cuisine. Sans oublier un coup d’aspirateur de temps en temps, la télévision et ses accessoires, l'ordinateur, le lave-linge et la machine à laver la vaisselle, la radio, etc.

Tout ça représente de l'énergie, et on en a besoin, même si on n’achète que des équipements très performants, classés A+ dans les étiquettes d’efficacité énergétique, et si on fait attention aux nombreuses veilleuses[1] dont nos appareils modernes sont truffés. La maison « passive » ne suffit pas, même si on divise par 10 la consommation d'une maison conforme à la réglementation de maintenant.

Il faut donc consommer un peu d’énergie. Dans un premier temps, on s'en satisfait, on a déjà tellement gagné ! Et puis, on se dit que c’est dommage, et qu'on pourrait aller plus loin. Pourquoi ne pas essayer de produire sur place ce dont nous avons besoin ? On peut le faire, avec des dispositifs de captage d'énergies renouvelables, comme le solaire, éolien qui peuvent produire de l’électricité. Il faut dire que ce sont des énergies capricieuses. Elles donnent satisfaction dans la durée, mais elles ne sont pas régulières, elles dépendent de la pluie et du beau temps. On s'est donc mis d'accord sur le fait que cette production sur la maison devait être mutualisée, et non pas réservée à la seule maison qui l'a captée. C’est sur une année que l’on fait le bilan. Si on arrive à fabriquer et mettre en réseau plus d'énergie que l'on en consomme, et bien, on  a une maison à énergie positive.

On en est là, mais on pourrait aller encore plus loin. Pourquoi se fixer comme objectif de capter la quantité d'énergie dont on a besoin si on peut faire mieux ? Car à y regarder de près, on voit bien que l'énergie captée par la maison n'est pas liée au fonctionnement de la maison, mais au simple fait qu'elle offre des surfaces adaptées à la collecte d'énergie, toit et façades. L'énergie renouvelable se collecte justement sur des surfaces, et l'efficacité du dispositif dépend, en un lieu donné, de leur orientation, de leur inclinaison, des ombres portées par les bâtiments voisins. Pour récupérer le maximum d'énergie, utilisons toutes les surfaces disponibles, et configurons les maisons pour cela.

Dans la nature, toutes les surfaces forment capteur solaire, et produisent de l'énergie sous forme de biomasse, avec des efficacités variables selon la nature des sols et des milieux, forêts, prairies, marais, champs de céréales, etc. Et bien il faut que les surfaces artificialisées en fassent autant. Pour lutter contre l’effet de serre, toute surface bonne à accueillir un capteur doit être équipée. Attention, cette formule a des limites, il ne faut pas tomber dans une vision totalitaire, où l’énergie dicterait sa loi indépendamment de toute autre considération. La collecte des photons doit s’inscrire dans un projet architectural d’ensemble, mais elle doit figurer clairement dans le cahier des charges de l’architecte, et précédemment de l’urbaniste quand il s’agit de créer de nouveaux quartiers. Quand on sait qu’un capteur photovoltaïque a remboursé sa dette énergétique au bout de deux à trois ans de service, alors qu’il va produire pendant plus de vingt ans, il ne faut pas se priver de cette source d’énergie qui ne fait pas de bruit et ne pollue pas l’air ambiant. On nous parle d’immenses centrales photovoltaïques, sur des dizaines d’hectares, dont les premières sortent actuellement de terre en Corée et en Allemagne. Les images sont impressionnantes, même si ça ne représente que la surface d’une exploitation agricole de taille moyenne, mais pourquoi ne pas commencer par couvrir les maisons de cellules, plutôt que les champs ? Profitons de chaque support bien placé pour capter de l’énergie, car il faut beaucoup de surface pour collecter une énergie diffuse. Ne nous limitons pas aux maisons, profitons des murs antibruit, des équipements de toutes natures dès lors qu’ils sont bien orientés et facilement raccordables à un réseau. Et mettons nous à l’œuvre pour que ces capteurs soient aussi bien intégrés que possible dans l’architecture et le paysage. Ce mouvement est déjà engagé, il convient de le booster !

