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Les mots de tous les jours pour comprendre le développement durable

 

 

Un mot, un mot courant, de la vie de tous les jours, et une approche du développement durable, inspirée par ce mot. Tel est le principe de ce blog pour mieux comprendre la richesse de cette expression, née il y a plus de 20 ans et toujours mal connue.

Bienvenue sur ce site du développement durable, où vous trouverez avec 400 mots (complétés et mis à jour régulièrement) autant de portes d’entrées dans l’univers du développement durable.

Vous y trouverez aussi des billets d’actualité, des liens vers des partenaires, une présentation des livres, des rapports et des articles que j’ai publiés sur le développement durable, avec notamment les dernières chroniques parues sur des blogs partenaires, et toutes les indications utiles sur ma société Dominique Bidou Développement durable, DBDD.


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Dominique BidouDominique Bidou

 
Carbone PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Dominique Bidou   
Dimanche, 18 Octobre 2009 10:29

Un cadeau empoisonné. Le carbone sous ses nombreuses formes est formidable, il nous a permis un développement extraordinaire, mais certaines formes dudit carbone sons ont asservis, nous ont dicté un mode de production, de consommation, et en fin de compte un mode de vie qui nous conduit tout droit dans une impasse. On s’habitue vite à une solution facile, et quand on s’aperçoit qu’elle n’est pas éternelle, pour ne pas dire durable, on a le plus grand mal à changer. Trop de pétrole, nous dit Henri Prévôt .
Le signal prix est appelé à la rescousse. Il faut réglementer, mais il faut aussi que les échanges ordinaires entre les acteurs soient marqués du sceaux de l’impérative nécessité où nous nous trouvons de passer à une ère post-carbone. Une contribution est donc proposée, qui suscite une vive émotion : Comment, encore une taxe ! Et en pleine crise financière, en plus !
C’est oublier un peu vite que la non action, le laisser faire, a un coût. La taxe Climat existe déjà. Elle est payée par tout le monde, indépendamment de la manière dont nous nous comportons, indépendamment de notre émission de gaz à effet de serre. Nicholas Stern l’a calculée, et d’autres travaux le confirment. La dégradation du climat coûte au minimum 5% du PIB mondial, 20% si on inclut les effets indirects, induits. La taxe carbone diffuse, occulte, qui existe aujourd’hui est payée par les habitants des îles Tuvalu, par les Bengalis, et tous les habitants de secteurs directement menacés d’une remontée des océans, par le dérèglement des moussons et des grands courants marins. Il est payé en France par des épisodes climatiques, comme on dit pudiquement, de plus en plus fréquents et violents, par la disparition progressive des glaciers et de leurs fonctions de régulation du régime des eaux, il est payé en France d’Outre-mer par une mortalité anormale des coraux, et de leur productivité écologique. Bref, la taxe carbone existe depuis longtemps, mais elle est payée par les pollués. Nous sommes en régime pollué-payeur.
Créer une contribution n’est pas créer une taxe nouvelle, c’est changer de payeur. Il s’agit de passer au régime pollueur payeur, inscrit dans de nombreux accords internationaux ou lois nationales, et qui ne semble pas illégitime. L’avantage du changement de payeur est qu’il devient alors possible d’agir à la source du mal. Pourquoi le pollueur changerait-il de comportement s’il n’est pas pénalisé de ses mauvais choix ? La taxe du pollué est éternelle, et ne permet en aucun cas d’améliorer la situation, alors que celle sur le pollueur offre des possibilités d’action, de changement de comportement des intéressés, et de travaux de compensation ou de correction grâce à la recette engrangée. Double bénéfice, qui permet d’entrevoir une évolution favorable, là où la machine infernale s’emballait sans aucun contrôle.
Il y a longtemps en France qu’un dispositif de ce genre a été mis en place pour l’eau, dont la pollution était de fait payée par toute la société. Ce n’est pas le cas dans tous les domaines, comme l’énergie et le bruit. Aujourd’hui encore, le coût du bruit des transports (un demi-point de PIB environ payé chaque année) est essentiellement supporté par les pollués, à l’exception notable des riverains des aéroports où une formule pollueur-payeur est en place.
Revenons au climat. La transition sera dure, évidemment, pour les pollueurs, qui devront accepter de devenir les payeurs. Ils ont pris de mauvaises habitudes, ont trouvé leur équilibre sur des bases qui sont ébranlées. Il y a une transition à assurer, avec un soutien à apporter aux plus fragiles, soit pour se corriger ou se reconvertir. Le fruit de la taxe carbone doit être utilisé à cet effet. C’est sur la manière de gérer ce transfert de charge « Climat » qu’il y a lieu de débattre, et non sur le principe de ce transfert.

Un cadeau empoisonné. Le carbone sous ses nombreuses formes est formidable, il nous a permis un développement extraordinaire, mais certaines formes dudit carbone sons ont asservis, nous ont dicté un mode de production, de consommation, et en fin de compte un mode de vie qui nous conduit tout droit dans une impasse. On s’habitue vite à une solution facile, et quand on s’aperçoit qu’elle n’est pas éternelle, pour ne pas dire durable, on a le plus grand mal à changer. Trop de pétrole, nous dit Henri Prévôt .

Le signal prix est appelé à la rescousse. Il faut réglementer, mais il faut aussi que les échanges ordinaires entre les acteurs soient marqués du sceaux de l’impérative nécessité où nous nous trouvons de passer à une ère post-carbone. Une contribution est donc proposée, qui suscite une vive émotion : Comment, encore une taxe ! Et en pleine crise financière, en plus !

Mise à jour le Dimanche, 18 Octobre 2009 10:37
 
Extrême PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Dominique Bidou   
Mardi, 20 Octobre 2009 08:11

C’est à partir d’un « magazine de l’extrême » que Nicolas Hulot est devenu écologiste. L’extrême a des vertus pédagogiques, certainement. Une porte d’entrée vers le durable. Aller jusqu’au bout, au bout du monde, à bout de souffle, le plus loin possible pour mieux comprendre et mesurer ses limites.

Les iles australes françaises, Crozet, Kerguelen, St Paul et Amsterdam, dites aussi subantarctiques pour les premières, sont souvent appelées « terres extrêmes ». Elles vivent totalement sous perfusion, si l’on excepte les produits de la pêche locale. Tout ce qui est nécessaire à la vie des communautés qui y vivent est apporté régulièrement par une navette maritime, trois ou quatre fois par an. On y a bien introduit, pour l’alimentation ou pour gagner de l’argent, des animaux et des végétaux du reste du monde, mais ils ont modifié les équilibres antérieurs, et la tendance actuelle est à les éradiquer : retour aux sources et à la pureté originelle. Plus de jardin, même sous serre, plus de mouflon, bientôt plus de bovin ni de mouton. Cette anti-autarcie oblige à faire un inventaire rigoureux de ce qui nous est utile, aux plans matériels et spirituels. Exercice toujours intéressant et enrichissant pour ceux qui séjournent longtemps sur ces terres isolées.
Cette recherche n’est qu’une partie de la richesse qu’elles procurent à leurs visiteurs.

Mise à jour le Jeudi, 22 Octobre 2009 10:01
 

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