| Sports |
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| Développement durable - Organisations sociales |
| Écrit par Dominique Bidou |
| Lundi, 23 Novembre 2009 00:00 |
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Sports et développement durable : un couple tumultueux, avec des atouts mais aussi des pièges à éviter et des contradictions à surmonter. Avec les grandes manifestations comme la coupe du monde de foot et les Jeux olympiques, le sport fait beaucoup parler de lui. Pas celui des enfants dans les Ecoles ou les Centres sportifs, mais le sport de haut niveau, vitrine des grandes et moins grandes nations, mettant en jeu d’immenses Intérêts financiers. Les Risques d’excès en tous genres sont au rendez-vous, à la mesure des enjeux économiques et politiques, avec une bonne dose de nationalisme et de chauvinisme, avec le dopage et la tricherie, les combines et la corruption. Mais voilà une manière formidable de produire de l’immatériel, de la Richesse impalpable partagée entre des millions de personnes qui y trouvent leur fierté, leur Plaisir, et une occasion de participer à une fantastique communion. L’émotion ressentie par ces millions d’êtres humains, aux quatre coins du monde et sans problème de langue, représente une Valeur extraordinaire, sociale et économique. Il faut bien sûr maîtriser les abus qui se manifestent ici et là, et aller voir du côté de l’environnement, pour vérifier que toute cette activité est bien durable. Depuis quelques olympiades, les jeux doivent montrer patte blanche sur de point, ceux de Sidney, en 2000, ayant marqué ce tournant très important. Le sport n’est plus une valeur isolée du reste du monde, il doit s’intégrer dans une Perspective plus large, dans la société et dans son époque. Les valeurs sociales et environnementales sont ainsi clairement affichées comme constitutives de l’esprit olympique. Le comité international olympique a progressivement pris conscience des enjeux environnementaux, et traduit cette préoccupation dans ses règles, notamment en 1996 dans la charte olympique. Trois ans plus tard, c’est symboliquement à Rio de Janeiro qu’il adopte son agenda 21, au cours de la troisième conférence mondiale sur le sport et l’environnement. Chaque Etat est invité à prolonger ce Travail en le déclinant dans son contexte spécifique, et c’est en 2003 qu’est publié le programme du sport français en faveur du développement durable, l’agenda 21 du Comité national olympique et sportif français(1). Les préoccupations environnementales y sont fortement présentes, dans un chapitre consacré à une gestion et une organisation du sport respectueuse de l’environnement. Aux côtés d’exigences pédagogiques sur l’environnement, on y trouve des objectifs sur les sites, les matériels sportifs, et même les transports nécessaires à la pratique du sport, qui doivent être économes en énergie et faiblement polluants. Un volet intégration sociale, lutte contre l’exclusion et le dopage, promotion de la Santé, et un volet économique, faire du sport une source de richesse pour les territoires, permettent de couvrir l’essentiel des enjeux, en faisant du développement durable une nouvelle approche des politiques sportives. Un beau Programme, dont on ne parle pas assez, peut-être parce qu’encore mal intériorisé par les responsables sportifs des différentes disciplines, malgré les efforts de certaines associations(2). De bons principes et de bonnes Recettes pratiques sont aujourd’hui à la disposition de toutes les bonnes Volontés. Il n’est plus excusable de défoncer des forêts pour y insérer des pistes de ski, de rompre l’équilibre des cours d’eau et des les transformer en dépotoirs, de piétiner allègrement des stations botaniques et de déranger les couvées au motif d’une pratique sportive ou de plein Air.
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| Mise à jour le Lundi, 09 Mai 2011 18:33 |
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