| Intérêt général. |
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| Développement durable - fondamentaux du DD |
| Écrit par Dominique Bidou |
| Lundi, 23 Novembre 2009 00:00 |
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L'intérêt général se définit donc au coup par coup, en fonction de la réalité locale, des besoins, de la demande en équipements, lesquels peuvent être appréciés différemment selon les acteurs. Dans certains pays, c'est le bien commun d'un ensemble de citoyens, d'une ville, d'un district, qui est évoqué, et ce bien commun se discute, il s'établit dans le débat. Ce mode de négociation locale ne résout pas tous les problèmes pour autant. Tous les intérêts ne sont pas représentés dans ce genre de débat : des intérêts lointains, mal cernés, diffus, à long terme, difficile à quantifier, risquent fort d'être oubliés, et il faut bien en tenir compte quand même. Serait-ce à l'Etat de les représenter, ou aux associations ? L'Etat s'est souvent disqualifié en adoptant avec empressement la position des acteurs dominants, politiques ou économiques, mais pourquoi ne pourrait-il pas s'amender ? La gouvernance à 5 instituée par le Grenelle oblige l'Etat à se trouver une légitimité nouvelle. Les associations ne font que promouvoir leurs centres d'intérêt, mais il y en a de toutes natures, de la défense d'avantages d'un petit groupe à la protection de l'environnement au sens large, ou du tiers monde, ou d'autres valeurs reconnues comme importantes bien au-delà des frontières du périmètre concerné par le projet. Dans les sondages, les associations recueillent bien plus de suffrages que l'Etat pour représenter l'intérêt général ! On le voit, la question de l'intérêt général n'est pas simple, et il serait bien présomptueux de se proclamer détenteur de cet intérêt. C'est plutôt sur la manière de constituer cet intérêt général qu'il est utile de se pencher. Se poser la question de l'intérêt d'un projet déjà établi n'est-il pas en soi un problème ? C'est dans l'élaboration même du projet que son intérêt pour les différentes parties doit apparaître, avec les conflits entre ces intérêts. Les parties prenantes sont ses promoteurs, les personnes directement concernées dans le voisinage, et de plus en plus loin, la région d'implantation ou d'accueil du projet, le pays, et la planète. Les conflits sont inévitables, ne nous faisons pas d'illusions, mais doivent être prise en charge dans le cadre de la « gouvernance » du projet. Organiser le débat entre les acteurs, l'ouvrir aux intérêts lointains dans le temps ou l'espace, de manière à concevoir un projet pour le bien commun, c'est autre chose que de consulter le public sur un projet quasi définitif, ne lui laissant guère comme choix que d'accepter ou de refuser. [1] Arrêt Ministère de l’Equipement et du logement contre société civile Sainte Marie de l’Assomption, 1972 |
| Mise à jour le Lundi, 07 Décembre 2009 09:29 |



