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Après la déception de Copenhague, quelles orientations vous semblent les plus adaptée pour relancer la dynamique de la lutte contre le réchauffement climatique ?
 

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La société DBDD - La société DB-DD
Écrit par Administrator   
Vendredi, 18 Décembre 2009 14:05

 

Edito du 30 août 2010 : De l’utilité des désastres

Les incendies de forêt sont bons pour la biodiversité. Ils permettent une meilleure régénération du milieu, à condition toutefois de ne pas se répéter trop souvent. On apprend également que le président de la Russie a suspendu un projet d’autoroute qui menace une forêt. Est-ce la conséquence des incendies de cet été, qui ont mis en évidence la mauvaise gestion des forêts russes ? Un début de sagesse, mais le prix payé a été bien lourd.


Edito du 23 aout 2010 : Sortir du double langage

Une nouvelle centrale nucléaire en Iran renforce les inquiétudes de la "communauté internationale". La distance entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire apparaît soudain bien faible. Dans d'autres circonstances, cette proximité est radicalement niée, quand il s'agit de vendre de nouvelles centrales. Bel exemple de double langage, portant qui plus est sur les enjeux majeurs. Comment établir la confiance dans ces conditions, dont on sait que c'est la clé de la bonne gouvernance, qu'elle soit mondiale ou locale ?


Edito du 13 aout 2010 : Un avant goût du cout du réchauffement climatrique

Le coût des catastrophes naturelles de cet été, incendies gigantesques en Russie, inondations au Pakistan et en Chine, donne une indication du coût du réchauffement climatique. Dans son rapport de 2006, Nicholas Stern le chiffrait entre 5 et 20% du PIB mondial. Les évènements récents n’ont pas l’effet de serre comme seule raison, et il est impossible d’établir un lien direct de cause à effet. Mais nul doute que le réchauffement rendra ces évènements plus fréquents, avec leur cortège de drames humains et de pertes économiques.


Edito du 1er août 2010 : Ne pas prendre des reculs et avancées

Les catastrophes se multiplient, gigantesques incendies de forêt en Russie, marée noire et inondation en Chine, et bien sûr le forage raté de BP dans le golfe du Mexique. Des coûts considérables, à la fois humains, économiques et environnementaux. mais aussi des croissances du PIB en perspective : La lutte contre les catastrophes et les reconstructions qui les suivent sont des activité bien comptabilisées aux PIBs des pays concernés. Les dégradations, les coûts humains et environnementaux sont escamotés. Les reculs objectifs vont ainsi être métamorphosés en croissance formelle. Bravo le PIB, quel magicien !


Edito du 21 juillet 2010 : Les bonnes idees de nos voisins

Une semaine après le 14 juillet, nos amis belges celèbrent leur fête nationale. Avec un défilé bien different du nôtre, sur le theme de la protection civile. Pas de chars ni de canons, mais des matériels de lutte contre les pollutions et les catastrophes de toutes natures. Des pompiers, la Croix Rouge, des équipes d'intervention a l'oeuvre en Belgique et dans le monde. La Belgique n'a pas de gouvernement, mais elle a des valeurs !

 


Edito du 13 juillet 2010 : Toujours le pétrole !

Les risques et les catastophes n'arrêtent pas le progrès. Toujours englué dans le golf du Mexique, BP se prépare à investir l'Arctique. Encore une opération dangereuse, pour un sanctuaire que le réchauffement climatique rend de plus en plus vulnérable. La dépendance de nos sociétés modernes au pétrole nous conduit à accepter des risques énormes et d'y consacrer un paquet de ressources humaines et financières. Celles-ci seraient bien plus utiles pour la recherche d'une société sans carbone.


Edito du 8 juillet 2010 : Total dans les sables

Le journal le Monde daté du 9 juillet nous informe que Total vient d'acquérir des gisements de sables bitumineux au Canada. Une nouvelle mine à ciel ouvert en perspective, et quelques millions de barils de brut extra-lourd à produire. Silence total, sans jeu de mot, sur les conséquences environnementales de ce genre d'exploitation, dont on connait les ravages sur l'environnement. Voilà un genre de dépêche qui vous fait froid dans le dos, aussi bien sur la nature de l'information que sur l'absence d'interrogations de la presse sur les conséquences environnementales de ce projet.


