Le DD par les mots

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Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce blog pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.  Il faut lui donner un sens plus pratique, plus proche de la réalité quotidienne, sans pour autant lui faire perdre sa force et son caractère universel. Chaque mot, pris dans l'actualité ou au fil d'une conversation, donne l'occasion d'une réflexion sur le développement durable. Au lieu de partir du développement durable, et de tenter de l'expliquer, nous allons partir de la vie et des mots ordinaires, pour aller vers le développement durable. Près de 400 mots ont ainsi été déclinés dans l'univers du développement durable, de janvier 2006 à juin 2009. Un livre a été publié en 2007 à partir des 80 premiers mots Coup de shampoing sur le développement durable, préfacé par Didier ADES.
L'été 2009 sera l'occasion d'une mutation. Vous trouverez dans quelques mois une présentation de tous les mots têtes de chapitre, plus de nombreux autres très présents dans les textes. Un accès facile pour circuler dans l'univers du développement durable à partir de l'une ou l'autre de ces multplies portes d'entrée.
Entre temps, il n'y aura plus de chronique régulière, juste parfois des billets d'humeur. Vous trouverez aussi la liste des mots par ordre alphabétique, et la présentation, à l'occasion, de billets que j'ai l'occasion de publier sur d'autres supports.
Pour être tenu informé de la suite de ce blog sans avoir à y penser, il suffit de vous isncrire à l'aide de la case juste au dessous, en suivant les instructions. C'est très simple. A bientôt

Dominique Bidou
 

Une approche offensive

Il nous faut inventer le monde de demain, en mobilisant le plus d'énergies possible. L’approche proposée dans ce blog est résolument offensive, et fondée sur deux lignes directrices 

-  Anticiper et se placer de manière à bénéficier des changements à venir. Inventer un monde nouveau est à la fois un projet enthousiasmant, une obligation éthique et une opportunité économique.
-   Adapter le concept de développement durable à chaque cas d’espèce, en s’inspirant de recettes simples et de méthodes éprouvées à décliner dans chaque contexte. 

Les bouquets du DD

 Un bouquet pour la finance bouquet-finances.pdf bouquet-finances.pdf

Un bouquet pour les dividendes bouquet-dividendes.pdf bouquet-dividendes.pdf

Un bouquet pour la bouffe La-bouffe.pdf La-bouffe.pdf

dans la série Les péchés capitaux au service dudéveloppement durable, un bouquet pour l 'orgueil Bouquet-orgueil.pdf Bouquet-orgueil.pdf , un bouquet pour l'envie Bouquet-envie.pdfBouquet-envie.pdf , un bouquet pour l'avarice Bouquet-Avarice.pdf Bouquet-Avarice.pdf

Présentation

Jeudi 29 novembre 2007
Un mot qui intéressera les architectes, qui savent voir en 3 dimensions, et bénéficient à ce titre d’un avantage pour comprendre et mettre en pratique le développement durable : dépasser les visions linéaires, ou les simples approches croisées n’est pas chose innée, et l’habitude de travailler sur les volumes est un apprentissage naturel du développement durable.

Le volume a toutefois pris un mauvais sens. Au lieu de symboliser la complexité, l’épaisseur des choses, il est devenu une enveloppe qui ramasse tout, et où l’on ne distingue plus l’utile et le nuisible. Le produit intérieur brut, le fameux PIB, en est une illustration frappante. Il représente le volume de l’activité d’un pays. Est-ce vraiment cela qui nous intéresse ?

