Le DD par les mots

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Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce blog pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.  Il faut lui donner un sens plus pratique, plus proche de la réalité quotidienne, sans pour autant lui faire perdre sa force et son caractère universel. Chaque mot, pris dans l'actualité ou au fil d'une conversation, donne l'occasion d'une réflexion sur le développement durable. Au lieu de partir du développement durable, et de tenter de l'expliquer, nous allons partir de la vie et des mots ordinaires, pour aller vers le développement durable. Près de 400 mots ont ainsi été déclinés dans l'univers du développement durable, de janvier 2006 à juin 2009. Un livre a été publié en 2007 à partir des 80 premiers mots Coup de shampoing sur le développement durable, préfacé par Didier ADES.
L'été 2009 sera l'occasion d'une mutation. Vous trouverez dans quelques mois une présentation de tous les mots têtes de chapitre, plus de nombreux autres très présents dans les textes. Un accès facile pour circuler dans l'univers du développement durable à partir de l'une ou l'autre de ces multplies portes d'entrée.
Entre temps, il n'y aura plus de chronique régulière, juste parfois des billets d'humeur. Vous trouverez aussi la liste des mots par ordre alphabétique, et la présentation, à l'occasion, de billets que j'ai l'occasion de publier sur d'autres supports.
Pour être tenu informé de la suite de ce blog sans avoir à y penser, il suffit de vous isncrire à l'aide de la case juste au dessous, en suivant les instructions. C'est très simple. A bientôt

Dominique Bidou
 

Une approche offensive

Il nous faut inventer le monde de demain, en mobilisant le plus d'énergies possible. L’approche proposée dans ce blog est résolument offensive, et fondée sur deux lignes directrices 

-  Anticiper et se placer de manière à bénéficier des changements à venir. Inventer un monde nouveau est à la fois un projet enthousiasmant, une obligation éthique et une opportunité économique.
-   Adapter le concept de développement durable à chaque cas d’espèce, en s’inspirant de recettes simples et de méthodes éprouvées à décliner dans chaque contexte. 

Les bouquets du DD

 Un bouquet pour la finance bouquet-finances.pdf bouquet-finances.pdf

Un bouquet pour les dividendes bouquet-dividendes.pdf bouquet-dividendes.pdf

Un bouquet pour la bouffe La-bouffe.pdf La-bouffe.pdf

dans la série Les péchés capitaux au service dudéveloppement durable, un bouquet pour l 'orgueil Bouquet-orgueil.pdf Bouquet-orgueil.pdf , un bouquet pour l'envie Bouquet-envie.pdfBouquet-envie.pdf , un bouquet pour l'avarice Bouquet-Avarice.pdf Bouquet-Avarice.pdf

Présentation

Jeudi 27 décembre 2007
Le luxe est le symbole de la richesse. Pas de problème de fond quand on vit dans l’abondance, mais que dire quand on vit au-dessus de ses moyens, ce qui semble bien être le fait de l’humanité depuis une vingtaine d’années. Le luxe est-il compatible avec le développement durable ? Pardon de poser cette question au moment des fêtes, en une période où le gout du luxe nous envahit bien légitimement. Je vous rassure tout de suite, la réponse n’est pas négative.

Certes les inégalités que le luxe peut révéler sont choquantes, et cela d’autant plus qu’une partie importante de l’humanité vit au-dessous du seuil de pauvreté. Le luxe n’est pas durable s’il contribue à creuser ces inégalités. C’est là qu’il faut porter l’analyse, sur la manière dont le luxe peut accentuer le problème, en dépassant une approche exclusivement moralisatrice qui ne fait ni progresser les idées, ni modifier les pratiques.

Le luxe n’est pas homogène. Il y a mille manières de produire du luxe, et ce sont leurs conséquences environnementales et sociales qui doivent être prises en considération. Là où ça va pas, c’est quand les riches s’accaparent des ressources essentielles pour la vie de populations qui manquent de tout.  Ce n’est pas le luxe le plus clinquant, c’est celui qui prive les paysans de leurs terres, accaparées pour produire des fraises ou des haricots verts en hiver. Un luxe aux conséquences terrifiantes pour leur vie et leur organisation sociale, qui les envoie grossir les grandes conurbations, et vivre dans la misère. Un luxe qui consomme en outre beaucoup d’énergie : une fraise importée par avion et achetée en France en mars consomme 24 fois plus d’énergie que le même fruit cultivé localement et acheté en saison, au mois de juin[1]. Un luxe banal, pourrait-on dire, non seulement symbolique de l’inégalité Nord-Sud, mais qui y contribue, qui la renforce. Le luxe dans l’alimentation, ce n’est pas uniquement le caviar, mais ces habitudes de consommation qui se répandent et se banalisent. Le grand restaurant, synonyme lui aussi le luxe, n’est pas si redoutable que la fraise en hiver, pourvu qu’il ne vous en propose pas et valorise les produits de saison. Le travail du chef et des mitrons, la qualité des produits agricoles et des condiments, l’attention des serveurs, n’aggravent nullement des inégalités. Le restaurant, même de luxe, offre un débouché pour des produits de haute valeur ajoutée, crée et rémunère des emplois qualifiés, protège et enrichit une culture traditionnelle.