Edito du 30 juin 2010 : Il n'y a pas que l'Etat !

La déception que la conférence de Copenhague a suscitée est en partie attribuée à une défaillance des états. Bien sûr, les états ont un rôle à jouer, mais ne dédouanons pas trop vite les acteurs économiques et la société civile dans son ensemble. Chacun doit chercher son "double dividende" : comment faire avancer à la fois la cause de la planète et ses propres intérêts, lesquels ne sont pas que financiers comme on a une tendance à le croire. C'est la dynamique de tous les acteurs qui bousculera les états, ne comptons pas sur l'inverse.


Edito du 24 juin 2010 : Les malentendus de la précaution

Le principe de précaution fait l'objet de multiples attaques. Il serait un frein à la croissance. L'usage abusif de la "précaution" au sens du principe conduit à ce résultat surprenant, le retour d'une foi absolue en la science. La présomption de danger majeur doit-elle être abandonnée ? Le risque zéro est contraire à l'esprit du développement durable, qui pousse à l'innovation et donc à la prise de risque. Mais une bonne "culture du risque" suppose que l'on sache aussi fixer les limites.


Edito du 14 juin 2010 : Les comptes de la santé

Il n'y a pas que les retraites qu'il faut financer, il y a aussi la santé. Elle coûte de plus en plus cher, et le déficit s'accroît : on cherche de nouvelles recettes. Pourquoi pas aussi chercher à réduire la dépense, en maintenant nos concitoyens en bonne santé ? Alimentation et mobilité sont deux leviers déterminants de ce point de vue. Education, aménagement de nos territoires et de notre temps, rythmes de vie au travail et dans les loisirs, voilà les axes majeurs d'une bonne politique de santé publique, et d'économies !


Edito du 9 juin 2010 : Un assemblage hétéroclite

Comme d'habitude, la réforme des retraites va jouer sur des curseurs, des réglages sur une machine conçue en d'autres temps. Un assemblage hétéroclite de mesures qui ne feront que des mécontents, et qui ne résoudront pas durablement la question, abordée du strict point de vue comptable, et avec des oeillères. Les vieux ne sont pas que des charges, et il y a mille manières d'être actif, d'apporter quelque chose à la société et de s'en trouver bien. Pas de solution durable sans valoriser ce potentiel spécifique, si mal exploré.


Edito du 4 juin 2010 : Il n'y a pas que le golfe du Mexique !

BP est sur la selette, avec la marée noire dans le golfe du Mexique. N'oublions pas que BP est aussi dans l'Alberta, au Canada, à exploiter les sables bitumineux. Un autre désastre écologique, pour lequel BP investit 10 milliards de dollars. Et cette fois-ci, ce n'est pas par accident que le mal arrive, mais par la nature même du chantier d'extraction. Une certitude de dégats, et non un risque. Les cours actuels du pétrole favorisent les énergies renouvelables, ils poussent aussi au crime.



Edito du 31 mai 2010 : La course automobile au secours du développement durable ?

C'est le pape de la formule 1, Bernie Ecclestone, qui le dit dans le Journal du Dimanche du 30 mai dernier : "Les gens ne jettent plus l'argent par les fenêtres. Nous tentons de limiter le budget nécessaire pour viser une victoire." Le plaisir et l'émotion sans gaspillage, et en faisant des économies, voilà une parole de sage, qui finit par percoler dans des milieux pourtant bien éloignés de ce que l'on appelle le "découplage", entre croissance du bien être d'un côté, et pression sur l'environnement de l'autre. Les voies du DD sont parfois bien surprenantes !


Edito du 25 mai 2010 : Réduire la voilure ou changer de cap ?

L'austérité semble contagieuse en Europe. Chaque pays dévoile ses mesures de lutte contre les déficits, mais on n'en voit peu qui déploient une vraie stratégie de changement, de transformation de la société pour relever de nouveaux défis. Mieux faire ce que nous faisions avant, avec la concurrence des pays émergents et dans les limites de la planète ne peut apporter de réponse durable, mais la crise emble tétaniser les dirigeants, et interdire la créativité au moment où nous en aurions le plus besoin !