Cette vision globale a le mérite de la simplicité. Un seul chiffre, et tout est dit sur la santé économique d’un pays. Cette simplicité lui donne une puissance extraordinaire, seule explication à son succès. L’activité comme unique objectif de la société conduit à l’activité pour elle-même, aux trous sans cesse creusés et rebouchés du sapeur Camembert. On pourrait prolonger cette réflexion avec des mots comme agitation, ou encore activisme. Le volume de l’activité ne parle pas de service rendu, de la bonne adéquation aux besoins exprimés par une société ; elle ignore les prélèvements de ressources et les apports gratuits de la nature, pourtant considérables[1]. Les limites du PIB sont admises de la plupart des économistes, mais son attraction est trop forte : on y retombe toujours. Et pourtant, chacun sait qu’on y mélange le bien et le mal, que les marées noires et les accidents de la route contribuent à le faire grimper, que les tensions sur le prix d’un bien de consommation courante l’affectent immédiatement sans référence à la satisfaction des besoins. Dans une comptabilité, il y a en général deux colonnes, les dépenses et les recettes, ce qui permet d’analyser leurs relation et d’expliquer comment les premières produisent les secondes. C’est le bilan qui compte, qui traduit l’efficacité d’une communauté, pays ou entreprise. Le PIB se cantonne à la colonne des recettes, sans référence à des dépenses telles que les coûts humains en accidents, conditions de vie dégradées ou précaires, ou aux dépenses en ressources, consommation du flux de richesse produites chaque année par la nature, ou encore du stock de matières non renouvelables ou du capital biologique de la planète. Ces autres données font l’objet d’une autre comptabilité, et sont l’objet de règlements, de mesures de protection des hommes et des milieux, qui peuvent affecter le volume de l’activité. La croissance, mesurée à travers le PIB, est sensiblement plus importante si on ne déduit pas les dépenses physiques, sociales et environnementales. Les économies non régulées apparaissent ainsi mieux portantes, mais n’est-ce pas une simple conséquence de l’absence d’un véritable bilan ? Une dérégulation maladroite ne donne-telle pas une illusion de croissance ? Les règlements humains ne sont pas immuables, et il faut savoir les faire évoluer, mais il ne faut pas oublier pour autant qu’ils traduisent des valeurs ou des contraintes physiques qu’il ne faut pas abandonner sans en avoir évalué le coût. Le développement durable, c’est la vérité des prix, tout compris.

La mesure de la bonne santé économique par le simple volume d’activité témoigne d’une vision expansionniste. Point de salut hors d’une augmentation de ce volume, même si pour y parvenir il faut aller toujours plus loin prélever de nouvelles ressources, humaines ou naturelles. L’efficacité, le rendement de ces ressources, est moins important que le volume de la production. Tant que les ressources sont abondantes, pas de problème. Aujourd’hui, de plus en plus de ressources sont limitées, et les besoins augmentant avec l’aspiration légitime de milliards d’êtres humains à une plus grande dignité, il va bien falloir s’intéresser au bilan véritable, à l’efficacité des dépenses. Il va falloir rentrer dans le volume, voir comment ça fonctionne pour améliorer le rendement de la machine.

Le PIB n’est pas le bonheur national brut, le volume d’activité ne peut traduire à lui seul la bonne santé économique d’un pays. De même, le volume de travail ne peut être isolé de son utilité sociale. Bien formuler une question peut faire gagner beaucoup de temps pour y répondre, et sera bien plus efficace que de foncer tête baissée sur la première piste entr’aperçue. Travailler plus n’est pas synonyme de produire plus de richesses nettes, déduction faite des ressources consommées. Ça peut parfois être le contraire, quand on détruit un capital pour en tirer un bénéfice immédiat, comme nous le rappelle la triste histoire de la poule aux œufs d’or. Là encore, c’est le bilan qui doit être déterminant, et non le seul volume. La nature du travail, son impact sur le travail des autres, sur la productivité des milieux, sont autant de paramètres à intégrer, et qui vont bien au-delà du simple volume. La qualité produit de la valeur, elle exige du travail humain, mais elle dépend aussi de son organisation, des compétences accumulées, des relations entre les acteurs d’une même opération. Un investissement en temps au début d’un projet, peut faire gagner à tout le monde beaucoup de temps par la suite. Respecter le travail et la valeur humaine qu’il représente, c’est s’intéresser avant tout à son utilité sociale aussi bien pour celui qui le fournit que pour celui qui en bénéficie.

Le volume et ses trois dimensions offrent de belles perspectives, mais il faut bien dire qu’elles sont souvent dévoyées. Il faut cultiver la complexité du volume, entrer dans sa profondeur, en analyser les formes. Nous avons vu l’importance de la surface[2] des choses, aux fonctions multiples à exploiter. Travailler sur le volume est encore plus riche, à condition de rentrer dedans.

Prochaine chronique : Achat



[1] Voir la chronique Gratuit, du 30/04/2007

 