Il faut bien que les riches dépensent leur argent, que ce soit des riches par appartenance à des populations privilégiées, des pays de l’OCDE pour faire simple, ou bien que ce soit des riches par comparaison avec leurs voisins immédiats. C’est la manière de le faire qui sera déterminante pour le développement durable. Le luxe peut assécher des ressources déjà rares, en priver des populations dans le besoin, mettre en danger des espèces animales ou végétales, il peut aussi être un moyen de redistribution, être à l’origine d’un flux d’argent bienfaiteur au lieu d’être destructeur. Le luxe peut être la soif inextinguible des japonais pour l’ivoire et le thon frais, avec les effets dramatiques que l’on connaît sur la faune terrestre et marine ; il peut prendre la forme de la voiture de sport qui consomme un maximum d’essence ; c’est le weekend sous les palmiers, destructeurs de sociétés traditionnelles et nécessitant un voyage en avion contribuant sévèrement à l’effet de serre. Ces dérives ne sont pas fatales.  Le luxe est aussi dans les robes des grands couturiers, avec les milliers d’heures de travail qu’elles représentent ; il se niche dans les produits traditionnels, des meubles anciens, des œuvres d’art. Et n’oublions pas l’adage populaire qui nous dit que quand on est pauvre, on ne peut pas se permettre d’acheter bon marché, ou à l’inverse que ça coûte cher d’être pauvre. Le luxe peut se révéler économique, tout dépend bien sûr de la manière dont il se manifeste. Gardons nous bien de mettre tout les luxes dans le même panier.

Le luxe peut aussi dégager des marges bien utiles pour explorer des pistes nouvelles, et aller vers la qualité. L’exigence des consommateurs y conduit d’ailleurs les grandes marques, peut-être par vertu, mais aussi parce qu’elles prennent conscience que leur avenir en dépend. Le risque d’un scandale social ou écologique doit être éradiqué, l’image d’une société et la confiance qu’elle inspire représente aujourd’hui une partie essentielle de son capital. La progression des labels d’équité, de respect des droits de l’homme, de qualité environnementale, ne font que traduire les exigences montantes des consommateurs et des actionnaires, et le luxe n’échappe pas à cette évolution générale. Ses marges lui permettent des efforts que d’autres secteurs ne pourraient produire, et c’est ainsi que le champagne Veuve Clicquot a réalisé un des premiers bilans carbone, en 2001, et a engagé une politique très volontaire pour réduire les impacts environnementaux de son activité. Le luxe n’est pas le seul secteur qui fasse émerger des pionniers, mais il en a les moyens, et il en profite. Est-ce suffisant, peut-on mettre plus de pression sur le luxe pour qu’il contribue encore plus à la recherche de  procédés innovants et respectueux de l’environnement, valorisant les personnels qui y participent ? La question de la contribution du luxe à l’effort collectif pour le développement durable est posée.

Nous savons qu’il faut trouver d’autres formes de croissance que la seule augmentation à l’infini du PIB. La croissance de demain sera qualitative, elle incorporera plus de talent et de savoir faire que d’énergie, plus de brevet et d’organisation sociale que de matières premières. C’est cette mutation qu’il faut provoquer ou plutôt accentuer car elle est déjà amorcée, et tous les moyens pour y parvenir doivent être activés. Le luxe fait partie de ces moyens, il ne faut pas le négliger ne le dénigrer, mais plutôt lui fixer des objectifs ambitieux, à la mesure du prestige qu’il doit dégager.

Prochaine chronique : Pile



[1] D’après Elisabeth Laville et marie Balmain, Un régime pour la planète, Village mondial, 2007.

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Lundi 24 décembre 2007
Quelques réflexions sur le mot Volonté, en cette période où les hommes de bonne volonté sont à l’honneur.