Edito du 21 mai 2010 : Entre coup de frein et accélération

Au delà des déficits, c'est la faible croissance de l'Europe qui pose problème. La rigueur aujourd'hui à la mode semble conduire à la récession, et ce n'est pas une solution, pas plus que la croissance type 30 glorieuses. Nous sommes coincés entre le coup de frein et l'accélération brutale. La réponse est affaire de pilotage. Il faut changer de direction, résolument. Nous sortirons de la crise plus "durables" ou nous n'en sortirons pas.


Edito du 17 mai 2010 : L'imprévu : une opportunité à saisir pour faire bouger la société

Les voies du changement sont souvent surprenantes. Il en faut, d'ailleurs, de la surprise et de l'imprévu pour enfoncer ou contourner les résistances du conservatisme et de la peur du changement. Les mauvais coups sont souvent des signaux, des invitations (brutales, il est vrai) a se remuer. Une opportunité à saisir pour promouvoir les transformations que le développement durable exige. C'est le message des "mots de la semaine".


Edito du 9 mai 2010 : Une occasion ratée pour de bonnes économies

Au moment même où l'on nous parle d'austérité, sans employer le mot, l'Assemblée nationale vient de rejeter une source d'économies prévue dans le projet de loi Grenelle 2 : le passage des responsabilités d'urbanisme à l'échelon intercommunal. Autant une administration fine du territoire est nécessaire pour les aspects humains et sociaux, autant la gestion de l'aménagement, des équipements et des infrastructures semble plus pertinente à l'étage au-dessus. Combien coûte la multiplication anarchique de zones d'activité ou commerciales, par exemple, en espaces, en biodiversité, et en argent sonnant et trébuchant ?


Edito du 4 mai 2010 : Les raccourcis qui rallongent

L'usage dévoyé du mot "précaution" n'est pas le seul danger qui guette le développement durable. La tentation est grande de brûler les étapes, d'agir directement sur les conséquences sans s'attaquer aux causes. On pense que ça va plus vite, mais c'est souvent l'inverse qui se passe, comme les raccourcis qui finissent par rallonger. Ce sont des pièges qui sont tendus et dans lesquels nos sociétés, toujours impatientes, tombent souvent. Quelques "mots de la semaine" pour alerter sur ce danger.


Edito du 1er mai 2010 : Marée noire : quelle réactions ?

 

La marée noire de Louisiane illustre tristement la chronique Cher, publiée le 19 avril. Le coût élevé de l'énergie n'est pas synonyme de sagesse. Il offre des opportunités aux énergies renouvelables, mais il pousse aussi à chercher du pétrole dans des conditions extrêmes. Toujours plus loin, toujours plus de Risques. Peut-on rêver que le désastre qui vient de se déclencher provoque un réflexe de prudence et protège la planète d'aventures toujours plus périlleuses ?


Edito du 26 avril 2010 : Piloter dans l'inconnu

Un volcan nous incite à la modestie, et à "faire avec" les éléments. La souplesse et l'adaptabilité plutôt que les certitudes et la rigidité. L'incertitude provoquée par ledit volcan est peu de chose par rapport à celles que l'avenir nous réserve. A nous de savoir piloter dans l'inconnu et d'en profiter. Pour être "durable", il va falloir faire preuve d'intelligence des évènements, apprendre la patience et s'habituer à anticiper.


Edito du 23 avril 2010 : Changer de modèles

100 milliards d'euros de déficit pour les retraites en 2050. Un chiffre qui fait peur ! Mais à comparer au PIB prévu pour 2050, 4000 milliards d'euros, soit le double de maintenant. Il doit bien y avoir une solution, pour affecter un vingtième de la croissance aux retraites. Il faudra juste trouver de nouvelles modalités de répartition, puisque l'on va passer de 1,8 cotisants par retraité à 1,1. Pas de solution sans changer de base de calcul. Pas de développement durable sans remise en question des anciens modèles.


Edito du 20 avril 2010 : Environnement et argent, un couple turbulent.

Le volcan nous coûte cher, avec tous ces avions cloués au sol. La nature entre dans le bilan économique de la planète, aujourd'hui au débit, mais le plus souvent au crédit. Les apports gratuits de la nature sont immenses, et le coût des dégradations des milieux et des conditions de vie largement sous estimé, voire oublié. Environnement et économie sont indissolublement liés, et le développement durable consiste à tirer le maximum de profit de cette union, pour le bonheur des Hommes et de la planète.