[2] Surface, chronique du 15/11/2007

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Lundi 26 novembre 2007
Exceptionnellement, nous ne parlerons pas ici de celle qui confirme la règle. Évacuons aussi les appartements d’exception, et autres arguments de vente bien connus, pour nous concentrer sur les situations d’exception. Les grèves, par exemple, perturbent nos habitudes[1], et nous conduisent à chercher des solutions d’exception. Les services ne sont plus assurés par les voies normales, et il faut bien trouver d’autres moyens. On s’en plaint amèrement sur le moment, mais les perturbations  sont en principe annoncées, ce qui permet de prendre des dispositions. Il en est autrement des pannes, qui surprennent et désorganisent brutalement. Le résultat des grèves est que chacun s’organise à sa manière, avec plusieurs conséquences : la formule de remplacement semble meilleure, ou plus sure, que la solution de base, celle qui est rendue impossible, et c’est le basculement, peut-être définitif. Les grandes grèves de décembre 1995 ont porté un coup sévère à la crédibilité des transports en commun, et beaucoup se sont rabattus sur l’automobile, et cela pour longtemps. Il a fallu plusieurs années pour que la confiance revienne, et que la progression des transports en commun reprenne. D’un autre côté, certains découvrent à cette occasion les joies du vélo, et décident de conserver ce mode de déplacement auquel ils ne pensaient pas. Pareil pour le covoiturage. Covoiturage.fr voit son audience multipliée par 30 les jours de grève des transports. Elle retombe le lendemain, mais se stabilise à un niveau sensiblement supérieur à celui d’avant la grève (+ 40%). Il s’agit là d’un système organisé, dont on peut mesurer la progression, et il faudrait ajouter les contacts informels, entre collègues ou voisins, qui provoquent aussi des solutions durables. L’exception est féconde, elle nous force à faire preuve d’imagination, d’ouverture d’esprit. Elle stimule la créativité.

Il ne faut pas en déduire un éloge de la perturbation, qui, outre les dégâts qu’elle provoque sur le moment, entraîne souvent des crises de confiance et des régressions bien dommageables pour l’environnement l’économie et la vie sociale. Quand elle a lieu, et bien sûr sans porter de jugement sur sa signification et sa légitimité, il serait dommage de ne pas en profiter pour en tirer des enseignements, et des sous-produits favorables. L’exception peut aussi être organisée. Les semaines des transports publics, les journées sans voiture, sont des exemples de mobilisation de l’intelligence et de démonstration que d’autres solutions sont possibles. C’est aussi le cas des grandes manifestations, qui obligent à geler une partie de la voirie, et à rechercher des solutions alternatives.

Les travaux, voilà une autre forme de perturbation. Surtout quand ils durent, comme les chantiers de tramway, nombreux et appelés, Grenelle oblige, à se multiplier. Pendant des mois et des années, des tranchées et des terrassements vont se succéder, avec des déviations, des embouteillages monstrueux, des secteurs rendus quasiment inaccessibles. Que d’ennuis pour les riverains, pour les commerçants et autres entreprises qui voient fuir leurs clients, et dont les approvisionnements deviennent problématiques. Et puis il faut assurer la sécurité et les services publics, tels que l’enlèvement des ordures ménagères. Il n’y a pas le choix : l’analyse fine des besoins, l’imagination, et les retours d’expérience d’opérations similaires, tout doit être mobilisé pour trouver des solutions. Nouveaux modes de déplacement, de livraison, regroupement de commandes, organisation des horaires de chantier, etc. sont quelques pistes explorées pour répondre à ce besoin. Les pénuries brutales et impréparées constituent une autre cause de recours à des mesures exceptionnelles. Les chocs pétroliers en sont de bonnes illustrations, avec une série de conséquences, certaines administratives telles que l’instauration d’un règlement thermique pour la construction neuve, d’autres financières comme le soutien aux énergies alternatives, d’autres encore commerciales comme la poussée des petits modèles de voiture, économiques à l’usage. L’exception s’installe dans le paysage, et devient la règle, à moins qu’un retour à la situation précédente ne vienne compromettre cette évolution. Dans le cas de l’énergie, les chocs pétroliers nous ont valu un programme nucléaire sans précédent,  et les contre chocs une grande désillusion pour tous les professionnels, architectes, fabricants et poseurs d’équipement, ingénieurs thermiciens, qui s’étaient engagés avec fougue dans ce qu’ils pensaient être l’avenir. Ils avaient juste un peu d’avance. Les initiatives de ce genre et les mesures que l’on peut craindre impopulaires sont plus faciles à prendre en situation exceptionnelles, de crise, et il est bien dommage de revenir dessus à la première embellie.

Les situations exceptionnelles nous obligent à sortir de notre routine, elles créent la pression sans laquelle il n’y a pas de progrès. Il n’est pas besoin de les provoquer, elles arrivent toutes seules, et souvent au mauvais moment. Sachons juste en tirer profit, faisons d’une contrainte un atout. La perspicacité et l’opiniâtreté sont deux qualités bien utiles pour exploiter l’exception au profit du développement durable.

