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| La société DBDD - La société DB-DD |
| Écrit par Administrator |
| Vendredi, 18 Décembre 2009 14:05 |
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Edito du 6 mars 2010 : Les services rendus par les agriculteurs La baisse du revenu agricole se manifeste au salon de l'agriculture. Comme d'habitude, le discours se concentre sur le soutien à la production, avec un relent de mépris pour les services rendus par l'agriculture. Toujours une opposition alors qu'il faut trouver des commplémentarités. Les services rendus sont multiples, et verront leur valeur économique croître avec l'importance de l'air pur, d'un régime des eaux régulé, de paysages attractifs. Conjuguer production de qualité et service collectif rendu, chacun avec sa juste rémunération, voilà une piste plus durable que le soutien réservé à la seule production. Edito du 3 mars 2010 : Des cloisonnements qui aveuglent Imprévisibles, les inondations en Vendée étaient la conjonction de plusieurs phénomènes, vent violent et grande marée, et tout ça la nuit. Le nombre élevé de morts est le résultat de cette combinaison exceptionnelle. Voyons, chacun de ces phénomènes était prévisible, l'approche de la tempête, la grande marée et la nuit. Le lien entre vent et montée des eaux a manifestement été négligé. Quand on s'inquiète du vent, on pense arbres, tuiles, objets volants, mais pas surépaisseur d'eau. Le phénomène est pourtant bien connu. Il aurait juste fallu abandonner dans nos têtes les cloisonnements qui nous aveuglent. Edito du 26 février 2010 : Crise du logement, crise de société "Vivre dans un logement dégrade nuit à l'image que l'on a de soi-même" nous dit le CREDOC (Etude publiée le 23 février 2010). L'amélioration des conditions de logement serait ainsi un préalable à la mobilisation de tous les membres du corps social. Comme il y a peu de chances que l'on y parvienne rapidement, retournons la proposition : faisons de l'amélioration du logement un levier pour le développement durable. Edito du 22 février 2010 : La construction d'une vision collective "La distanciation par rapport aux politiques a rarement été aussi forte". Le médiateur de la République, Jean-paul Delevoye, présente ce constat alarmant (Le Monde daté du 21-22 février). Il observe l'inadéqaution croissante des "boites à outils" de la puissance publique face aux besoins de la société. Un écart qui appelle une réaction vive, pour permettre la "construction d'une vision collective". Au lieu de coups d'éclat médiatiques, c'est l'appropriation du débat par les citoyens qui est la condition de ce nouveau départ. Encore une affaire de bonne gouvernance. Edito du 15 février 2010 : l'exploit sans la compétition Les JO offrent l'occasion de remettre le sport en perspective, dans l'univers du Développement durable. En attendant de voir se dessiner un modèle de développement en substitut de celui qui domine encore, celui de la compétition. Le Développement durable nous demande des exploits, avec de multiples défis à relever. Nous n'y parviendrons que tous ensemble, et non en se battant les uns contre les autres. A quand l'exploit sans la compétition, la cordée plutôt que la course ?
Edito du 12 février 2010 : le confort écologique Quand toutes nos maisons seront bien isolées, qu'elle ne consommeront presque plus d'énergie l'hiver pour le chauffage, et encore moins l'été pour la fraicheur, il restera l'eau chaude et la cuisine. Pour l'eau chaude, les fabricants de robinets savent se faire mousser : en introduisant de l'air dans l'eau, ils vous donnent la même sensation de confort avec moitié moins d'eau. 5 litres/minute au lieu de 12. Un vrai progrès. Avec un peu de soleil pour chauffer l'eau, on devrait parvenir à diviser encore par 2, en moyenne sur l'année, l'énergie nécessaire pour le confort "eau chaude". Restera la cuisine. A quand les livres de recettes "facteur 4 " ? Edito du 8 février 2010 : l'enfant terrible Le Nino fait encore des siennes. L'Est des Etats-Unis croule sous des tonnes de neige, une neige qui fait défaut à Vancouver. Ce sont des norias de camions qui tournent pour que les jeux olympiques puissent se dérouler. Un triste bilan carbone en perspectice. Le Canada aggrave sa position. C'est déjà le plus mauvais signataire du protocole de Kyoto, celui qui respecte le moins ses engagements. C'est lui qui détruit d'immenses régions sauvages pour extraire le schiste bitumineux, ce qui ajoutera encore une bonne dose de CO2 dans l'atmosphère. Comment un pays qui semblait si sympathique peut-il nous decevoir à ce point ? Edito du 2 février 2010 : Un "fleuron" illusoire Le procès du crash du Concorde commence, et voilà revenir les