Edito du 16 avril 2010 : le volcan au secours du climat

Un savant fou, prix Nobel malgré tout, préconisait d'envoyer régulièrement des millions de tonnes de soufre dans la haute atmosphère. Cette proposition s'inspirait de l'observation du Pinatubo, dont l'irruption de 1991 a fait baisser d'un demi degré pendant un an la température moyenne de la planète. Bel exemple à ne pas suivre, exemple de fuite en avant, permettant de ne rien changer de nos habitudes. Mais aujourd'hui, c'est la nature qui s'y met : Les volcans Islandais vont-ils nous faire gagner quelques années pour lutter contre le réchauffement climatique ?


Edito du 13 avril 2010 : Ici et maintenant

Le développement durable, d'accord, mais qu'est-ce que je peux faire ? Question essentielle, comment chacun peut-il participer utilement, dans sa sphère d'influence, aux grands équilibres ? Une piste est dans l'unité de lieu et de temps. Vivre avec les saisons, et se fournir avec des produits locaux. Un retour aux sources salutaire, qui réserve en plus bien des surprises, et provoquera beaucoup de plaisir. Mais attention aux excès ! C'est le thème des "mots de la semaine".


EDito du 9 avril 2010 : Ouvrir le champ pour les retraites

Une ouverture, semble-t-il dans le dossier des retraites : les plus riches pourraient être mis à contribution. Ce serait une avancée que de casser le cadre tradiionnel de pensée, à savoir que les retraites sont payées uniquement par l'emploi. Une répartition non pas entre les cotisations du travail et les retraites, mais à partir du revenu national, serait une bonne piste de travail en offrant de nouveaux paramètres à la négociation. Le développement durable, c'est souvent changer de périmètre dans la réflexion, pour ouvrir le champ du possible.


Edito du 7 avril 2010 : Quelle communication pour le développement durable ?

Les sceptiques du réchauffement climatique offrent aux conservateurs de tous poils une planche de salut : pourquoi changer, alors qu'il y a des doutes ? le doute est naturel, mais il ne doit pas être source de paralysie. Les "mots de la semaine" font le point sur cette question, tout en interpellant les promoteurs du développement durable sur leur stratégie de communication.


Edito du 2 avril 2010 : Un renoncement peut en cacher un autre

L'abandon de la taxe carbone s'accompagne d'un autre renoncement : l'étiquetage environnemental des produits de consommation courante. La loi Grenelle 2, votée au Sénat et en attente d'Assemblée nationale, prévoit à partir de 2011 une étiquette écologique pour informer le consommateur des conséquences de son choix. Cette mesure vient d'être retardée et rendue facultative par un amendement voté en commission. Un nouveau renoncement en perspective ?


Edito du 30 mars 2010 : L'intelligence à plusieurs

Changer de "business model" pour l'humanité. C'est le défi du développement durable, de substituer à l'accumulation de biens matériels une autre vision du plaisir et du bonheur. Ou plutôt d'un large éventail de futurs non prédateurs et adaptés à la diversité des cultures présentes à la surface de la planète. Un défi collectif qui mobilise toutes les intelligences, ensemble. Les "mots de cette semaine" sont consacrés à cette approche.


Edito du 26 mars 2010 : L'effet de serre moteur de progrès

Les attaques se multiplient contre le GIEC. Le réchauffement climatique serait plus politique que scientifique. Et pourquoi pas ? La lutte contre l'effet de serre est une assurance, mais c'est surtout un formidable moteur de progrès. Les économies d'énergie, et le recyclage des matières premières qu'elles exigent, conduisent à des progrès considérables vers un développement sobre et une utilisation plus intense des ressources naturelles. Des progrès inimaginables sans une pression forte. Si l'effet de serre n'existait pas, il faudrait l'inventer !


Edito du 22 mars 2010 : Une ile flottante aux Maldives

Au moment où nous votons, nous apprenons que la République des Maldives, archipel d'ilots dont le point culminant est à 3 mètres d'altitude, vient de commander la construction d'une île flottante, donc insubmersible. Une autre manière de préparer un avenir qui s'annonce menaçant, mais aussi un manifeste politique qu'un Etat adresse au reste du monde.