 

Prochaine chronique : Volume, pour donner une suite à Surface (chronique du 15/11/2007)

 

 



[1] Habitude chronique du 22/11/2007

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Jeudi 22 novembre 2007
La force de l’habitude est bien connue. C’est une bonne chose, quand il s’agit d’automatismes dont l’intégration aux comportements apporte une sécurité et une efficacité supplémentaire. C’est le résultat d’un processus d’apprentissage, comme la conduite automobile. Si les jeunes conducteurs sont plus souvent impliqués dans des accidents, c’est largement dû au fait que leurs réflexes ne sont pas aiguisés, et que le temps de réaction en est légèrement allongé. L’habitude, donc, prend en charge des comportements, des réflexes, et c’est bon. Une limite toutefois, quand l’habitude conduit à laisser tomber des règles de sécurité, à ne plus faire attention. Restons dans le domaine de la voiture : les parcours quotidiens deviennent dangereux dès qu’une anomalie se présente. On est tellement habitué au parcours que toute différence, même minime, peut surprendre. L’habitude facilite les choses, mais ne perdons pas pour autant notre maîtrise de soi.

L’habitude conduit souvent au conformisme. A force de répéter les mêmes gestes, on se copie les uns les autres, jusqu’à en oublier les raisons de nos actes. Et quand un compère trouve bon de faire autrement, il ébranle tous les autres, qui se disent pourquoi pas moi ?  Quand un grand groupe hôtelier a décidé de rompre la règle du lavage quotidien des serviettes de bain, au nom de l’environnement, et de se remettre sur ce point au choix du client, beaucoup ont suivi. Tant qu’il n’y a pas de pression, d’interpellation, la force de l’habitude domine, et ne conduit guère à l’innovation. On fait comme avant. L’habitude ne fait pas bon ménage avec l’anticipation. Et si on va dans le mur, on continue parce que l’on a toujours fait comme ça.

Prenons un autre exemple : les 48h chrono des vendeurs par correspondance. Pourquoi toujours 48h ? Dans certains cas, on est pressé, et c’est totalement justifié, encore qu’il existe souvent des magasins qui pourraient satisfaire immédiatement votre besoin. Imaginons que le choix, le prix, le mode d’achat, la disponibilité d’un produit vous conduise à privilégier la vente par correspondance. Le délai de 48h chrono est le plus souvent sans autre intérêt que de calmer votre impatience. Ce serait 3 ou 4 jours, ou même une semaine, ça ne changerait pas grand-chose. Pour vous, mais pas pour la planète. Le délai détermine les modes de transport, et par suite les consommations d’énergie, les pollutions, les encombrements. Plus de temps pour livrer, et de nouvelles possibilités sont ouvertes : meilleur regroupement des commandes par secteur géographique, recours au train pour l’essentiel du parcours. Pourquoi ne pas demander au client, comme pour les serviettes, de choisir ? Une croix à cocher dans les bordereaux de commande, et vous optez soit pour les 48h chrono, soit pour un délai plus long. L’intérêt pour vous ? De participer à la lutte contre le réchauffement climatique, rien que ça. Un acte civique, qui rompt avec l’habitude des ces 48h chrono, quand elles n’apportent pas de satisfaction particulière.

Sans motivation, il est bien rare que l’on fasse l’effort de voir si on peut faire autrement. La pression de l’environnement et la santé sont de bons leviers pour changer les habitudes. La  vente par correspondance en donne une bonne illustration. Pour lutter contre l’effet de serre, Les 3 Suisses, sous l’impulsion de leur patron à cette époque, ont revu complètement leur système de livraison. Résultat ? Réorganisation des locaux de conditionnement, alliances avec d’autres sociétés pour grouper des commandes, et finalement, toujours 48h chrono, un nouveau système de livraison plus efficace que le précédent : 15% d’économies. Y avait-il besoin d’environnement pour parvenir à ce qui s’avère n’être que de la bonne gestion ? Pas en théorie, de bonnes analyses des procédures aurait sans doute permis de trouver ces améliorations, mais il n’y avait pas le déclic, la motivation qui a conduit à ce résultat[1].

Autre exemple avec la haute qualité environnementale des bâtiments (HQE). La première étape consiste à bien formuler la demande. De quoi a-t-on besoin ? Cette question, bien simple, est le plus souvent escamotée, tant elle parait triviale. On fait comme d’habitude, comme d’hab. dirait-on pour être moderne. Bouygues Télécom se l’ai posée, cette question, pour un centre de relations client conçu avec la démarche HQE. Résultat ? Un gain considérable de surface, de l’ordre de 40%, en travaillant sur une meilleurs utilisation de certains locaux (salles de réunion, de formation, restaurant), un travail sur le mobilier et le rangement, une analyse plus fine des circulations. Là encore, c’est l’environnement qui a été le facteur déclencheur de ce qui aurait dû n’être que de la bonne gestion. Ajoutez à cela les améliorations dans le cadre de travail offert aux agents, et vous admettrez que le bilan est encourageant pour tout le monde : entreprise, personnel, et planète. Je suis prêt à parier que le client, qui n’apparaît pas dans cette description, est lui aussi gagnant en ricochet de la satisfaction du personnel.