Il est fini le temps où la planète était corvéable à merci, où l’Homme pouvait y faire son marché à volonté. Elle est devenu petite face aux appétits de populations sans cesse demandeuses de plus de confort, de plus de produits de consommation. A force d’y puiser à volonté des ressources immenses, celles-ci ont disparu comme peau de chagrin, et il faut revenir à une exploitation en bon père de famille. Un père (ou une mère) de famille avisé, qui a à cœur de produire plus, bien sûr en créant en permanence des capacités nouvelles de production, et non pas en prélevant toujours plus sur son capital. Il faut juste pour cela à la fois de l’intelligence et de l’habilité d’un côté, de la sagesse et de la volonté de l’autre. C’est facile à dire et à expliquer pour une petite communauté humaine, qui voit tous les jours son domaine et en connait les limites, c’est beaucoup plus compliqué quand il s’agit de l’humanité, avec sa diversité de cultures et les énormes inégalités qui caractérisent la planète du 21e siècle. La volonté doit alors s’exprimer à grande échelle, celle des nations. Ce sont les grandes conférences internationales, comme récemment à Bali, mais aussi des mouvements d’opinion, des courants de pensée qui parcourent le monde. Ce sont les congrès d’hommes d’affaires, de syndicalistes, de scientifiques.

Le développement durable demande, nous l’avons vu dans ce blog, une réelle rigueur[1] dans l’utilisation des ressources, un comportement plein de prévenance, d’attention pour le monde qui nous entoure. Et c’est bien embêtant de ne pouvoir exprimer librement toutes nos envies, de ne pas pouvoir faire nos quatre volontés.  C’est bien dommage d’être privés de caprices, de fantaisie, et il faudrait trouver une manière de les satisfaire, ces fameuses quatre volontés, sans agresser la planète. La création artistique, sans doute, offre une piste, à condition qu’elle ne soit pas prédatrice de biens rares, comme l’ivoire pour les touches de piano et les archets des violons, ou l’écaille de tortue pour des meubles. Création avant tout de l’esprit humain, l’art est une magnifique manière d’assurer la croissance, presqu’immatérielle dans ce cas, et en même temps de donner du plaisir, de stimuler les sens et la sensibilité, de procurer de l’émotion, sans prélever de ressources, ou alors à la marge. Voilà une bonne façon de faire ses quatre volontés, en faisant un tout petit peu attention aux produits utilisés. Le sport, permet aussi de valoriser la ressource humaine sans agresser la nature ni consommer de ressources, si on fait attention[2]. Même le sport spectacle s’amende, et il n’y a plus de grande manifestation sans ardente protestation de foi pour l’environnement, et pour les équilibres sociaux. Ne soyons pas dupe, il y a encore du travail, mais admettons que c’est un progrès.

Revenons à la bonne volonté, et à la paix qui en est la récompense.

Au moment où un institut allemand publie un rapport alarmant sur les tensions et les violences que pourraient engendrer le réchauffement climatique[3],  Al Gore et le GIEC reçoivent le prix Nobel de la paix. Il doit donc y avoir un lien entre la paix et le développement durable, comme le proclame le Principe 25 de la conférence de Rio : La paix, le développement et la protection de l'environnement sont interdépendants et indissociables. A la veille de Noël, l’expression Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté nous donne des indications sur la voie à suivre pour sauver à la fois la paix et le développement durable. La bonne volonté, voilà la solution. Il n’est pas certain que ça suffise.

Voici une petite histoire, rapportée par Pierre Rabhi. Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, la tatou, agacé par ces agissements dérisoires, lui dit : Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? Le colibri lui répondit alors : Je sais, mais je fais ma part. Admirable, n’est-ce pas ? Ça, c’est de la bonne volonté. C’est surtout une manière d’avoir la conscience tranquille, mais certainement pas la manière de contrer le sinistre, de limiter le désastre.

Avec le réchauffement climatique, l’appauvrissement de la diversité biologique, l’épuisement des ressources fossiles, le 21e siècle ne commence pas sous les meilleurs auspices. Les risques de conflits sont réels pour l’accès aux dernières ressources. Ce n’est pas nouveau, et l’histoire de l’humanité est hélas riche de conflits ainsi provoqués pour la possession d’un point d’eau, d’un droit de passage vers la mer, pour la maîtrise d’un minerai. Est-ce acceptable pour autant ? Et cette fois-ci, l’échelle des enjeux doit nous alerter. Les moyens de destruction aujourd’hui disponibles et la mondialisation des conflits représentent une menace véritable. Il ne suffit pas de faire sa part comme le colibri, il faut gagner. La bonne volonté est bien sympathique, mais n’est-elle pas dérisoire, comme pense le tatou. La bonne conscience n’est plus d’actualité. Il faut aller au-delà, et la bonne volonté doit en plus être habile, trouver les bons leviers, apprendre à retourner les forces destructrices, savoir mobiliser les énergies, parvenir à dépasser les nombreuses contradictions qui nous habitent. De la volonté et de l’intelligence, un couple qui marche bien quand on sait l’activer, et qui peut nous éviter d’avoir à écrire précipitamment nos dernières volontés.