Edito du 19 mars 2010 : Les Sushis ont de l'avenir

Tel est le commentaire entendu à la radio au lendemain de la conférence sur le commerce des espèces menacées. Le thon rouge ne sera pas inscrit sur la liste des poissons interdits, mais faut-il en déduire un avenir radieux pour les suchis ? un avenir de courte durée, assurément, genre poule aux oeufs d'or. La Fontaine, tu nous manques !


Edito du 16 mars 2010 : Clarifier le débat, plutôt que le détourner

le mode d'intervention des régions, en appui à d'autres opérateurs le plus souvent, ne leur donne pas de forte visibilité. Elles peuvent néanmoins orienter profondément l'action politique sur leur territoire, donner des impulsions, accompagner la transformation d'un paysage économique. Elles jouent un rôle important, mais masqué, ce qui pèse lourd au moment des élections. Raison de plus pour ne pas polluer le débat, en y mêlant des enjeux du type "prochaine présidentielle", seul sujet qui semble intéresser les commentateurs. Une confusion bien entretenue là où il faudrait un effort de clarification. Etonnez-vous que les électeurs ne s'y retrouvent plus !


Edito du 11 mars 2010 : Repenser le travail

Une société sans travail, travailler deux heures par jour. Des thèmes débattus pendant le plein emploi, et qui ont disparu depuis que le chomage a atteint des niveaux alarmants. C'est au moment où nous en aurions le plus besoin que la réflexion sur le rôle du travail dans la société est absente. Il y a pourtant là un vrai sujet de développement durable, d'autres voies de sortie de crise que l'adoration des veaux d'or PIB et plein emploi.


Edito du 6 mars 2010 : Les services rendus par les agriculteurs

La baisse du revenu agricole se manifeste au salon de l'agriculture. Comme d'habitude, le discours se concentre sur le soutien à la production, avec un relent de mépris pour les services rendus par l'agriculture. Toujours une opposition alors qu'il faut trouver des commplémentarités. Les services rendus sont multiples, et verront leur valeur économique croître avec l'importance de l'air pur, d'un  régime des eaux régulé, de paysages attractifs. Conjuguer production de qualité et service collectif rendu, chacun avec sa juste rémunération, voilà une piste plus durable que le soutien réservé à la seule production.


Edito du 3 mars 2010 : Des cloisonnements qui aveuglent

Imprévisibles, les inondations en Vendée étaient la conjonction de plusieurs phénomènes, vent violent et grande marée, et tout ça la nuit. Le nombre élevé de morts est le résultat de cette combinaison exceptionnelle. Voyons, chacun de ces phénomènes était prévisible, l'approche de la tempête, la grande marée et la nuit. Le lien entre vent et montée des eaux a manifestement été négligé. Quand on s'inquiète du vent, on pense arbres, tuiles, objets volants, mais pas surépaisseur d'eau. Le phénomène est pourtant bien connu. Il aurait juste fallu abandonner dans nos têtes les cloisonnements qui nous aveuglent.


Edito du 26 février 2010 : Crise du logement, crise de société

"Vivre dans un logement dégrade nuit à l'image que l'on a de soi-même" nous dit le CREDOC (Etude publiée le 23 février 2010). L'amélioration des conditions de logement serait ainsi un préalable à la mobilisation de tous les membres du corps social. Comme il y a peu de chances que l'on y parvienne rapidement, retournons la proposition : faisons de l'amélioration du logement un levier pour le développement durable.


Edito du 22 février 2010 : La construction d'une vision collective

"La distanciation par rapport aux politiques a rarement été aussi forte". Le médiateur de la République, Jean-paul Delevoye, présente ce constat alarmant (Le Monde daté du 21-22 février).  Il observe l'inadéqaution croissante des "boites à outils" de la puissance publique face aux besoins de la société. Un écart qui appelle une réaction vive, pour permettre la "construction d'une vision collective". Au lieu de coups d'éclat médiatiques, c'est l'appropriation du débat par les citoyens qui est la condition de ce nouveau départ. Encore une affaire de bonne gouvernance.