Ces exemples illustrent bien que l’opposition fréquente entre environnement et économie n’est, elle aussi, reprise que par habitude. Elle ne résiste pas à un examen approfondi des phénomènes. C’est le train-train qui est anti économique, c’est le refus de changer. La pression exercée sur l’économie par l’environnement est potentiellement créatrice, pour peu que l’on sache accompagner les acteurs, les aider à s’adapter au nouveau contexte. C’est ce qu’affirme le rapport de Nicholas Stern sur les conséquences économiques du réchauffement climatique[2], c’est le pari qui peut être raisonnablement tenté dans la foulée du Grenelle de l’environnement. Des secteurs sont mis sous pression, il faudra des ruptures. C’est un défi à relever. C’est aussi un sacré coup de chance !

Prochaine chronique : exception



[1] On pourra se reporter sur ce point à Tous gagnants, la dynamique du développement durable, Dominique Bidou, 2004, www.ibispress.com, au chapitre Performance technique, approches stratégiques, politiques intégrées.

[2]  Economie du changement climatique, octobre 2006. téléchargeable sur www.sternreview.org.uk.

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Lundi 19 novembre 2007
Après Surface, prenons de l’altitude avec l’ascenseur. Pour les adeptes de la densité urbaine, l’ascenseur sera un argument de poids. Il permet de superposer des couches de logements et de locaux d’activité, et ainsi d’accueillir sans problèmes une population dense. Les étages ne sont plus facteurs d’exclusion des handicapés de toutes natures, à commencer par les personnes âgées et les familles encombrées de poussettes. Il y a aujourd’hui des ascenseurs qui parlent, pour les aveugles, avec les numéros des étages en braille, et bien sûr, on veillera à ce que les ouvertures et la taille de la cage permettent le bon accès d’un handicapé moteur. L’ascenseur dégage un potentiel pour améliorer la vie de tous, et c’est déjà un sacré atout. L’ascenseur social,  toujours bienvenu dans le développement durable, prend aussi du sens au propre comme au figuré. Il devient parfois élément décoratif. Il permet de vivre la ville en 3D, de penser volume plutôt que surface. Il ouvre des perspectives en hauteur et en sous-sol[1].  C’est le moyen de transport le plus utilisé en France, 100 millions de personnes par jour.

Un urbanisme compact, concentrant sur une faible surface un grand nombre d’habitants et (pas ou, surtout) d’emplois, est le fruit de l’ascenseur. Il en est de même pour les monuments que constituent certaines tours, dont les hauteurs nous interpellent, comme la tour Tappei 101 à Taiwan, 508 mètres, ou le Burj Dubaï, en construction dans l’émirat, qui a dépassé cette altitude et dont on ne sait pas à quel étage elle s’arrêtera… 150e ? Le débat sur les tours est ouvert, mais gardons-nous d’avoir une attitude uniforme : entre les villes ou les quartiers neufs d’une part et les tissus urbains traditionnels et à forte valeur patrimoniale d’autre part, il y a sans doute des politiques différentes à conduire.

Quand l’ascenseur fait la une des journaux, c’est que ça va mal. Ce sont les accidents qui font parler des ascenseurs. Sur un registre moins dramatique, dans un immeuble, on oublie vite le service rendu par l’ascenseur, jusqu’au jour où il tombe en panne, ce qui arrive dans 0,0004 % des cas. C’est comme les trains, dont on ne parle que quand ils ne sont pas à l’heure. Au cinéma[2], il devient même l’arme du crime du simple fait de sa panne, ou plutôt d’une panne faussement annoncée. L’ascenseur, comme toute mécanique, a besoin d’être entretenu, surveillé régulièrement. Il s’agit d’un système complexe, avec un puits, des rails, un moteur, une cage, et un tas de logiciels et de procédés informatiques pour gérer l’ensemble avec le maximum d’efficacité. Une maintenance régulière[3] est le prix à payer pour bénéficier de ses services dans de bonnes conditions.

Densité urbaine dans de bonnes conditions de confort et de sécurité, instrument de lutte contre l’exclusion, l’ascenseur a bien commencé son examen de passage de durabilité. Mais il a d’autres épreuves à franchir. Qu’a-t’il à répondre quand on l’accuse de consommer de l’énergie ? L’ascenseur pèse entre 2 et 4% dans les consommations d’énergie d’un immeuble, selon la hauteur dudit immeuble. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire de mieux en mieux. Cumulés sur le grand nombre d’ascenseurs dans un pays comme la France, les gains ne sont pas négligeables. Il y a encore des gisements d’économies pour les bâtiments neufs, et bien sûr dans le parc existant, où de vieilles techniques grosses consommatrices sont encore en marche. Si on les remplace par un matériel performant, on bénéficie d’ailleurs d’un crédit d’impôt[4].