L’aventure de la maison à énergie positive, qui réalise l’exploit de transformer une lourde facture en une recette, nous renvoie au rapport de l’économiste Britannique Nicholas Stern, sur les coûts de la lutte contre le réchauffement climatique. Une contrainte, au départ. On rechigne à y consacrer des moyens, on essaye de retarder l'échéance, on émet des doutes sur l'intérêt de ces efforts qu'on nous demande. Et puis, il faut s'y résoudre, on voit bien que c'est inéluctable. On essaye alors de voir combien ça coûte, et on s'aperçoit que ça ne coûte pas cher du tout. Et puis on calcule que, si on ne fait rien, ça coûte beaucoup plus cher ! 1% pour l’action, entre 5 et 20% pour le laisser faire, le « business as usual ». Et si la nécessité d’agir était bénéfique ? Comme pour les maisons, la volonté de retourner la situation provoque son lot d’innovations, conduit à des remises en question salutaires. On s’inquiète souvent du prix du développement durable, avec la grande question : qui va payer ?  On constate dans les faits que les actions volontaires sont payantes, et que les efforts demandés provoquent des avancées sociales et technologiques telles que le bilan est largement positif. La bonne question concerne plutôt les freins : comment se fait-il qu'on ne puisse pas aller plus vite sur la voie du développement durable ?




[1] Voir Veille, chronique du 9 juin 2006


Prochaine chronique : Tondeuse
Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Vous trouverez ci-dessous une liste de mes principaux articles, rapports et ouvrages sur le développement durable
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- 11 recettes pour le développement durable, chroniques publiées dans le magazine CyberArchi www.cyberarchi.com de janvier 2007 à juin 2008,11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf 11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf
- Le risque, composante du développement durable, La part du risque, septembre 2008, http://www.lapartderisque.fr/Le-risque-composante-du.html  
 - Le développement durable : une logique de dépassement, Revue politique et parlementaire, numéro hors série Le Grenelle de l'environnement, avril 2008 le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf
- De bonnes recettes pour le développement durable, communication à l’académie d’architecture, 6 mars 2008Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf
- Pour le développement durable : une défense solide, une attaque créative, Préventique, n° 97, janvier-février 2008Article-dans-Pr-ventique.pdf Article-dans-Pr-ventique.pdf
- La haute qualité, une bonne recette pour le développement durable, Qualitique, n° 193, décembre 2007
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- Coup de shampoing sur le développement durable - Ibis press, 2007  www.ibispress.com  Voir rubrique ci-dessous

- La qualité environnementale des opérations d’aménagement, Etudes foncières, n° 127, Mai-juin 2007 artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf

- Développement durable, XXIème siècle : un défi pour les économistes, Sociétal n°53,

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- Éthique et construction, revue « profession achat » n°20, déc 2005 – Janvier 2006

- La science des systèmes : un levier pour le développement durable, communication au congrès européen de systémique, Paris, 19 septembre 2005

 

- La HQE, une dynamique en marche, in Nouveaux paris, la ville et ses possibles, sous la

 

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- Les inégalités écologiques en milieu urbain (avec col.) Inspection générale de l'Environnement et Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- Le développement durable, un nouvelle frontière pour les services déconcentrés de l’Etat, (avec Dominique Schneider et col.) Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- L'air, in revue Passages, Panorama 2004 du développement durable, édition spéciale n°1,

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- Tous gagnants, la dynamique du développement durable – Ibis press, 2004 www.ibispress.com Voir rubrique ci-dessous

- Une démarche de progrès pour le bâtiment, Constructif, novembre 2003

- Une gestion « sociétale » des entreprises, Entreprise éthique, avril 2002

- Un moteur de modernisation, revue politique et parlementaire, mars-avril 2000

- Environnement et développement économique, in Poursuivre la décentralisation, Editions Pouvoirs locaux, 1994

- Le livre vert de l’écologie urbaine dans la construction et l’habitat, ministère de l’Equipement, 1993 Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc

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Ma pratique professionnelle et associative du développement durable, et la rédaction régulière de ce blog m'ont conduit à écrire deux livres sur le développement durable, édités aux éditions Ibis Press (www.ibipress.com )  Le premier dont l'objectif esst tout simplement de donner l'envie d'y aller a été publié en 2003 sous le titre Tous gagnants, la dynamique du développement durable. Il est préfacé de Michel-Edouard Leclerc, et post facé de Jean-Claude Antonini. On trouvera ci-attaché, en cliquant sur l'icone correspondante, une présentation de l'ouvrage  pr-sentation-Tous-gagnants.pdf pr-sentation-Tous-gagnants.pdf  et le dépliant (avec bon de commande) flyertousgagnants.pdf flyertousgagnants.pdf .

Coup de shamping sur le développement durable (2007) est le rassemblement des 80 premiers billets de ce blog, mis en perspective par une introduction ( intro-Coup-de-shampoing.pdf intro-Coup-de-shampoing.pdf ) et une conclusion synthétiques. Didier ADES en a rédigé la préface. On trouvera ci après la présentation de l'ouvrage texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf , et le dépliant Depliantcoupdeshampoing.pdf Depliantcoupdeshampoing.pdf
 

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