Edito du 15 février 2010 : l'exploit sans la compétition

Les JO offrent l'occasion de remettre le sport en perspective, dans l'univers du Développement durable. En attendant de voir se dessiner un modèle de développement en substitut de celui qui domine encore, celui de la compétition. Le Développement durable nous demande des exploits, avec de multiples défis à relever. Nous n'y parviendrons que tous ensemble, et non en se battant les uns contre les autres. A quand l'exploit sans la compétition, la cordée plutôt que la course ?

 


Edito du 12 février 2010 : le confort écologique

Quand toutes nos maisons seront bien isolées, qu'elle ne consommeront presque plus d'énergie l'hiver pour le chauffage, et encore moins l'été pour la fraicheur, il restera l'eau chaude et la cuisine. Pour l'eau chaude, les fabricants de robinets savent se faire mousser : en introduisant de l'air dans l'eau, ils vous donnent la même sensation de confort avec moitié moins d'eau. 5 litres/minute au lieu de 12. Un vrai progrès. Avec un peu de soleil pour chauffer l'eau, on devrait parvenir à diviser encore par 2, en moyenne sur l'année, l'énergie nécessaire pour le confort "eau chaude". Restera la cuisine. A quand les livres de recettes "facteur 4 " ?


Edito du 8 février 2010 : l'enfant terrible

Le Nino fait encore des siennes. L'Est des Etats-Unis croule sous des tonnes de neige, une neige qui fait défaut à Vancouver. Ce sont des norias de camions qui tournent pour que les jeux olympiques puissent se dérouler. Un triste bilan carbone en perspectice. Le Canada aggrave sa position. C'est déjà le plus mauvais signataire du protocole de Kyoto, celui qui respecte le moins ses engagements. C'est lui qui détruit d'immenses régions sauvages pour extraire le schiste bitumineux, ce qui ajoutera encore une bonne dose de CO2 dans l'atmosphère. Comment un pays qui semblait si sympathique peut-il nous decevoir à ce point ?


Edito du 2 février 2010 : Un "fleuron" illusoire

Le procès du crash du Concorde commence, et voilà revenir les nostagiques du plus "bel avion du monde". Pas de commentaires sur le côté esthétique, mais arrêtons de porter aux nues un modèle de non durabilité. Un avion champion du monde pour le bruit et la consommation d'énergie, et petit de surcroit, ce qui le prédispose à l'encombrement de l'espace aérien. S'il n'avait pas été bridé au départ, la zone de bruit autour de Roissy aurait été dix fois plus grande, et il aurait fallu trois vols de Concorde pour un vol de gros porteur. Tout faux. Le vrai progrès doit desserrer les contraintes, alors que le Concorde les accentuait. Il serait temps de tirer tous les enseignements de cette aventure industrielle malheureuse.


Edito du 29 janvier 2010 : L'écologie plaisir

Une éolienne qui soit "un objet de désir pour tous", tel était le rêve de Philippe Starck. Il est aujordhjui réalisé, avec un fabricant italien, sous le nom de Revolutionair. Une mini éolienne que vous pourrez installer dans votre jardin, et qui fonctionne quelle que soit l'orientation du vent, sans bruit. Nous voilà en passe de devenir tous des producteurs d'énergie. Le vent (il y aussi des éoliennes en chien assis sur le toit et ce n'est qu'un début), le soleil, la chaleur du sol, etc. Nous sommes tous consommateurs, pourquoi pas aussi tous producteurs ? et en se faisant plaisir, en plus.


Edito du 25 janvier 2010 : les solutions d'aujourd'hui et les problèmes de demain

Parer au plus pressé, bien sûr, mais pas seulement. Une politique de développement durable y ajoute une vision de l'avenir : les solutions d'aujourd'hui ne doivent pas être les problèmes de demain. Pour cela, une règle simple : chercher les ressorts, les paramètres structurants qui déterminent notre avenir. Certains sont connus, comme le vieillissement de la population, d'autres sont inéluctables mais peuvent nous réserver des surprises sur leur manière de se manifester, comme la fin de l'énergie pas chère, et puis il y a tout ce que l'on ne prévoit pas, les surprises. Le développement durable, c'est répondre aux besoins du présent tout en se donnant la capacité à s'adapter à ces évolutions, prévues ou imprévisibles.