Côté déchets et pollutions, l’ascenseur a aussi fait des progrès. Pour les installer ou les entretenir, il en faut des matériaux, des produits : l’amiante est heureusement interdit, mais on trouve encore de l’huile, des piles, du papier et du carton, des métaux, des tubes néon/fluo, des matières plastiques[5], des cartes électroniques, des emballages souillés, etc. Les techniques modernes tentent de réduire la quantité de ces produits, de les confiner, mais comme dans la HQE[6], la propreté des chantiers est de rigueur.

L’ascenseur fait du bruit. Le moteur, l’ouverture et la fermeture des portes palières, les mouvements de personnes et de leurs bagages, tout cela s’entend dans les appartements, ça peut vous agacer, et même vous réveiller, si l’immeuble n’a pas bien été conçu, avec des cloisons trop minces, des chambres à coucher contre les ascenseurs. La réglementation acoustique s’applique sur ce point pour les constructions neuves, mais il est vrai que, quand on insère un ascenseur dans un immeuble ancien, cette question doit être étudiée de très près. Il ne faut pas que le confort apporté par l’ascenseur soit gâché par son bruit.

On pourrait passer en revue de nombreux aspects techniques de l’ascenseur, et on verrai qu’il y a eu de nombreux progrès ces dernières années, qu’il y en a encore en réserve, et qu’il faut surtout en faire bon usage et les diffuser dans le parc existant, notamment d’habitat social. Une durabilité à portée de main, pour qui fait l’effort.

Une dernière critique : l’ascenseur rend paresseux. Au lieu de prendre l’escalier, j’empreinte l’ascenseur, même pour un ou deux étages. Ça consomme de l’énergie (même très peu, cumulé, ça finit par compter), ça fait du bruit (même modéré), et je ne fais plus d’effort physique, je m’empâte ! C’est que l’accès au confort ne doit pas devenir une obligation. Souvent, les escaliers sont devenus des lieux à part, dédiés à la sécurité, avec des portes qui pèsent des tonnes, et qu’on oublie vite. La mobilité verticale se réduit trop souvent à l’ascenseur. Il faut réhabiliter l’escalier, en complément de l’ascenseur. Qu’on le trouve aisément, qu’il soit gai, propre, bien éclairé, agréable. C’est l’équivalent du vélo et de la marche à pied pour les déplacements en ville, pour des petites distances. C’est bon pour l’environnement en général, et ça maintient en forme !

 

Merci à Philippe Lamalle (OTIS) des précieuses informations qu’il m’a communiquées.

Prochain chronique : Habitude



[1] Voir à ce sujet la chronique Souterrain  du 25/10/2006 et n°71 dans Coup de shampoing sur le développement durable, (www.ibispress.com)

[2] L’heure zéro, film de Pascal Thomas, d’après le roman d’Agatha Christie Towards Zero

[3] Celle-ci est bligatoire depuis la loi du 2 juillet 2003 sur la sécurité des ascenseurs

[4] Loi de finance 2005 (article 91 de la loi 2004-1484)

[5] Plastique, chronique du 11/12/2006

[6] HQE (08/11/2007)

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Jeudi 15 novembre 2007

Il ne faut pas négliger la surface des choses. Le mot superficiel a une connotation négative, méritée si on se contente d’une vision rapide, mais la surface existe bel et bien avec des fonctions bien particulières. Nous avons déjà traité dans ce blog de l’épaisseur[1], mais le développement durable nous conduit comme d’habitude à courir deux lièvres[2] à la fois : il faut s’intéresser à la surface comme à l’épaisseur. La surface, c’est le lieu des échanges.

Commençons avec l’effet de serre. Faites fondre la banquise, et vous perdez autant de surface réfléchissante qui renvoient les rayons du soleil vers le ciel : c’est l’accélération du phénomène de réchauffement qui se manifeste.

Quittons ensuite les océans arctiques ou antarctiques, pour aller vers des régions plus chaudes, ou l’activité biologique est surtout présente dans les couches supérieures de la mer. Il faut de la lumière et de l’oxygène. Il y a bien sûr une autre vie dans les abymes, mais l’humanité s’est développée en exploitant prioritairement celle des eaux de surface, et la pêche aux poissons des profondeurs posent bien des problèmes[3]. La pollution des mers, comme les couches d’hydrocarbures qui circulent dans les océans, affecte essentiellement la surface, et les échanges en sont rendus plus difficiles, voire impossibles. Le premier stade de la productivité biologique marine, le plancton végétal, en est la première victime, et par suite toute la chaîne qui active la productivité des milieux marins. Ajoutez à cela la dégradation des milieux côtiers, et une pollution apportée par les fleuves et les activités terrestres, et bien sûr une pêche surpuissante, vous obtenez une lourde menace sur la source essentielle de protéines pour la moitié de l’humanité.