Prochaine chronique : Luxe



[1] Rigueur, chronique du 11/01/2007

[2] Voir sur ce point la chronique Clameur du 12/02/2006

[3] Climate Change as a Security Risk, rapport du German Advisory Council on Global Change, téléchargeable sur www.wbgu.de

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Jeudi 20 décembre 2007
Sans entrer dans le détail de la définition du développement durable on peut dire que c’est la manière de désigner la voie vers un monde nouveau. Ce monde est à créer, à inventer car nous approchons des limites du monde tel qu’il nous avait été donné à peupler à la création du monde, si on en croit la Bible.

Selon la traduction oecuménique de la Bible (TOB), l’ordre divin Croissez et multipliez, qui figure dans le premier récit de création (chapitre 1 du livre de la Genèse), est en fait plus précis : Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre.

Une feuille de route claire, avec des objectifs sans ambigüité. On n’est pas loin de les avoir atteints, pour la première fois à l’échelle de la planète, et il va bien falloir trouver une orientation nouvelle pour l’humanité. C’est un moment délicat, un virage à négocier habilement, avec le risque de la sortie de route.

Mais le code de la route de l’humanité figure peut-être aussi dans la Bible, dont les auteurs ont connu plusieurs sources d’inspiration. Juste après le premier récit, d’inspiration babylonienne, se trouve en contrepoint un second récit (chapitre 2 de la Genèse), une version plus ancienne encore, d’origine sumérienne, celle où Dieu modèle l’Homme avec de la poussière prise du sol. Dans cette version, qui jouxte curieusement la précédente, le message est bien différent : Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour cultiver le sol et le garder. L’esprit de conquête a disparu. Plus de domination, mais un esprit de conservation.

Les scribes juifs qui compilèrent le texte sacré vers l'an 500 avant Jésus-Christ, au retour de l'exil à Babylone, étaient-ils inconscients ou aveugles en juxtaposant ainsi deux récits aux injonctions contradictoires ? Ce serait surprenant. On peut penser bien au contraire qu'ils on fait montre d'une grande sagesse et d'un sens surprenant de l'avenir. La fin du Croissez et multipliez est peut-être déjà programmée dans la Bible, où figure donc les deux logiciels comme on dit maintenant, celui de l’expansion, et celui du jardin à cultiver.

La révolution industrielle nous a bien habitués au premier, le prélèvement en deux siècles d’un capital amassé pendant des millions d’années a laissé croire que le monde était inépuisable. C’est une erreur de perspective, et on s’aperçoit bien aujourd’hui qu’elle nous entraîne vers des difficultés insurmontables. De là à accepter de revenir dans notre jardin, qui sera d’ailleurs d’autant plus petit que nous serons nombreux, il y a un grand pas. Et puis, il y a des gens qui ont des grands jardins, et d’autres qui sont entassés dans de tout petits lopins. Ça ne pourra pas tenir longtemps.

Peut-on, dans ces conditions marier les deux injonctions divines, et organiser une forme d’expansion qui permette aussi de cultiver le sol et le garder ? Quand on vous dit que le développement durable, c’est sortir des contradictions par le haut ! Voilà un bel exercice qui nous est proposé depuis quelques trois mille ans.

La réponse est de faire plus sur place, sans chercher à conquérir d’autres jardins, lointains ou imaginaires, comme les étoiles, les planètes qui nous entourent à quelques années lumière… Il faut produire plus avec le jardin des hommes. Le message est clair, il faut cultiver la terre pour l’enrichir, la rendre plus productive. C’est le savoir faire humain, la valorisation du capital nature, la manière dont nous nous organisons pour ne rien perdre de cette richesse produite, pour en récupérer les restes éventuels, c’est là la piste qu’il nous faut défricher aujourd’hui. Une expansion qualitative, en quelque sorte, fondée sur la créativité humaine.

