| Calme |
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| Développement durable - Ville et Campagne, Cadre de vie |
| Écrit par Dominique Bidou |
| Dimanche, 29 Novembre 2009 20:36 |
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Comment le calme est-il ressenti, comment le caractériser ? Bien au-delà du silence, le calme permet d'entrer dans la complexité des sens, dans toutes leurs dimensions. Autre initiative à Montréal, toujours pour redonner du sens à l’Ecoute dans la ville. La journée « en ville sans ma voiture », le 22 septembre 2009, a permis à une coopérative d’artistes Audiotopie (www.audiotopie.org ) de faire découvrir les bruits de la ville sans les voitures. L’objectif est de mettre en évidence les gains que le promeneur trouve à la disparition d’un bruit permanent et sans intérêt, qui masque les bruits témoins de la vie courante, et les émotions qui vont avec. Un audio guide est proposé aux promeneurs qui découvrent en déambulant le paysage sonore de leur ville sans voitures. Plus que le silence, le calme est une Qualité à rechercher. Il reste à le définir, ce qui n’est pas chose aisée. L’Union européenne a officialisé le concept de « zone calme », dans sa directive « sur l’évaluation et la gestion du bruit dans l’environnement », du 25 juin 2002. Transposée dans le code français de l’environnement (article L. 572-6), ce sont des espaces extérieurs remarquables par leur faible exposition au bruit, dans lesquels l’autorité qui établit le plan souhaite maîtriser l’évolution de cette exposition compte tenu des activités humaines pratiquées ou prévues. Une définition qui laisse de la Marge d’appréciation. Plusieurs initiatives ont été prises, en Europe, à Florence, Oslo, Stockholm, Bristol, Hambourg, et en France, à Paris, Rennes, Strasbourg. Des enquêtes ont été menées pour appréhender l’attente du public. Les acousticiens étaient partis sur des Mesures de niveaux sonores, en croisant différents indicateurs. Ils avaient bien du mal à se mettre d’accord. L’Opinion du public enrichit sensiblement l’approche. Il ne s’agit pas que de décibels, mais aussi de qualités plus générales, relevant de l’Environnement au sens large, physique et sociologique. Au-delà des caractéristiques physiques des lieux, nous sommes dans un domaine culturel. Etre au calme, c’est disposer à côté de chez soi d’espaces agréables au sens général, paysage, accès à la nature, présence de l’eau, etc. Tous les sens sont au rendez-vous, l’ouïe, bien sûr, mais aussi la vue et les odeurs, sans oublier la liberté de mouvement. Une exigence exclusivement acoustique accouche dans les faits d’une approche de qualité globale des espaces. On ne distingue pas les différentes dimensions, on en a une perception Intégrée. Nul doute que le spectacle du faucheur en action participe autant au calme que l’absence de bruit de son geste. Les décibels émis par les sabots des chevaux sur les pavés troublent moins le calme que le passage d’une benne électrique à ordures, malgré ce que peut en dire le sonomètre. NB. Pour plus d’informations sur les zones calmes, on pourra se reporter à l’article de Guillaume Faburel et Nathalie Gourlot « Un référentiel national pour définir et créer des zones calmes en vile », dans le numéro de juin 2009 d’Echo Bruit. On pourra consulter les actes de la conférence internationale sur le sujet organisée le 12 février prochain par la Ville de Paris, le CIDB (centre d’information et de documentation sur le briut) et Bruitparif. Chronique mise en ligne le 29 novembre 2009, revue le 25 septembre 2011 |
| Mise à jour le Lundi, 09 Janvier 2012 11:57 |
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