Les surfaces de contact, on les trouve aussi dans les maisons, avec leurs murs, leurs portes et leurs fenêtres, leurs toits, leurs sols. Le débat s’amorce aujourd’hui sur les fenêtres à triple vitrage. L’isolation est améliorée, mais les apports solaires sont réduits du fait d’une couche supplémentaire, si bien que le bilan n’est pas automatiquement favorable, surtout si on introduit dans le calcul les matières premières et l’énergie consommées pour cette troisième épaisseur[4]. La fenêtre, qui permet l’accès à la lumière du jour, ouvre des perspectives sur l’extérieur, les paysages, qui offre aussi des points de vulnérabilité, de fragilité, constitue une surface tout à fait passionnante au titre du développement durable. Une nouvelle fonction vient d’être trouvée pour le verre : la prévention des maladies nosocomiales. Un traitement aux ions d'argent sur ses couches supérieures permet de bloquer le métabolisme des champignons ou des bactéries qui s'y déposent, empêchant leur multiplication et entraînant en 24 heures leur élimination à 99,9%[5]. Le verre devient une surface aux fonctions multiples, il permet de gagner sur plusieurs tableaux à la fois. Ça ressemble bien à du développement durable.

Les murs aussi, offrent une surface digne d’intérêt. A l’intérieur, le confort thermique en dépend largement. Ils transmettent de la chaleur par radiation, en fonction de leur température de surface. Les tapisseries des anciens manoirs n’étaient pas là que pour le décor, elles jouaient aussi un rôle pour le confort des habitants, même si les pierres des murs restaient froides. Aujourd’hui, la nature des revêtements des murs reste un paramètre important du confort thermique, à combiner avec la température de l’air. On pourrait ajouter l’acoustique, et la qualité de l’air, autant de facteurs déterminants pour la qualité de la vie dans les maisons.

A l’extérieur, la surface des murs constitue aussi un enjeu multiforme. Pour l’énergie, on peut isoler par l’extérieur, pour mieux conserver les calories ou la fraîcheur dans la masse même du bâtiment. Les murs, ça se salit, surtout en ville avec la pluie quoi rabat toutes sortes de poussières en suspension dans l’atmosphère. Comme c’est compliqué et onéreux de les laver trop souvent, on a conçu des murs autonettoyant, comme d’ailleurs les vitrages, pour compléter ce qui a été dit ci-dessus sur le verre. Des traitements superficiels des murs en béton favorisent des phénomènes photochimiques, qui permettent aux salissures de se décomposer et d’être enlevées par la pluie. Et en allant plus loin dans cette voie, c’est la pollution atmosphérique que l’on est arrivé à piéger à la surface des bâtiments. Des murs qui protègent les habitants des maisons, on était habitués, et voilà que les mêmes murs atténuent la pollution de l’air dans les rues ! Un gagnant – gagnant original.

Le mot surface pourrait inspirer bien d’autres réflexions, notamment les traitements de surface, pour les bijoux et de nombreuses pièces métalliques, qui ont pollué allègrement les rivières, et continuent peut-être à le faire. Mais ce billet de quelques paragraphes, comme les autres, ne peut évidemment que rester à la surface des choses. Ça suffit juste à donner un éclairage sur le développement durable, et comptons sur l’accumulation de ces chroniques pour allier surface et épaisseur.

Prochaine chronique : Ascenseur



[1] Epaisseur, chronique du 20/08/2007

[2] Lièvre, chronique du 03/06/2006

[3] Voir la chronique Grenadier du 09/11/2006 et n°29 dans Coup de shampoing sur le développement durable (Editions IbisPress, www.ibispress.com)

[4] Débat lancé par le cabinet Pouget Consultants à l’occasion du salon BATIMAT. Cf. Le Moniteur du 9 novembre 2007

[5] Verre antibactérien mis au point par AGC (ex Glaverbel) qui a obtenu le Batimat d'Or. Cf. Le Moniteur du 9 novembre 2007