Une feuille de route qui reste à partager entre toutes les communautés à la surface de la planète. Ce ne sera pas une mince affaire, compte tenu des disparités extraordinaires dans les modes de vie, les cultures, les organisations sociales. A l’inverse, cette recherche commune d’une meilleure mise en valeur de la planète repousse la question du partage des territoires, qui a provoqué tant de conflits et tant de morts, puisque la richesse principale réside dans les hommes. Le développement durable est un pari sur l’Homme. On pourrait se croire revenu à des idées bien traditionnelles, celles de François Quesnay et des physiocrates, au siècle des lumières, mais le pari de l’époque était plutôt celui du nombre, celui d’aujourd’hui est sur le talent, l’intelligence. C’est la créativité de l’Homme qui est le moteur de la période qui démarre. Notre responsabilité est de savoir la mobiliser, de l’exploiter dans sa diversité, d’accepter qu’elle nous guide vers des terres nouvelles. Il ne s’agit pas ici d’une Amérique à découvrir et à coloniser, mais d’un regard plus pénétrant sur les anciennes terres, revisitées, et valorisées mille fois mieux que nous n’avons su le faire jusqu’à présent. Puisque nous avons goûté au fruit défendu, celui de l’arbre de la connaissance du bonheur et du malheur, allons au bout de cette logique pour tirer le maximum du jardin d’Eden, tout en le préservant. La création va connaître une nouvelle vie, et c’est ça qu’on appelle le développement durable.

Merci à Gérard Donnadieu de sa précieuse collaboration pour ce billet.

Prochaine chronique : Volonté

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Lundi 17 décembre 2007
Un mot aux nombreuses facettes. Dans le monde des affaires, ce sont les annonces légales sur les moments forts de la vie des entreprises qui font l’objet d’une publicité. Tantôt il s’agit d’informer le public sur un projet qui le concerne, pour les inviter à donner leur sentiment. La publicité est aussi l’art de donner envie, d’exercer une pression sur les esprits pour convaincre les consommateurs de leur intérêt à acheter tel ou tel produit. On parle alors de pub’. Ce sont des enjeux forts pour le développement durable. Ici, il s’agit de proposer un cadre de vie, ou une image du futur à laquelle il est demandé à chacun de contribuer d’abord, d’adhérer ensuite ; là ce sont nos consommations, et au-delà la nature même de nos besoins qui est en cause. Nous sommes bien au cœur du sujet du développement durable.

Attention toutefois à ne pas se tromper d’enjeu. Ce n’est pas la publicité, l’action de communication proprement dite, qui est importante, mais bien son objet, le message qu’elle véhicule. Ne négligeons pas pour autant la publicité consommatrice de ressources, papier[1], matériel électronique et cathodique, gadgets de toutes natures dont la fabrication n’est pas toujours exempte de défaut. L’activité publicitaire a un impact propre sur l’environnement, comme toutes les autres, et cet impact doit être réduit autant qu’il est possible. La publicité n’est pas une activité comme les autres, car son objectif est d’induire des comportements et des modes de consommation. C’est à l’évidence là que se situe l’enjeu principal. Une compagne publicitaire vertueuse du point de vue du développement durable n’est pas celle qui économise le plus de papier, mais celle qui, par son objet et la manière dont il est traité, contribue à favoriser un mode de vie durable. Le publicitaire est concerné, mais c’est surtout l’annonceur, celui qui veut vendre son produit ou son service, qui est en première ligne. Selon qu’EDF cherche à vendre de l’électricité ou de la performance énergétique, la publicité prend une signification bien différente.

Si l’on peut facilement dénoncer la mise en avant d’arguments écologiques totalement déplacés, voire détournés, dans le seul but de vendre un produit sans vertu écologique particulière, et même parfois nocif pour l’environnement, un autre travers doit être souligné. Il est tentant de mettre en évidence ses bonnes actions, de témoigner ainsi de sa bonne foi durable, alors que l’essentiel de son activité n’est pas recommandable. Un constructeur automobile peut-il se proclamer durable en mettant en vedette un modèle performant, peu polluant, électrique ou hybride, alors que l’essentiel de sa production est constitué de grosses cylindrées, par nature grosses consommatrices et polluantes ? L’agence de notation environnementale et sociale Centre Info, à Fribourg en Suisse, produit un indice intéressant de ce point de vue : la quantité de CO2 généré par un euro de chiffre d’affaire d’une société[2]. Malgré des modèles très performants comme la Prius ou la Civic, leurs constructeurs sont mal notés car ces modèles ne représentent respectivement que 3,4% et 1% de leurs ventes.

Les règles du jeu de la publicité, édictées par les pouvoirs publics ou les instances professionnelles, pourraient utilement apporter quelques garde-fous, et le Grenelle de l’Environnement a tout récemment produit une amorce de réflexions à ce sujet. Nous attendons avec impatience les suites. Certaines publicités sur des produits alimentaires sont assorties de conseils diététiques, celles sur les produits alcoolisés rappellent au devoir de modération, peut-on exiger que toute publicité pour une voiture indique la classe de consommation et de contribution à l’effet de serre des modèles présentés ?