Edito du 19 janvier 2010 : Une nouvelle chance pour les abeilles

Les bas côtés des routes entament leur troisième âge. Pendant longtemps, ils étaient rasés régulièrement, il fallait que ce soit propre ! Ensuite, dans les bons cas, on a pensé à la faune, on a essayé de ne pas nuire, en les laissant tranquilles pendant les périodes de reproduction. Et voici le troisième age, ils vont devenir des réservoirs de biodiversité, notamment d'insectes pollenisateurs. Une vaste opération est lancée pour que les abeilles y trouvent sinon le gîte, au moins le couvert. Une expérience de 3 ans sur 250 km, en attendant une généralisation sur les 12 000 km du réseau national. Gardons un espoir, car vous le savez bien, après les abeilles, ce seraient les hommes qui disparaitraient.


Edito du 15 janvier 2010 : Les retraites, partie visible d'un iceberg

Les voeux sont l'occasion d'annonces : En 2010, le dossier des retraites sera remis sur le métier. La question du vieillisement de la population française est ainsi abordée par son aspect comptable. Il ne faut certes pas le négliger, mais ce n'est qu'une petite porte pour aborder la question bien plus large du vieillissement, phénomène inéluctable dans une perspective de stabilisation de la population. Les aspects culturels, dynamique des relations sociales, place des vieux dans la société, immigration et ouverture au monde, et bien d'autres encore, sont tout aussi déterminants pour notre avenir. Comment faire participer les vieux à l'activité générale, quels apports attend-on d'eux, comment rémunérer les apports qui ne sont pas "marchands", le débat est multiforme, et l'engager sur une approche particulière risque fort de l'enfermer, si ce n'est de l'étouffer, sans pour autant apporter de réponse satisfaisante.


Edito du 12 janvier : Vivre avec les saisons

Le thème est souvent développé pour l'alimentation. Il faut vivre avec les saisons, et tirer plaisir de l'éternel renouvellement des fruits de la nature. C'est aussi vrai de nos déplacements et de nos activités : il faut les adapter au climat, et trouver les souplesses nécessaires pour bénéficier des rythmes des saisons, au lieu de vouloir s'en affranchir. La neige en hiver n'est pas une surprise, un peu d'autonomie et de solidarité sont les réponses traditionnelles à l'isolement qu'elle provoque. Des réponses à inscrire au XXIe siècle, avec l'appoint des télécommunications et de la prévision météo.



Edito du 8 janvier 2010 : Les records dont on n'est pas fier

La meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas, c'est bien connu. Et pourtant notre consommation d'électricité augment régulièrement. Le record historique, établi le 7 janvier 2009, devrait être battu cette année, au début de la semaine prochaine selon toute probabilité, un soir vers 19h. L'ére du chauffage électrique pèsera encore longtemps dans les bilans. La consommation d'énergie est marquée par une grande inertie, il n'y a pas de temps à perdre pour redresser la situation.



Edito du 1er janvier 2010 : Le retour de la vraie économie ?

La crise financière a fait bien des dégâts, mais un miracle s’est produit : des milliards de $ sont tombés du ciel pour éviter le naufrage. La finance est affaire humaine, de conventions où chacun se tient par la barbichette, le créancier et le débiteur étant dans la même galère. Pas de miracle pour la crise écologique, et pourtant nous sommes aussi dans le même vaisseau, la planète. Ce ne sont pas des artifices ou des jeux d’écritures qui résoudront la crise écologique. Une première étape serait de remettre l’économie en phase avec l’écologie. 2010 : le retour à la vraie économie ?

 



Edito du 26 décembre : Une infinité de bonheurs

Fêtes payennes, puis religieuses, cérémonies de la renaissance à l'occasion des journées les plus courtes de l'année (dans l'hémisphère Nord), Noël est un moment d'échanges et de dons. Un moment où le Bonheur est roi. Oui, mais quel bonheur ? La New Economics Foundation (NEF, http://www.neweconomics.org) publie son classement des pays selon un indice original de bonheur, le Happy Planet Index (HPI). Au menu : Qualité de vie, niveau de vie, espérance de vie, et empreinte écologique. Les résultats sont surprenants, le champion est le Costa Rica. Selon la pondération de ces indicateurs, vous aurez des bonheurs différents, et plus il y en aura, mieux la planète se portera.


