| L’elephant |
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| fondamentaux du DD |
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L’éléphant est une espèce protégée. C’est aussi une ressource, pour des pays qui ont de nombreux besoins, et qui, traditionnellement et avec des moyens bien modestes, exploitaient cette ressource pour vivre. C’est comme le cochon sous nos latitudes, dans Gérard Sournia, auteur, de l'ouvrage '' Des Éléphants, des hommes et de l'ivoire'' , propose d’autres pistes, pour allier protection et développement : « Au cours de cette période de relative accalmie que constituèrent les années d'interdiction, des centaines de milliers de kilos d’ivoire s’entassaient dans les entrepôts, représentants aux yeux des dirigeants africains une ressource naturelle valorisable : quelle alternative, quelle réponse économique à cet enjeu écologique leur avons-nous offerte ? Le Japon, grand gagnant de la reprise du commerce, reconstitue ses stocks d’ivoire menacés d’érosion, répondant à la demande de son puissant lobby pro-ivoire et pour faire tourner l’industrie et l’artisanat local : quelles en sont les retombées concrètes pour l’Afrique ? N’y avait-il pas un champ de négociations à exploiter, une réflexion plus approfondie à mener ? Ne pouvait-on privilégier la solution conduisant à un travail local de l’ivoire, un travail créateur d’emplois ; cette solution constituant une opportunité, une occasion de mettre en pratique le transfert de technologie, permettant des plus-values, dont les bénéfices auraient pu être reversés à un fonds pour la nature, géré, à parité, avec les institutions pouvant se porter garantes de cette procédure et qui auraient ainsi permis de suivre, sans trop de difficultés, l’ensemble de la filière commerciale ? Nombre de pays africains y étaient favorables. Pourquoi ne pas avoir mis les organisations internationales et les pays asiatiques devant leurs responsabilités ? A ceux qui considèrent irréaliste une telle mesure doit-on rappeler que lors de l’interdiction du commerce de l’ivoire, les Japonais (encore eux), paniqués par le spectre de la pénurie, négocièrent avec les Russes l’achat d’ivoire de mammouth ; les négociations furent ardues ; l’accord se fit sur la base d’une baisse des prix de vente, compensée par l’apport de capitaux japonais en vue de transférer le travail de l’ivoire de mammouth à des artisans locaux ». Toute approche trop ciblée sur un seul objectif contient sa propre limite. Le développement durable nous conduit à croiser plusieurs dimensions, à rechercher plusieurs objectifs à la fois, et parfois à tenter de sortir de contradictions « par le haut ». Les éléphants, victimes de leur ivoire, et avec eux les populations africaines qui vivent à leur contact, nous le rappellent avec force. |
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