Revenons aux publicitaires. Leur responsabilité ne leur a pas échappé, et leur instance syndicale, l’AACC[3], a créé récemment en son sein une commission développement durable. Elle propose des formations pour les dirigeants et les différents métiers de la communication. Des études et des guides, élaborés en collaboration avec l’ADEME[4], donnent des lignes de conduite et des conseils pratiques. Un collectif plus particulièrement engagé[5] vient de publier un rapport Vers une communication responsable, pour aider les agences à s’engager à leur tour. On y trouve à la fois les bonnes raisons de la faire, et le mode d’emploi. Celui-ci reprend des indications répandues dans d’autres secteurs, en les adaptant aux spécificités de la communication.

Cette prise de conscience, encore récente, d’une profession, est une bonne nouvelle, mais n’oublions pas que c’est le produit proposé, avec son impact environnemental et social, qui constitue l’enjeu principal. Il y a bien sûr des pratiques à bannir du côté des publicitaires, et d’autres à recommander ; il est bon que ce mouvement se développe. Mais la balle est dans le camp des annonceurs, et de leurs stratégies d’entreprises. La communication peut apporter beaucoup au développement durable, mais elle ne substituera pas à la responsabilité des autres acteurs économiques. Elle peut toutefois révéler des enjeux, aider à comprendre, et faire évoluer ses clients. C’est déjà un bel objectif.

Prochaine chronique : Création



[1] On pourra notamment sur ce point se reporter à la chronique Pilon du 06/12/2006 et n°53 dans Coup de shampoing sur le développement durable (www.IbisPress.com )

[2] Déjà évoqué sur ce blog dans la chronique  Emploi du 04/06/2007

 

[3] Association des agences-conseil en communication, http://www.aacc.fr/

[4] Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, www.ademe.fr

[5] Collectif AdWiser, www.adwiser-blog.com

 

Par Bidou - Publié dans : developpement-durable
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Jeudi 13 décembre 2007
Affirmer que le tabac et le DD peuvent faire bon ménage, ça va faire un tabac ! Oui le tabac est mauvais pour la santé, et les fumeurs empestent ! Le coup personnel et collectif du tabac est très élevé. Mais c’est une source de plaisir, et on ne peut rejeter brutalement un plaisir sans y regarder de plus près. Les inconvénients doivent être mis en relation avec les avantages, pour pouvoir faire un bilan.

Je vous rassure, je ne fume pas et n’ai jamais vraiment fumé, parce que je n’y ai pas pris goût. Ça n’empêche pas de s’interroger sur le tabac, phénomène de société, qui se perd dans la nuit des temps, et qui joue incontestablement un rôle important dans la vie sociale.

Commençons par éliminer le tabac fumé par habitude, sans donner un réel plaisir. Les cigarettes allumées en série avec le mégot de la précédente, voilà un cas de figure facile à traiter. Tout faux.

Une autre clé d’entrée est la dépendance. Ce n’est pas bon de dépendre d’un produit, d’être obligé d’en consommer régulièrement pour éviter d’être en manque. La quête du plaisir est remplacée par celle de la non souffrance. Dommage. La dépendance peut aussi l’être par rapport à un modèle de comportement, à une image valorisante. Ce sont les moteurs largement utilisés par la publicité, le fameux cowboy de Malboro par exemple. Il faut fumer pour être quelqu’un, voilà une ligne à combattre sans relâche, en lui substituant probablement d’autres manières de montrer sa personnalité. Ce n’est pas en disant non que l’on gagne, mais en proposant d’autres choix, qu’il faut rendre plus valorisant.

Faisons un sort également aux sales enfumées, qui obligent de fait toute l’assistance à inhaler les volutes bleues, et créent une atmosphère épouvantable. Inscrivons dans cette catégorie les voitures, petits habitacles vite envahis par la fumée dont tous les passagers profitent, et notamment les enfants bien entendu.

Reste le tabac plaisir, contrôlé, consommé sans gêner l’entourage ou enfumer les non fumeurs. Pourquoi pas ? Avec modération, bien sûr, et en privilégiant les produits de qualité, les tabacs bio, il doit bien en exister. La plante tabac est peut-être nocive, mais elle doit l’être encore plus si elle est imbibée de substances chimiques, genre pesticides ou engrais. Nous prenons du plaisir à manger et à boire, et aussi en respirant de bonnes odeurs. Tous les sens de notre corps doivent être sollicités, et le tabac est sans doute pour certains une des manières de faire pour les papilles. Attention toutefois à ne pas les polluer, et à se priver ainsi du goût d’autres nourritures. Ce serait pécher. Il est surement nécessaire de rappeler que le tabac tue, mais ça ne parle guère à ceux qui passent outre cette injonction. Un message à leur attention, plus axé sur la bonne manière de fumer, en valorisant une attitude de gourmet versus gourmand, serait peut-être utile…

Il y a des précautions à prendre, sur la manière de fumer, la combinaison avec l’alcool, et ce que l’on fume, cigare, pipe, cigarette, filtre, etc. Chaque mode doit bien avoir des avantages et des inconvénients, mais on n’en parle guère, puisque la condamnation du tabac est radicale. Il parait juste que le narguilé est peu recommandable. Un peu juste comme conseil, même s’il est exotique. Merci aux lecteurs de ce blog qui auraient des lumières sur les effets comparés des modes de prise de tabac de se livrer à tous les commentaires utiles.