Edito du 22 décembre : Rire pour la planète

Certains pleurent, d'autres rient. Pour convaindre de "passer aux actes", il faut séduire, donner envie. Marc Jolivet et ses compagnons l'ont bien compris, qui vont sillonner la France pour proposer aux écoles des animations sur la planète. Un comique et un professionnel, un binome magique pour alerter des dangers, mais surtout inciter par l'humour à devenir un ami de la planète. Pas de morale, mais du plaisir à découvrir les mécanismes du vivant, de la nature, des sociéts humaines. Exciter la curiosité, stimuler l'envie d'innover, de faire attention tout en se faisant plaisir. A consommer sans modération. www.rirepourlaplanete.fr


Edito 19 décembre

L'échec de la conférence de Copenhague serait la faute à l'ONU, et à ses mauvais modes de prise de décision. On serait mieux entre puissants. Pensez donc, un petit pays pèse pareil qu'un grand ! Curieux de voir remis en question l'idée qu'un électeur pauvre a la même voix qu'un riche. L'intérêt collectif n'est pas la somme des intérêts particuliers, mais on n'arrive à rien si certains particuliers se sentent lésés. La recherche de consensus doit rester la règle. Il convient de s'en donner les moyens, et c'est un travail permanent d'élaboration de relations de confiance à la place de la simple gestion de conflits d'intérêt. La bonne gouvernance mondiale reste à imaginer, mais ce ne sera pas sur la base de rapports de force.


Edito 17 décembre

Le pessimisme semble dominer, ce matin, à Copenhague. Espérons que les blocages qui se manifestent ne sont que des postures de négociation, avant le dénouement. C'est peut-être aussi la conséquence d'un choix trop répandu, de présenter l'accord espéré comme le partage du "fardeau", et non comme une prise de participation sur l'avenir. Le prix payé pour les errements du passé, au lieu d'un investissement sur un monde nouveau à construire ensemble. Le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique sont de bons placements, et l'on devrait refuser du monde. Comment en est-on arrivé à cette approche défensive et somme toute négative ? Une remise en question du discours dominant, moralisateur et culpabilisant, sur le développement durable s'impose.


Edito 15 décembre 2009

Le nucléaire semble avoir été consacré par le grand emprunt comme une filière d’avenir. Curieux rapprochement avec le développement durable, autre priorité, quand on sait que dans le meilleur des cas, le nucléaire ne produira que 7 à 8% de l’énergie consommée dans le monde, que le combustible est minier et en quantité limitée, avec des enjeux géopolitiques forts, et que le prix à payer pour la sécurité, civile ou militaire du fait des passerelles entre technologies, est considérable. Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique constituent des gisements nettement plus durables, mais restent les parents pauvres, malgré les discours : en 2008, sur les 915 M€ consacrés par la recherche publique à l’énergie, 52% l’ont été au nucléaire, contre 14% à l’efficacité énergétique. Une inversion de priorité s’impose.(15 décembre 2009)


Edito 14 décembre

Les cloches ont du sonner, dimanche, pour mobiliser l'opinion sur le changement climatique et les négociations de Copenhague. Les cloches de tous les clochers, et pourquoi pas aussi des minarets, chacun à sa manière et au-delà des religions. Il y a quelques années, un tel œcuménisme  s'était déjà manifesté pour les accidents de la route, tous les prêches de tous les lieux de culte ayant été consacrés au même thème, la même semaine. La cloche symbolise aussi le dernier tour d'une course de fond, celui où il faut donner l'effort maximum. C'est aussi une évocation du tocsin, avec le côté alarmiste qui y est  attaché, et qui ne me plait pas beaucoup. La pression de l'Urgence n'est pas toujours la meilleure conseillère. Et puis la Bible est-elle une bonne référence, avec sa double présentation de la Création, "croissez et multipliez", sur lesquels il faut aujourd'hui s'interroger sérieusement, et le "jardin à cultiver", plus conforme au développement durable ? (14 décembre 2009)


Mise à jour le Lundi, 30 Août 2010 17:49
 

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