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, Dominique Bidou Développement durable, est le support juridique (SARL) de mes interventions en tant que consultant. DBDD s’adresse aux collectivités, aux administrations, aux entreprises publiques et privées. Toutes les activités sont concernées, chacune avec ses spécificités qu’il convient d’intégrer dans les interventionsDBDD propose un accompagnement dans l’élaboration des politiques de développement durable, diagnostic, choix de lignes directrices, mobilisation des acteurs, personnels et partenaires, contrôles et évaluation.  contact@db-dd.org Pour une présentation plus complète, cliquer sur l'icône 
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quelques articles et ouvrages

Vous trouverez ci-dessous une liste de mes principaux articles, rapports et ouvrages sur le développement durable
- Rendre les villes intenses, Revue Urbanisme, septembre octobre 2008 Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf
- 11 recettes pour le développement durable, chroniques publiées dans le magazine CyberArchi www.cyberarchi.com de janvier 2007 à juin 2008,11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf 11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf
- Le risque, composante du développement durable, La part du risque, septembre 2008, http://www.lapartderisque.fr/Le-risque-composante-du.html  
 - Le développement durable : une logique de dépassement, Revue politique et parlementaire, numéro hors série Le Grenelle de l'environnement, avril 2008 le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf
- De bonnes recettes pour le développement durable, communication à l’académie d’architecture, 6 mars 2008Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf
- Pour le développement durable : une défense solide, une attaque créative, Préventique, n° 97, janvier-février 2008Article-dans-Pr-ventique.pdf Article-dans-Pr-ventique.pdf
- La haute qualité, une bonne recette pour le développement durable, Qualitique, n° 193, décembre 2007
article-dans-qualitique.pdf article-dans-qualitique.pdf

- Coup de shampoing sur le développement durable - Ibis press, 2007  www.ibispress.com  Voir rubrique ci-dessous

- La qualité environnementale des opérations d’aménagement, Etudes foncières, n° 127, Mai-juin 2007 artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf

- Développement durable, XXIème siècle : un défi pour les économistes, Sociétal n°53,

juillet 2006 Soci-tal--version-publi-e.pdf Soci-tal--version-publi-e.pdf

- Éthique et construction, revue « profession achat » n°20, déc 2005 – Janvier 2006

- La science des systèmes : un levier pour le développement durable, communication au congrès européen de systémique, Paris, 19 septembre 2005

 

- La HQE, une dynamique en marche, in Nouveaux paris, la ville et ses possibles, sous la

 

direction de Nicolas Michelin, Picard 2005

- Les inégalités écologiques en milieu urbain (avec col.) Inspection générale de l'Environnement et Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- Le développement durable, un nouvelle frontière pour les services déconcentrés de l’Etat, (avec Dominique Schneider et col.) Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- L'air, in revue Passages, Panorama 2004 du développement durable, édition spéciale n°1,

décembre 2004

- Tous gagnants, la dynamique du développement durable – Ibis press, 2004 www.ibispress.com Voir rubrique ci-dessous

- Une démarche de progrès pour le bâtiment, Constructif, novembre 2003

- Une gestion « sociétale » des entreprises, Entreprise éthique, avril 2002

- Un moteur de modernisation, revue politique et parlementaire, mars-avril 2000

- Environnement et développement économique, in Poursuivre la décentralisation, Editions Pouvoirs locaux, 1994

- Le livre vert de l’écologie urbaine dans la construction et l’habitat, ministère de l’Equipement, 1993 Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc

- Écologistes : le malentendu, revue politique et parlementaires, n° 914, Janv-Fév 1985

 

 

 

 

Deux livres sur le DD

Ma pratique professionnelle et associative du développement durable, et la rédaction régulière de ce blog m'ont conduit à écrire deux livres sur le développement durable, édités aux éditions Ibis Press (www.ibipress.com )  Le premier dont l'objectif esst tout simplement de donner l'envie d'y aller a été publié en 2003 sous le titre Tous gagnants, la dynamique du développement durable. Il est préfacé de Michel-Edouard Leclerc, et post facé de Jean-Claude Antonini. On trouvera ci-attaché, en cliquant sur l'icone correspondante, une présentation de l'ouvrage  pr-sentation-Tous-gagnants.pdf pr-sentation-Tous-gagnants.pdf  et le dépliant (avec bon de commande) flyertousgagnants.pdf flyertousgagnants.pdf .

Coup de shamping sur le développement durable (2007) est le rassemblement des 80 premiers billets de ce blog, mis en perspective par une introduction ( intro-Coup-de-shampoing.pdf intro-Coup-de-shampoing.pdf ) et une conclusion synthétiques. Didier ADES en a rédigé la préface. On trouvera ci après la présentation de l'ouvrage texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf , et le dépliant Depliantcoupdeshampoing.pdf Depliantcoupdeshampoing.pdf
 

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