Voilà donc le bon tabac revenu en odeur de sainteté, à condition d’en bien user et de ne pas enfumer les autres. Du plaisir, mais aussi de la discipline, pour ne pas tomber dans de fâcheux excès. Le développement durable nous conduit toujours à la complexité.

Ce n’est pas fini. Il faut penser à l’usage, mais aussi au cycle de production. Est-il raisonnable, au moment où l’on demande à l’agriculture de fournir nourriture, énergie, matières premières de toutes sortes, de continuer à produire du tabac ? La terre est devenue un bien rare, et l’hectare[1] est l’unité de mesure de notre empreinte écologique, de notre poids environnemental sur la planète. Et comment vivent les paysans producteurs de tabac, sont-ils pressurés, exploités par des négociants sans scrupules qui leur rachètent leur récoltes à bas prix ? C’est sans doute vrai dans certains cas, mais ce n’est pas une fatalité, et le tabac équitable doit être possible, il existe peut-être déjà. Si cela a été possible pour le café[2], pourquoi pas pour le tabac, qui est plus réglementé ? Le tabac, c’est comme la vigne (je sens que j’aggrave mon cas), le produit doit ensuite être travaillé, et la manière de faire est déterminante. Toute la filière doit être passée au crible, pour lutter contre toutes les atteintes éventuelles à l’environnement, et favoriser le développement local. La concurrence avec les cultures vivrières, et la forte valeur ajoutée du tabac doivent être pesées et confrontées, de manière à trouver un bon équilibre, s’il y en a un. Les phases de transformation, de transport, d’emballage, sont à examiner pour veiller à réduire les besoins en énergie, et toute forme de dégradation de l’environnement, comme pour les autres activités. Il y a certainement des progrès à faire de ce côté, ce n’est pas parce qu’il s’agit de tabac qu’il faut s’en priver. Ajoutons la qualité de vie de l’ensemble des personnes qui travaillent sur la filière, avec l’accès rendu possible à l’éducation, à des conditions d’hygiène, et le tabac, toujours sous conditions d’un usage modéré, le tabac plaisir, pourrait bien devenir un vecteur de développement durable. Pari audacieux, sans doute, mais qui offre un cadre de réflexion pour une évolution, toujours bon à prendre à la place d’une guerre de tranchées.

Résumons : des agriculteurs bien payés, qui conservent des cultures vivrières à côté des plantations de tabac, dont les enfants vont à l’école, qui vivent dans des maisons saines ; un process de transformation économe en énergie et respectueux de l’environnement, qui offre des emplois de qualité et ouvrent la voie à une promotion sociale ; une réflexion en profondeur sur l’emballage, le conditionnement, le papier, et le transport ; une information du consommateur sur les effets comparés des modes de consommation du tabac, accompagné de la valorisation des bonnes pratiques. Voilà un bon programme. Pas sûr que ça suffise, mais rien n’empêche d’en parler. Il y a un mode de prise de plaisir à sauver. J’en parle d’autant plus que je n’y goute pas personnellement, et ça vaut le coup de s’y coller, c’est une affaire de principe. Développement durable et plaisir doivent aller de pair.

Prochaine rubrique : Publicité

 



[1] Voir la chronique Hectare, du 28/06/2006, et n°30 dans Coup de shampoing sur le développement durable (WWW.Ibispress.com)

[2] Café, chronique du 31/01/2006 et n°8dans Coup de shampoing

 

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, Dominique Bidou Développement durable, est le support juridique (SARL) de mes interventions en tant que consultant. DBDD s’adresse aux collectivités, aux administrations, aux entreprises publiques et privées. Toutes les activités sont concernées, chacune avec ses spécificités qu’il convient d’intégrer dans les interventionsDBDD propose un accompagnement dans l’élaboration des politiques de développement durable, diagnostic, choix de lignes directrices, mobilisation des acteurs, personnels et partenaires, contrôles et évaluation.  contact@db-dd.org Pour une présentation plus complète, cliquer sur l'icône 
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quelques articles et ouvrages