nostagiques du plus "bel avion du monde". Pas de commentaires sur le côté esthétique, mais arrêtons de porter aux nues un modèle de non durabilité. Un avion champion du monde pour le bruit et la consommation d'énergie, et petit de surcroit, ce qui le prédispose à l'encombrement de l'espace aérien. S'il n'avait pas été bridé au départ, la zone de bruit autour de Roissy aurait été dix fois plus grande, et il aurait fallu trois vols de Concorde pour un vol de gros porteur. Tout faux. Le vrai progrès doit desserrer les contraintes, alors que le Concorde les accentuait. Il serait temps de tirer tous les enseignements de cette aventure industrielle malheureuse. Edito du 29 janvier 2010 : L'écologie plaisir Une éolienne qui soit "un objet de désir pour tous", tel était le rêve de Philippe Starck. Il est aujordhjui réalisé, avec un fabricant italien, sous le nom de Revolutionair. Une mini éolienne que vous pourrez installer dans votre jardin, et qui fonctionne quelle que soit l'orientation du vent, sans bruit. Nous voilà en passe de devenir tous des producteurs d'énergie. Le vent (il y aussi des éoliennes en chien assis sur le toit et ce n'est qu'un début), le soleil, la chaleur du sol, etc. Nous sommes tous consommateurs, pourquoi pas aussi tous producteurs ? et en se faisant plaisir, en plus. Edito du 25 janvier 2010 : les solutions d'aujourd'hui et les problèmes de demain Parer au plus pressé, bien sûr, mais pas seulement. Une politique de développement durable y ajoute une vision de l'avenir : les solutions d'aujourd'hui ne doivent pas être les problèmes de demain. Pour cela, une règle simple : chercher les ressorts, les paramètres structurants qui déterminent notre avenir. Certains sont connus, comme le vieillissement de la population, d'autres sont inéluctables mais peuvent nous réserver des surprises sur leur manière de se manifester, comme la fin de l'énergie pas chère, et puis il y a tout ce que l'on ne prévoit pas, les surprises. Le développement durable, c'est répondre aux besoins du présent tout en se donnant la capacité à s'adapter à ces évolutions, prévues ou imprévisibles. Edito du 19 janvier 2010 : Une nouvelle chance pour les abeilles Les bas côtés des routes entament leur troisième âge. Pendant longtemps, ils étaient rasés régulièrement, il fallait que ce soit propre ! Ensuite, dans les bons cas, on a pensé à la faune, on a essayé de ne pas nuire, en les laissant tranquilles pendant les périodes de reproduction. Et voici le troisième age, ils vont devenir des réservoirs de biodiversité, notamment d'insectes pollenisateurs. Une vaste opération est lancée pour que les abeilles y trouvent sinon le gîte, au moins le couvert. Une expérience de 3 ans sur 250 km, en attendant une généralisation sur les 12 000 km du réseau national. Gardons un espoir, car vous le savez bien, après les abeilles, ce seraient les hommes qui disparaitraient. Edito du 15 janvier 2010 : Les retraites, partie visible d'un iceberg Edito du 12 janvier : Vivre avec les saisons Le thème est souvent développé pour l'alimentation. Il faut vivre avec les saisons, et tirer plaisir de l'éternel renouvellement des fruits de la nature. C'est aussi vrai de nos déplacements et de nos activités : il faut les adapter au climat, et trouver les souplesses nécessaires pour bénéficier des rythmes des saisons, au lieu de vouloir s'en affranchir. La neige en hiver n'est pas une surprise, un peu d'autonomie et de solidarité sont les réponses traditionnelles à l'isolement qu'elle provoque. Des réponses à inscrire au XXIe siècle, avec l'appoint des télécommunications et de la prévision météo.
La meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas, c'est bien connu. Et pourtant notre consommation d'électricité augment régulièrement. Le record historique, établi le 7 janvier 2009, devrait être battu cette année, au début de la semaine prochaine selon toute probabilité, un soir vers 19h. L'ére du chauffage électrique pèsera encore longtemps dans les bilans. La consommation d'énergie est marquée par une grande inertie, il n'y a pas de temps à perdre pour redresser la situation.
La crise financière a fait bien des dégâts, mais un miracle s’est produit : des milliards de $ sont tombés du ciel pour éviter le naufrage. La finance est affaire humaine, de conventions où chacun se tient par la barbichette, le créancier et le débiteur étant dans la même galère. Pas de miracle pour la crise écologique, et pourtant nous sommes aussi dans le même vaisseau, la planète. Ce ne sont pas des artifices ou des jeux d’écritures qui résoudront la crise écologique. Une première étape serait de remettre l’économie en phase avec l’écologie. 2010 : le retour à la vraie économie ?