Vous trouverez ci-dessous une liste de mes principaux articles, rapports et ouvrages sur le développement durable
- Rendre les villes intenses, Revue Urbanisme, septembre octobre 2008 Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf Rendre-les-villes-intenses-Urbanisme-sept-oct-2008.pdf
- 11 recettes pour le développement durable, chroniques publiées dans le magazine CyberArchi www.cyberarchi.com de janvier 2007 à juin 2008,11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf 11-recettes-pour-le-d-veloppement-durable-oct-08.pdf
- Le risque, composante du développement durable, La part du risque, septembre 2008, http://www.lapartderisque.fr/Le-risque-composante-du.html  
 - Le développement durable : une logique de dépassement, Revue politique et parlementaire, numéro hors série Le Grenelle de l'environnement, avril 2008 le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf le-DD--une-logique-de-d-passement-RPP-avril-2008.pdf
- De bonnes recettes pour le développement durable, communication à l’académie d’architecture, 6 mars 2008Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf Expos---acad-mie-6-mars-08.pdf
- Pour le développement durable : une défense solide, une attaque créative, Préventique, n° 97, janvier-février 2008Article-dans-Pr-ventique.pdf Article-dans-Pr-ventique.pdf
- La haute qualité, une bonne recette pour le développement durable, Qualitique, n° 193, décembre 2007
article-dans-qualitique.pdf article-dans-qualitique.pdf

- Coup de shampoing sur le développement durable - Ibis press, 2007  www.ibispress.com  Voir rubrique ci-dessous

- La qualité environnementale des opérations d’aménagement, Etudes foncières, n° 127, Mai-juin 2007 artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf artcicle--tudes-fonci-res-sur-environnement-et-am-nagement.pdf

- Développement durable, XXIème siècle : un défi pour les économistes, Sociétal n°53,

juillet 2006 Soci-tal--version-publi-e.pdf Soci-tal--version-publi-e.pdf

- Éthique et construction, revue « profession achat » n°20, déc 2005 – Janvier 2006

- La science des systèmes : un levier pour le développement durable, communication au congrès européen de systémique, Paris, 19 septembre 2005

 

- La HQE, une dynamique en marche, in Nouveaux paris, la ville et ses possibles, sous la

 

direction de Nicolas Michelin, Picard 2005

- Les inégalités écologiques en milieu urbain (avec col.) Inspection générale de l'Environnement et Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- Le développement durable, un nouvelle frontière pour les services déconcentrés de l’Etat, (avec Dominique Schneider et col.) Conseil général des Ponts et chaussées, 2005

- L'air, in revue Passages, Panorama 2004 du développement durable, édition spéciale n°1,

décembre 2004

- Tous gagnants, la dynamique du développement durable – Ibis press, 2004 www.ibispress.com Voir rubrique ci-dessous

- Une démarche de progrès pour le bâtiment, Constructif, novembre 2003

- Une gestion « sociétale » des entreprises, Entreprise éthique, avril 2002

- Un moteur de modernisation, revue politique et parlementaire, mars-avril 2000

- Environnement et développement économique, in Poursuivre la décentralisation, Editions Pouvoirs locaux, 1994

- Le livre vert de l’écologie urbaine dans la construction et l’habitat, ministère de l’Equipement, 1993 Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc Livre-vert---cologie-urbaine.2doc.doc

- Écologistes : le malentendu, revue politique et parlementaires, n° 914, Janv-Fév 1985

 

 

 

 

Deux livres sur le DD

Ma pratique professionnelle et associative du développement durable, et la rédaction régulière de ce blog m'ont conduit à écrire deux livres sur le développement durable, édités aux éditions Ibis Press (www.ibipress.com )  Le premier dont l'objectif esst tout simplement de donner l'envie d'y aller a été publié en 2003 sous le titre Tous gagnants, la dynamique du développement durable. Il est préfacé de Michel-Edouard Leclerc, et post facé de Jean-Claude Antonini. On trouvera ci-attaché, en cliquant sur l'icone correspondante, une présentation de l'ouvrage  pr-sentation-Tous-gagnants.pdf pr-sentation-Tous-gagnants.pdf  et le dépliant (avec bon de commande) flyertousgagnants.pdf flyertousgagnants.pdf .

Coup de shamping sur le développement durable (2007) est le rassemblement des 80 premiers billets de ce blog, mis en perspective par une introduction ( intro-Coup-de-shampoing.pdf intro-Coup-de-shampoing.pdf ) et une conclusion synthétiques. Didier ADES en a rédigé la préface. On trouvera ci après la présentation de l'ouvrage texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf texte-de-presentation-Coup-de-shampoing.pdf , et le dépliant Depliantcoupdeshampoing.pdf Depliantcoupdeshampoing.pdf
 

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