Fêtes payennes, puis religieuses, cérémonies de la renaissance à l'occasion des journées les plus courtes de l'année (dans l'hémisphère Nord), Noël est un moment d'échanges et de dons. Un moment où le Bonheur est roi. Oui, mais quel bonheur ? La New Economics Foundation (NEF, http://www.neweconomics.org) publie son classement des pays selon un indice original de bonheur, le Happy Planet Index (HPI). Au menu : Qualité de vie, niveau de vie, espérance de vie, et empreinte écologique. Les résultats sont surprenants, le champion est le Costa Rica. Selon la pondération de ces indicateurs, vous aurez des bonheurs différents, et plus il y en aura, mieux la planète se portera. Edito du 22 décembre : Rire pour la planète Certains pleurent, d'autres rient. Pour convaindre de "passer aux actes", il faut séduire, donner envie. Marc Jolivet et ses compagnons l'ont bien compris, qui vont sillonner la France pour proposer aux écoles des animations sur la planète. Un comique et un professionnel, un binome magique pour alerter des dangers, mais surtout inciter par l'humour à devenir un ami de la planète. Pas de morale, mais du plaisir à découvrir les mécanismes du vivant, de la nature, des sociéts humaines. Exciter la curiosité, stimuler l'envie d'innover, de faire attention tout en se faisant plaisir. A consommer sans modération. www.rirepourlaplanete.fr Edito 19 décembre L'échec de la conférence de Copenhague serait la faute à l'ONU, et à ses mauvais modes de prise de décision. On serait mieux entre puissants. Pensez donc, un petit pays pèse pareil qu'un grand ! Curieux de voir remis en question l'idée qu'un électeur pauvre a la même voix qu'un riche. L'intérêt collectif n'est pas la somme des intérêts particuliers, mais on n'arrive à rien si certains particuliers se sentent lésés. La recherche de consensus doit rester la règle. Il convient de s'en donner les moyens, et c'est un travail permanent d'élaboration de relations de confiance à la place de la simple gestion de conflits d'intérêt. La bonne gouvernance mondiale reste à imaginer, mais ce ne sera pas sur la base de rapports de force. Edito 17 décembre Le pessimisme semble dominer, ce matin, à Copenhague. Espérons que les blocages qui se manifestent ne sont que des postures de négociation, avant le dénouement. C'est peut-être aussi la conséquence d'un choix trop répandu, de présenter l'accord espéré comme le partage du "fardeau", et non comme une prise de participation sur l'avenir. Le prix payé pour les errements du passé, au lieu d'un investissement sur un monde nouveau à construire ensemble. Le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique sont de bons placements, et l'on devrait refuser du monde. Comment en est-on arrivé à cette approche défensive et somme toute négative ? Une remise en question du discours dominant, moralisateur et culpabilisant, sur le développement durable s'impose. Edito 15 décembre 2009 Le nucléaire semble avoir été consacré par le grand emprunt comme une filière d’avenir. Curieux rapprochement avec le développement durable, autre priorité, quand on sait que dans le meilleur des cas, le nucléaire ne produira que 7 à 8% de l’énergie consommée dans le monde, que le combustible est minier et en quantité limitée, avec des enjeux géopolitiques forts, et que le prix à payer pour la sécurité, civile ou militaire du fait des passerelles entre technologies, est considérable. Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique constituent des gisements nettement plus durables, mais restent les parents pauvres, malgré les discours : en 2008, sur les 915 M€ consacrés par la recherche publique à l’énergie, 52% l’ont été au nucléaire, contre 14% à l’efficacité énergétique. Une inversion de priorité s’impose.(15 décembre 2009) Edito 14 décembre Les cloches ont du sonner, dimanche, pour mobiliser l'opinion sur le changement climatique et les négociations de Copenhague. Les cloches de tous les clochers, et pourquoi pas aussi des minarets, chacun à sa manière et au-delà des religions. Il y a quelques années, un tel œcuménisme s'était déjà manifesté pour les accidents de la route, tous les prêches de tous les lieux de culte ayant été consacrés au même thème, la même semaine. La cloche symbolise aussi le dernier tour d'une course de fond, celui où il faut donner l'effort maximum. C'est aussi une évocation du tocsin, avec le côté alarmiste qui y est attaché, et qui ne me plait pas beaucoup. La pression de l'Urgence n'est pas toujours la meilleure conseillère. Et puis la Bible est-elle une bonne référence, avec sa double présentation de la Création, "croissez et multipliez", sur lesquels il faut aujourd'hui s'interroger sérieusement, et le "jardin à cultiver", plus conforme au développement durable ? (14 décembre 2009) |
| Mise à jour le Samedi, 06 Mars 2010 13:32 |
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